acceuilActualité

RNDDH, dans l’œil du cyclone

Après les menaces de mort proférées contre les responsables du RNDDH, les locaux du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ont été l’objet d’une attaque armée. En effet, des individus ont fait feu, dans la nuit du dimanche 10 mai 2020, sur les bâtiments du RNDDH, à Port-au-Prince. Pierre Espérance, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits humains, directement visé par les menaces, pense que ces attaques proviennent de ceux qui se sentent dérangés par le travail du RNDDH. La barrière des locaux du RNDDH a été trouée par plus de neuf projectiles. Dans une note, en date du 12 mai 2020, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) s’est dit consterné d’apprendre que le Réseau National de Défense des Droits Humains ait été victime d’une attaque armée, dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai 2020, laquelle attaque a laissé des impacts de balles sur la barrière principale des locaux de ladite institution. Le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) a condamné cet acte qu’il qualifie de criminel qui cible spécifiquement une organisation qui se donne pour mission de défendre ce qu’il y a de plus essentiel dans la vie, les droits de la personne humaine. Ainsi, il a dit apporter sa solidarité au RNDDH. «Le travail effectué par le Réseau National de Défense des Droits Humains trouve sa légitimité dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et dans les articles 2 et 19 de la Constitution haïtienne de 1987 amendée», a écrit le RDNP. En conclusion, le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) a exigé une enquête sérieuse de la part des autorités judiciaires. Il a dit s’attendre à ce que les coupables et complices soient punis, selon la loi. En outre, plusieurs autres organisations de la société civile ont aussi condamné l’attaque armée qui a visé les locaux du Réseau National de Défense des Droits Humains, à la Rue Rivière. Dans une correspondance adressée au directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Rockfeller Vincent, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) avait exprimé ses inquiétudes par rapport à l’avis de recherche émis contre l’administratrice du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Marie Gesly Damas Jean-Pierre. En effet, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) avait lancé un avis de recherche contre madame Marie Gesly Damas Jean-Pierre, administratrice du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le 7 mai 2020. Selon l’ULCC, celle-ci avait refusé de répondre à deux (2) convocations du Service d’Enquêtes et Investigations (SEI). À noter que le directeur exécutif de RNDDH avait été l’objet de plusieurs attaques et menaces: le 8 mars 1999, des individus avaient ouvert le feu sur le véhicule de Pierre Espérance. Ce dernier était atteint par deux projectiles. En 2017, la fille du défenseur des droits humains a été victime de deux tentatives de kidnapping. En 2018, on peut lire dans une lettre envoyée à Pierre Espérance : «On vous a raté en 1999 et en 2017, on ne vous ratera pas en 2018…».

Emmanuel Saintus

Articles Similaires

Back to top button