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Montana dîne avec le diable

On ne dîne pas avec le diable, même avec une cuiller à très long manche. Comme quoi toujours les mêmes recettes. Ils ne savent pas faire autrement que par la violence, physique, sociale ou morale.

Nettoyez l’abcès, discutez après, monsieur / madame les représentants de Montana… Et encore, à quoi bon discuter ? Les ariélistes ne respectent JAMAIS ce qu’ils promettent. JAMAIS.

Lorsque Ariel Henry et alliés cherchent à négocier, c’est qu’ils sont mal barrés et que les perspectives sentent le roussi. Montana doit tenir bon face aux ariélistes.

Ce genre de manœuvre n’est pas étonnant venant de la part d’Ariel Henry. Ce qui est plus étonnant, ce serait que la partie Montana accepte un tel marchandage, qui ne ferait que repousser de quelques mois ou années, une nouvelle tentative de déstabilisation des de facto au pouvoir.

En permettant à des systèmes corrompus et soumis d’exercer le pouvoir, il est juste de considérer que l’ensemble de la population est coupable. On peut appeler cela une collaboration passive, il n’en reste pas moins que l’absence de réaction populaire de ces dix dernières années rend le peuple complice.

Nous vivons sous le règne du mensonge, mais ça fait des décennies que ça dure. La justice ne nous écoute plus, les politiciens non plus, la police/armée est totalement muette. Tout le monde le sait mais personne ne bouge… Ne soyons pas naïfs, on voit bien que la propagande de la peur a eu l’effet escompté. On ne voit aucune résistance. Au mieux, on trouve des Haïtiens à plat ventre, en attendant que la secousse se termine… La seule résistance opposée c’est de se conformer aux règles idiotes. Justement, c’est cette lâcheté-là, qui consiste à subir, sans broncher, de peur d’être broyé par les malfrats du pouvoir. S’il y avait une réelle résistance, ce pays ne serait pas aussi soumis et au bord du chaos.

En effet, le chef du Gouvernement de facto, le Dr Ariel Henry, a rencontré, le jeudi 12 mai, un des responsables du Bureau de suivi de l’accord de Montana, Magalie Comeau Denis, en sa résidence privée. À entendre Jacques Ted St-Dic, un autre responsable du Bureau de suivi, la rencontre qui a duré trois heures a eu lieu à la demande du premier ministre de facto. Les deux protagonistes ont discuté sur la situation de crise générale dans le pays, notamment la question de sécurité. Ted St-Dic a fait savoir que les signataires de l’Accord de Montana ne veulent pas faire partie du gouvernement actuel mais entendent proposer une alternative de pouvoir. «Le besoin de se rencontrer se fait sentir des deux côtés et les tenants de l’Accord de Montana ont toujours dit qu’ils voulaient une sortie de crise avec le pouvoir politique en place» a-t-il conclu.

En février dernier, les signataires de l’Accord de Montana avaient rompu les discussions pour initier le dialogue inter-haïtien, afin d’engager le pays sur la voie de la stabilité par les élections et la mise en place des institutions démocratiques avec les signataires de l’Accord du 11 Septembre et le premier ministre Ariel Henry. Sur son compte Twitter, le Bureau de suivi de l’Accord de Montana avait fait savoir qu’il a attendu le Dr Henry et ses alliés pendant 40 minutes dans une pièce, sans que personne n’ait présenté des excuses.

Entre temps, lors d’une conférence de presse, le jeudi 12 mai 2022, à laquelle ont pris part de nombreux sympathisants, le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) s’est prononcé sur la conjoncture. Non satisfait de l’application de différents points de l’accord du 11 septembre, cette structure politique se dit prête à tourner le dos au pouvoir en place, dirigé par Ariel Henry.

«Nous avons pris part à la formation d’un gouvernement afin de mettre le PHTK en difficulté, mais, jusqu’à présent, le PHTK et certains complices au gouvernement maintiennent le statu quo. Si cela ne change pas, nous préférons abandonner l’Accord parce que nous nous ne ferons pas complices du retour du PHTK au pouvoir», a déclaré Nènèl Cassy.

L’ancien sénateur des Nippes estime que le PHTK a une part de responsabilité dans l’insécurité qui prévaut en Haïti. «Il s’en sert afin de garder le pays en otage, tout en préparant des élections. Ce à quoi nous nous opposons», a-t-il expliqué, ajoutant que la résolution du problème de l’insécurité est une condition sine qua non à sa participation aux prochaines élections dans le pays.

Aveu de faiblesse des cons et consorts au pouvoir, mal barrés, qui sentent le roussi. Donc, il ne faut pas céder d’un iota et maintenir la pression à son max. On ne négocie pas avec le diable, un marché de dupes, qui cherche à gagner du temps avec l’espoir de se réorganiser. Éradiquez-nous ce virus au pouvoir en place et ceux qui ont pris le parti de leur apporter leur soutien. Que le peuple puisse enfin respirer en toute quiétude et paix!

Emmanuel Saintus

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