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Mexique: un décret pour régulariser le statut des Haïtiens

Andrés Ramirez, Coordinateur Général de la Commission Mexicaine d’Aide aux Réfugiés (COMAR), a expliqué: «les Haïtiens viennent au Mexique pour des raisons économiques mais ne répondent à aucun des critères pouvant les qualifier comme réfugiés. Cependant, ils vont à la Commission Mexicaine d’Aide aux Réfugiés (COMAR), parce qu’ils ne voient pas d’autre option». Il ajoute: «étant donné la situation en Haïti, il serait inhumain de les renvoyer, bien que, sans statut de réfugié, ils ne peuvent pas rester au Mexique. C’est pourquoi nous devons chercher des alternatives.»

«Hier, nous avons eu une réunion où Alejandro Encinas, le sous-secrétaire aux Droits de l’Homme, à la Population et aux Migrations du Secrétariat du Gouvernement (SeGob), a clairement dit qu’il y aura très prochainement un décret établissant ces alternatives d’immigration, afin que les milliers d’Haïtiens ne viennent pas surcharger et bloquer le fonctionnement de la COMAR. Ces alternatives migratoires permettront aux milliers de migrants haïtiens d’être régularisés au Mexique, sans avoir à demander l’asile», a annoncé mardi, 23 novembre, Ramirez, en marge d’une visite du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à Tijuana (basse Californie). «Une des formules qui a été trouvée, a été ce qu’on appelle le projet UNHCR PIL qui est un projet d’intégration locale qui consiste à envoyer des réfugiés du Chiapas dans certains États du Mexique où ils sont relocalisés avec un emploi.»

Par ailleurs, Hector Martinez Casquera, de l’Institut National de Migration (INM), a déclaré, lors d’un point de presse, le mercredi 24 novembre, qu’après accord avec quelques 2 500 migrants, majoritairement des Haïtiens, d’une caravane qui se dirigeait vers le Nord, «nous leur avons promis des permis de séjour temporaires d’un an, pour raisons humanitaires. Nous allons les transférer dans une dizaine d’États. Nous leur avons offert, en plus de la carte renouvelable, des logements et des alternatives d’emploi, entre autres». L’INM a installé des installations provisoires pour recevoir des demandes des migrants haïtiens qui ont commencé à être transportés par autobus dans quelques-uns des États d’accueil du Mexique.

Entre temps, le mercredi 24 novembre, en fin d’après-midi, le bateau de pêche Jerimar a alerté les Garde-côtes des États-Unis de la présence d’un petit bateau à la dérive, à environ 2 milles marins au nord de l’île de Mona, dans les eaux de Porto Rico. Ceux-ci ont dépêché un hélicoptère MH-60T Jayhawk, depuis la station aérienne de Borinquen, et ont détourné le USCGC Dauntless (WMEC-624), un navire de 210 pieds des Garde-côtes, pour les opérations de recherche. Peu de temps après, l’équipage de l’hélicoptère a localisé l’embarcation à la dérive et les migrants, et a envoyé les coordonnées au garde-côte Dauntless, afin d’atteindre leur position. Le Dauntless s’est rendu sur les lieux et l’équipage a embarqué, en toute sécurité, 10 migrants haïtiens, un homme et 9 femmes, tous présentant des symptômes de grande fatigue et d’hypothermie. Ils ont reçu de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux de base.

Les rescapés ont expliqué que leur bateau était devenu hors-service, après avoir heurté des récifs près de l’île de Mona. Ils ont alors sauté du bateau et tenté de nager jusqu’au rivage. Les rescapés ont également signalé que deux autres de leurs compagnons, portant des vêtements lourds, étaient également tombés du bateau mais étaient incapables de nager.

Le vendredi 26 novembre, les Garde-côtes, dans un communiqué, ont indiqué que des bateaux et des hélicoptères poursuivaient la recherche de survivants. Toutefois, les recherches jusqu’à présent, n’ont pas permis de retrouver 2 des migrants portés disparus.

Emmanuel Saintus

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