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La multiplication des actes d’insécurité indigne plus d’un

Le phénomène d’insécurité fait rage au pays. En effet, le vendredi 19 juin 2020, des bandits armés ont tué le substitut commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Fritz Gérald Cerisier. L’incident s’est produit à Carrefour-Sans-Fil, à proximité de l’annexe des archives Nationales à Bel-Air (Morne Marinette). La victime a été atteinte de plusieurs balles à la tête et au cou et a succombé à ses blessures. Me Fritz Gérald Cerisier était à bord de sa voiture, une Suzuki (Vitara) de couleur rouge. Suite à l’assassinat du substitut commissaire du Gouvernement, Me Fritz Gérald Cerisier, le ministère de la Justice et de la Sécurité Publique a condamné cet acte barbare. Dans une note, en date du 19 juin, le ministère présente ses sincères condoléances à la famille de la victime, à la magistrature en général et à ses collègues au Parquet de Port-au-Prince, en particulier. Et la note de poursuivre, que le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a donné la garantie que tout sera mis en œuvre, en vue de mettre la main au collet des auteurs de ce crime pour qu’ils soient déférés par devant la justice. Le MJSP, a conclu la note, a réitéré sa ferme détermination à œuvrer à l’établissement d’un climat de paix et de sérénité sur toute l’étendue du territoire national. Également, dans une note en date du vendredi 19 juin, l’Association Professionnelle des Magistrats (APM) condamne ce crime odieux, perpétré contre le juge Fritz Gérald Cerisier et, du même coup, déplore la détérioration du climat sécuritaire du pays où plus personne n’est à l’abri.

Dans la même lignée, les réactions pleuvent après l’assassinat de l’ingénieur Lavoisier Lamothe, 56 ans, et de sa femme, la poétesse Farah Martine Lhérisson Lamothe, 49 ans. Le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, l’Association professionnelle des écoles privées et l’Atelier La Direction nationale du livre (DNL) sont montés au créneau pour exprimer leur consternation, après cet assassinat, dans la soirée du lundi 15 juin 2020. «Ce crime odieux vient malheureusement s’ajouter à une liste d’actes indignes, barbares, qui salissent l’image de notre société et réduisent l’espoir de notre jeunesse», exprime la DNL, dans une note. La mort de Farah Martine Lhérisson, enseignante qualifiée, l’une des belles plumes de la littérature haïtienne contemporaine, encore pleine de promesses, est effroyable, déplore la Direction nationale du livre, un peu plus loin. Pour sa part, le MCC s’est dit scandalisé et choqué par l’assassinat de ce couple. L’assassinat de Lhérisson, professeure de Belles Lettres et l’une des voix majeures de la poésie, attriste le monde littéraire haïtien, a exprimé le MCC qui qualifie cet acte d’odieux et de crapuleux. Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) demande aux autorités compétentes de prendre toutes les dispositions nécessaires, pour rendre justice à la mémoire de Lhérisson, directrice d’école et intellectuelle de belle eau. Dans un communiqué publié en date du mardi 16 juin, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle condamne également l’assassinat. «Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a appris avec stupéfaction la terrible nouvelle de l’assassinat crapuleux de l’éducatrice de carrière, Farah Martine Lhérisson, ainsi que de son époux, Lavoisier Lamothe. Cet acte révoltant et criminel doit interpeller toutes les forces vives du pays sur le degré grandissant de la violence gratuite sur les citoyens et citoyennes, endeuillant et affectant les familles haïtiennes. Il est sans doute venu le temps de faire un front commun, afin de dire non à l’inacceptable», peut-on lire dans le communiqué du MENFP. Plus loin, le MENFP dit condamner «avec la dernière rigueur, l’assassinat de cette enseignante émérite qui a servi la République et a travaillé comme cadre au ministère de l’Éducation nationale». Selon le communiqué, Farah Martine Lhérisson était directrice de la formation et du perfectionnement.

Ces trois institutions publiques ont présenté leurs sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses proches et à la communauté littéraire haïtienne, affectés par ce deuil.

Ailleurs aux Gonaïves, l’activiste politique Ti Tcho, ainsi connu, membre influent de l’opposition à Jovenel Moïse aux Gonaïves, a été criblé de balles dans la nuit du 14 au 15 juin 2020 par des individus non identifiés. Après la découverte de son cadavre, non loin du quartier populaire de Raboteau, une vive tension a régné au centre-ville. Durant toute la matinée du lundi 15 mai, un mouvement spontané a paralysé les activités. Le chef de la poursuite pénale, Me Sérard Gasius, a dit condamner l’assassinat de ce militant qui était activement recherché par la police pour diverses infractions. Il a fait part d’une enquête, en vue d’élucider les circonstances de sa mort. La disparition de Ti Tcho, a souligné le magistrat, ne fait pas le bonheur de la justice. «L’arrestation de ce bandit aurait pu nous aider à retrouver ses acolytes», a déclaré Me Gasius. «Ti Tcho était accusé de tentative d’assassinat sur la personne de Wilfort Ferdinand (Ti Wil), de détention illégale d’armes à feu, d’incendie, entre autres», a-t-il renchéri.

Emmanuel Saintus

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