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Éducation : la fin de l’année scolaire, dans l’impasse

Après la grande période de pays lock qui a paralysé le premier trimestre de l’année académique 2019-2020, les responsables du MENF ont été obligés de revoir le calendrier scolaire de cette année, afin de pouvoir grappiller quelques heures supplémentaires pour pallier le vide laisser dans le programme par la paralysie du premier trimestre. Mais, à cause de la pandémie du coronavirus, les autorités étatiques ont dû faire appel au confinement de presque toute la population, un choix protecteur qui oblige la suspension des activités scolaires, pour la deuxième fois durant l’année. Afin de faire en sorte de sauver une partie de ce qui peut l’être dans l’année, le ministère a mis sur pied une plateforme éducative qui, selon ces responsables, prendra en compte les manquements d’électricité et d’internet du pays et prévoit aussi d’organiser des séances de cours en direct, sur la télévision nationale et sur d’autres chaînes de télé et de stations de radio. Cette annonce est critiquée par plus d’un, affirmant que ces mesures ne tiennent pas compte de la réalité sociale où toute la population n’a pas accès à l’électricité et à un téléviseur, particulièrement les habitants des zones les plus reculées du pays. Certaines écoles continuent, néanmoins, leur formule gagnante de la période lock, en envoyant, via WhatsApp ou e-mail, chaque semaine, des leçons et des devoirs pour leurs élèves, afin qu’ils soient toujours actifs, en poursuivant leur apprentissage durant la période de confinement, mais aussi pour pouvoir justifier le reste du montant de l’année scolaire, exigé de leurs parents.

Le Coordonnateur de l’Unité de Technologie de l’Information de la Communication en Éducation (UTICE), Ralphson Pierre, a présenté aux différentes autorités du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle tels: le ministre Pierre Josué Agénor Cadet, la secrétaire d’État à la Formation, Maguy Durcé, le directeur général du ministère, le Dr Meniol Jeune, le directeur de cabinet du ministre Jackson Pléteau, des membres du cabinet, des directeurs techniques et des coordonnateurs à la direction générale du ministère, la plateforme, baptisée «PRATIC», qui répond à une commande du ministre Cadet, qui sera mise à la disposition des agents éducatifs : directeurs d’écoles, parents, élèves et enseignants, contraints de rester chez eux, à cause de la COVID-19 qui affecte le fonctionnement normal des institutions, afin que les élèves puissent continuer à se former pendant la fermeture des écoles. Le coordonnateur de l’UTICE s’est donné jusqu’à la fin de la semaine, pour finaliser la mise en place technique, avant de passer à l’intégration des supports pédagogiques que les directions techniques d’enseignement concernées sont chargées de mettre à sa disposition. Les contenus de la plateforme devraient couvrir le préscolaire, le fondamental, le secondaire et le professionnel.

Par ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, a fait part, le mardi 31 mars, d’un appui financier aux écoles et universités privées. Cette mesure d’accompagnement devrait toucher les enseignants dans près de 17 000 écoles privées et environ 10 000 professeurs, cadres et personnels administratifs dans les universités privées. Ainsi, les directeurs d’écoles devront recevoir un montant, non encore fixé, qu’ils distribueront aux enseignants, non pas la totalité de leur salaire, mais un montant calculé en fonction de leur nombre d’heures de travail. Le ministre Cadet reconnaît, lui-même, que 72 % des enseignants et 80 % des professeurs d’université sont à la fois dans le privé et dans le public. Pour rendre effectif cet accompagnement financier, le MENFP a dressé la liste des écoles qui recevront de l’argent sur sa base de données. Elle a été ensuite transmise au ministère des Finances qui effectue les calculs, afin de faire les prévisions et les provisions nécessaires.

Altidor Jean Hervé

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