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Ariel Henry perd des plumes mais tient bon

Le divorce a été totalement consommé entre Ariel Henry et le Secteur Démocratique et Populaire, lorsque l’une des figures connues du SDP, l’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy, a déclaré que l’Accord du 11 Septembre 2021 est caduc, compte tenu de la non-application des thèmes de référence. Pour l’heure, rien ne va, a critiqué l’un des signataires de l’Accord du 11 Septembre. La grogne est générale, la population n’est pas satisfaite de l’équipe au pouvoir. Nenel Cassy croit que la lutte doit se poursuivre pour éviter à la population le piège des élections.

Après cette annonce, des organisations de base, faisant partie du SDP, saluent le retrait de l’ancien sénateur Nenel Cassy de l’Accord du 11 Septembre. Patrice Célestin porte-parole de RESKAPE, explique que le SDP avait paraphé l’accord avec le premier ministre parce qu’il voulait porter certaines revendications de la population au plus haut niveau. Un an après, rien n’a été fait, dénonce le militant politique, par conséquent, il était grand temps de constater la caducité du document, a-t-il conclu.

Plusieurs de ces organisations membres du SDP ont même écrit au premier ministre pour lui signifier que le SDP ne reconnaît aucune personne se présentant comme membre de la structure au sein de son gouvernement. Une restructuration aurait même été faite au sein de la structure qui repasse dans l’opposition.

Entre temps, la commission mise en place par le premier ministre Ariel Henry continue de rencontrer les acteurs impliqués dans la résolution de la crise. L’ancien sénateur Louis Gérald Gilles estime que la situation socio-politique se dégénère. Les protagonistes doivent comprendre qu’il y a péril en la demeure, d’où la nécessité de trouver en urgence une issue pour le bien de la population qui ne peut plus attendre.

Le premier ministre en personne s’est lui aussi entretenu avec certains acteurs, notamment le président désigné de l’Accord de Montana, l’économiste Fritz Jean, pas grand-chose n’a vu le jour sur cette rencontre qui s’est déroulé, semble-t-il, dans une ambiance de convivialité.

Par ailleurs, après plusieurs semaines de discussions avec l’équipe gouvernementale et les signataires de l’Accord du 11 Septembre autour d’un éventuel dénouement de la crise, les initiateurs de l’Accord de Montana jettent l’éponge. Ils évoquent le non-respect de l’agenda proposé au premier ministre Ariel Henry et ses alliés, pour justifier cette décision. À en croire Jacques Ted St-Dic et Ernst Mathurin, deux membres du BSA, le pouvoir en place ne veut pas vraiment dialoguer comme il le prétend. «Nous sommes face à un pouvoir qui veut tout garder à lui seul, alors que la population patauge dans la crasse et la misère».

D’autre part, des militants pro-Jovenel Moïse se sont donné rendez-vous à la rue Capois pour dénoncer le pouvoir en place pour sa mauvaise gestion de la chose publique et la nonchalance affichée dans le cadre du traitement du dossier de l’assassinat de l’ex-président Jovenel Moïse. Les protestataires ont exigé le départ d’Ariel Henry qu’ils accusent de fomenter la crise liée à l’insécurité qui sévit dans le pays.

Altidor Jean Hervé

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