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Les choses se présentent plus mal pour les Haïtiens qu’on ne le pensait

Les racailles au pouvoir en Haïti ne cachent même plus leur crapulerie. Le meurtre de masse et le vol en bande organisée sont leur marque de fabrique. Qu’est-ce qui pousse un troupeau de moutons à suivre un fou, aveuglément? N’ont-ils pas compris que ces dirigeants malfrats ne lèveront jamais le petit doigt? N’ont-ils pas compris que les élites sionistes n’ont créé cette guerre que pour asservir la masse pauvre pour ensuite se tourner vers la République Dominicaine (plus de 250 millions de dollars US ont été investis en République Dominicaine par les hommes d’Affaires haïtiens)?

Même le plus naïf a compris que le peuple est en train de se faire massacrer pour les beaux yeux de ses élites haïtiennes. Le problème, ce sont les oligarques qui ont la main sur le pays et refuse absolument de lâcher prise. Ils sacrifieront sans hésiter tous les Haïtiens, s’ils peuvent, ils tiennent trop à Haïti.

C’est la population haïtienne qui doit dire stop et liquider le régime en place, sinon ces malfrats continueront ce massacre, aussi longtemps qu’ils le pourront.

En effet, un rapport élaboré par le Bureau de Coordination des affaires humanitaires (OCHA – Haïti) avec la contribution des agences, fonds et programmes des Nations Unies, des ONG et des partenaires humanitaires, détaille un bilan provisoire couvrant la période du 24 avril au 26 mai 2022. Selon les données de la Matrice de suivi des déplacements (DTM), entre le 24 avril et le 20 mai 2022, 61 quartiers ont été affectés par des violences généralisées entre gangs (dont 15 quartiers de Croix-des-Bouquets, 12 de Cité-Soleil et 11 de Pétion-Ville) et 41 quartiers par des violences ciblées (dont 12 quartiers de Pétion-Ville, 11 de Croix-des-Bouquets et 7 de Tabarre). Si la situation semble s’être apaisée ces derniers jours, elle reste très fragile et imprévisible.

Cette situation a provoqué le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de personnes, contraintes de fuir leur domicile, afin de se réfugier, dans des familles d’accueil, pour la plupart, ou sur des sites spontanés de déplacés. La DTM a rapporté une estimation de 34 598 déplacements individuels, entre le 24 avril et le 20 mai 2022. La majorité de ces flux provient des communes de Croix-des-Bouquets et de Cité-Soleil.

Le bilan provisoire de cette nouvelle vague de violence fait état d’au moins une centaine de paisibles citoyens tués, 113 blessés, 12 portées disparues. Vu le manque d’accès aux zones concernées qui demeurent sous haute tension, ce bilan pourrait être largement sous-estimé. Les témoignages recueillis et repris dans un communiqué par la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, décrivent des violences extrêmes, perpétrées par les gangs, notamment des décapitations, des mutilations et des corps incendiés, ainsi que des viols collectifs, y compris sur de jeunes enfants.

À Tabarre, selon la collecte de données réalisée par «Save the Children», 442 écoles ont dû fermer leurs portes, plusieurs ayant été incendiées et cambriolées. Si les écoles de Tabarre ont récemment réouvert leurs portes, la situation est plus préoccupante au niveau de la commune de Croix-des-Bouquets qui a vu 98% de ses écoles affectées par les incidents.

L’apaisement relatif de la situation est corrélé à une réduction des flux sur ces derniers jours, et l’observation par les partenaires humanitaires de mouvements de reflux de personnes déplacées qui retournent dans leur domicile d’origine.

Par ailleurs, la situation reste précaire et de nouveaux incidents pourraient générer d’autres mouvements de déplacement. Des affrontements ont encore été enregistrés ces deux derniers jours, au niveau de Canaan, sur la Route Nationale (RN) # 1, tandis que trois camions d’organisations humanitaires, chargés de denrées alimentaires, ont été interceptés et détournés par des bandes armées sur cette même route, au cours des dix derniers jours.

Les commerçants du Grand Sud, dans l’impossibilité d’acheminer sans risque leurs marchandises depuis et vers Port-au-Prince, ont annoncé une grève illimitée contre l’insécurité à partir du 1er juin 2022.

Entre temps, le samedi 28 mai 2022, 4 bandits opérant à Duval, (Commune de Croix-des-Bouquets) ont été mortellement blessés dans des échanges de tirs avec une patrouille de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO-Ouest 2) et de l’Unité Temporaire Antigang (UTAG). Ces bandits étaient spécialisés dans le détournement de camions de marchandises, de cambriolage et de braquage à main armée.

Par ailleurs, la veille sur la Nationale # 1 au niveau de Canaan, deux individus armés qui essayaient de détourner un camion de marchandises ont été tués par la police.

En outre, une vingtaine de présumés bandits ont été tués, 12 armes à feu saisis et 42 motocyclettes confisquées. C’est le bilan présenté, le vendredi 27 mai 2022, par Jean Bruce Myrtil, Directeur Départemental du Nord-Ouest de la PNH, deux mois après son installation.

Emmanuel Saintus

Deux membres des équipes MSF lors d’une intervention auprès des personnes déplacées par la violence, sur le site de Delmas 103. Port-au-Prince. Haïti. 2021. © Pierre Fromentin/MSF

Photo Dieu Nalio Chery, Archives Associated Press

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