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Haïti: l’état de la dégradation des droits humains

Dans le cadre de la Journée internationale des Droits de l’Homme, le Premier Ministre a. i. de
facto, Ariel Henry, a déclaré: «Je tiens à rappeler que la protection et la promotion des droits
humains constituent l’une des priorités de mon gouvernement. Nous sommes tous concernés par
cette problématique. Il nous faudra, donc, redoubler d’efforts pour améliorer la situation des
droits humains en Haïti. La protection et l’exercice de ces droits doivent être un exercice
permanent, de sorte que chaque citoyen soit à même de jouir pleinement des droits inhérents à sa
personne».
De plus, le vendredi 10 décembre marquait le 73 e anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux
Réfugiés (GARR) souligne qu’en Haïti, la situation est loin d’être idéale. Les droits
fondamentaux, comme: l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à la nourriture, à un logement
décent, ainsi que le droit de vivre en toute sécurité et dans un environnement sain ne sont guère
garantis.
Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) dit profiter de la date du 10
décembre pour attirer l’attention de l’État, de la presse et de l’opinion publique, sur l’état de
dégradation effrénée des Droits Humains en Haïti, notamment avec la détérioration du climat
d’insécurité qui s’établit dans le pays, depuis plusieurs années.
«Un peu partout à travers le monde, l’effectivité des droits des populations représente un
enjeu majeur, en ce qu’elle engage le présent et l’avenir de ces sociétés. En Haïti, la situation est
loin d’être idéale. Le pays a près de 60% de sa population qui vit en dessous du seuil de la
pauvreté», a souligné l’Organisation.
Plus loin, elle explique que les conditions socio-économiques de la population haïtienne
deviennent de plus en plus précaires. Dans un contexte de crise sanitaire, marqué par la
propagation de la COVID-19, le pays a été frappé, en août dernier, par un violent séisme qui a
sévèrement affecté les communautés du Grand Sud. Plus de 1,2 millions de personnes ont été
touchées par la catastrophe. Les rares infrastructures de santé et d’éducation qui existaient dans
la zone ont subi de graves dommages.
Le GARR exhorte l’État haïtien à faire, de la question des Droits Humains, un élément
central de ses politiques publiques, afin de garantir progressivement et dignement, les droits
fondamentaux de la population haïtienne. C’est la voie privilégiée vers une société plus
inclusive, plus juste et plus égalitaire.

Emmanuel Saintus

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