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Michel-Ange Gédéon dénonce un facteur clé de l’insécurité

Plus un conflit se poursuit, plus l’acuité de cette insécurité s’aggrave.  Les violences armées continuent dans les quartiers pauvres, notamment à La Saline, perturbent les activités, les moyens de subsistance et le fonctionnement des marchés à la Croix-des-Bossales.  Dans le quartier populeux de La Saline, selon un rapport publié le jeudi 18 juillet dernier, on a révélé une vingtaine (20) de nouveaux morts, deux (2) disparus et six (6) blessés par balles.  Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a révélé, dans son rapport, que ce regain de violence entre les gangs armés fait de nombreuses victimes, paralyse les activités et laisse la population aux abois.  « Il est aussi inadmissible que le pays continue, chaque jour, à compter les cadavres des victimes de mort violente, comme si cela faisait partie de la norme.  Au cours de la période allant du 5 au 13 juillet 2019, au moins 20 personnes ont perdu la vie à La Saline, deux sont portées disparues et six autres sont blessées par balle.  Toutes les activités sont paralysées par une psychose de peur, alimentée par les membres des gangs armés qui se livrent une lutte sans merci, organisent des raids sporadiques, tuant chaque jour des membres de la population civile », a révélé le RNDDH, dans un rapport rendu public, qui fournit des informations relatives aux victimes recensées.  Parmi elles, figurent des marchands qui tentaient de gagner leur vie.

D’autre part, le jeudi 18 juillet,  à l’académie de police, sur la route de Frères, en présence de nombreuses personnalités dont Helen Meagher La Lime, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations-unies en Haïti, et de l’Ambassadrice américaine, Michèle Sison, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Michel-Ange Gédéon, et son homologue de la MINUJUSTH, Serge Thériault, accompagnés de plusieurs membres de l’État-Major de la PNH, ont pris part  à la destruction de plus de 370 armes à feu, saisies lors d’opérations menées depuis juillet 2017.  Dans son allocution, Michel-Gédéon a déclaré que « Ce ne sont pas les vilains petits canards qui détiennent les armes qui me préoccupent, mais plutôt les grands manitous inconscients qui les font venir et ceux qui les distribuent sur le territoire.  Je m’adresse à eux pour leur dire que les armes lâchées dans la nature, au mépris d’un pays meurtri, peuvent être retournées contre n’importe qui, n’importe quand.  Il faut toujours craindre ce qu’on appelle en psychologie sociale : l’effet boomerang ou mieux encore la théorie de la justice immanente. À bon entendeur, salut », a dit Michel-Ange Gédéon.  Et de poursuivre que ces 2 dernières années, plus de 1 200 armes à feu, saisies ont été détruites, tout en reconnaissant que c’est une faible partie des armes en circulation.  À noter qu’en 2015, la PNH faisait état d’environ 250 000 armes illégales en circulation en Haïti. C’est une estimation qui n’a pas diminué.  Quatre ans plus tard, « les chiffres semblent être en nette progression », a déclaré Gédéon, qui a refusé de fournir une estimation actualisée du nombre d’armes en circulation au pays.

Par ailleurs, l’insécurité qui s’installe au marché de la Croix-des-Bossales, pousse les marchands à fuir la zone pour s’installer non loin du Parlement haïtien, au Bicentenaire, notamment sur la Place de l’Italie où les bouchers s’installent depuis le 13 juillet.

Pour le député de Grand-Goâve, Jean Marcel Lumérant, il a dit  n’avoir aucun problème à ce que des bouchers de la Croix-des-Bossales étalent leurs produits en face du Parlement au Bicentenaire.  D’ailleurs, il les invite à installer leurs tréteaux à l’intérieur du Parlement.  « Le pays n’est pas gouverné.  Les citoyens sont livrés à eux-mêmes.  Les autorités concernées n’ont pas pris leurs responsabilités, afin de garantir la sécurité des vies et des biens.  Ces marchands de viande sont d’ailleurs trop éloignés du bâtiment », a déclaré l’élu de Grand-Goâve, Jean Marcel Lumérant, qui les invite plutôt à envahir l’espace de l’institution parlementaire.  Le parlementaire de poursuivre que, le Parlement dont il fait partie, a failli totalement à sa mission de contrôle.  Ce qui serait, selon lui, l’une des raisons principales de la prolifération des gangs à Port-au-Prince.

 

 

 

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