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L’Internationale s’indigne des actes d’insécurité en Haïti

Bien que la Police Nationale d’Haïti commence à poser des actions allant dans le sens du rétablissement de l’ordre, les actes de banditisme augmentent de manière exponentielle, rendant insignifiants les efforts des agents de la PNH. Face à cette situation insoutenable, les pays se regroupant au sein du Core Group et ceux de l’Union Européenne ont dressé un bilan alarmant de la situation des droits humains, compte tenu des actes de violence que subit la population.

Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) «condamne les abus graves des droits de l’homme, lors des conflits entre gangs armés qui ont éclaté, entre les 24 avril et 16 mai 2022, dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, notamment à Cité-Soleil, Croix-des-Bouquets et Tabarre. En moins de trois semaines, au moins 94 résidents ont été tués, plus de 120 autres ont été blessés par balles, et 12 sont portés disparus», indique le BINUH, dans un rapport publié ce 1er août 2022. Au moins 96 morts et blessés parmi les membres des gangs ont été également dénombrés. De plus, des dizaines de cas de violence sexuelle ont également été signalés. Le BINUH rapporte que «près de 16 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile pour se réfugier dans des sites de fortune ou chez des proches.»

La délégation de l’Union Européenne (UE) et les ambassades de ses États Membres en Haïti se prononcent sur la situation de peur qui règne actuellement en Haïti. Ils appellent à l’arrêt immédiat de ces actes répugnants ainsi qu’aux affrontements armés et à toute action de violence, afin de permettre aux victimes, notamment dans la commune de Cité-Soleil, de recevoir les soins d’urgence, ainsi que l’assistance humanitaire essentielle. En effet, dans une déclaration locale conjointe du 1er août 2022, «l’UE et les ambassades de ses États membres expriment leur profonde consternation face à la dégradation constante de la situation des droits humains dans les quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince sous l’emprise des gangs armés, ayant provoqué, lors des dernières semaines, des centaines de morts et disparus, et des milliers de blessés». L’UE et les ambassades de ses États membres ont pointé du doigt «les actes de violence sexuelle que pratiquent les gangs armés pour instiller la terreur, anéantir la volonté de résistance, obtenir la soumission ou déplacer des populations». Selon cette frange du corps diplomatique du pays, «ce type spécifique de violence entraîne des effets irréparables et irréversibles sur les victimes et, globalement, sur l’ensemble des communautés locales».

Par ailleurs, ils mettent le gouvernement en place devant ses responsabilités, afin qu’il multiplie des efforts pouvant faire cesser immédiatement «ces violations injustifiables de droits humains». Intensifier la lutte contre les gangs criminels et, en même temps, poursuivre en justice tous les auteurs de ces actes ainsi que les entités et personnes qui les soutiennent, sont les véritables exhortations des représentants de l’Internationale.

Altidor Jean Hervé

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