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Réfugiés: la haine de Donald Trump

«Je suis vraiment déçu des accusations discriminatoires et non fondées de l’ex-président Donald Trump. Une telle déclaration donne vie à la haine et à la discorde contre des immigrants. Ils méritent tous d’être traités, avec respect et dignité, d’où qu’ils viennent», a déclaré l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Bocchit Edmond.

Le jeudi 7 octobre, l’ancien président Donald Trump, interrogé sur les protocoles de test de Covid pour les réfugiés dans l’émission de Sean Hannity sur Fox News, a ensuite fustigé les demandeurs d’asile aux États-Unis, déclarant, cette fois, que les Haïtiens «ont probablement le Sida» et qualifiant leur arrivée de «souhait de mort» pour les USA, sans apporter aucune preuve à ses propos dénigrant le peuple haïtien.

Suite aux accusations discriminatoires et sans fondement faites par l’ancien président Donald Trump, l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Bocchit Edmond, a publié la déclaration suivante: «L’Ambassade de la République d’Haïti, au nom du Gouvernement Haïtien, condamne fermement les déclarations racistes et sans fondement, concernant les migrants Haïtiens, en particulier, et la population haïtienne, en général, de Monsieur Donald J. Trump, à l’antenne de Fox News Network, le jeudi 7 octobre, pendant le programme de Sean Hannity. Ces vils propos ne viseraient qu’à semer la haine et la discorde contre des immigrants. L’Ambassade d’Haïti à Washington croit que les personnes civilisées, les médias, surtout télévisés, et les organisations des droits humains ne devraient pas rester indifférents face à cet énième dénigrement du peuple haïtien par l’ancien président Trump. L’Ambassade tient à rappeler que la République d’Haïti, deuxième pays indépendant de l’hémisphère occidental, depuis 1804, a toujours été un fidèle allié des États-Unis. À titre de rappel historique, pour ne citer que deux références, du 16 septembre au 18 octobre 1779, un contingent de 800 soldats, venus des Antilles françaises, principalement des Haïtiens, avaient combattu en renfort aux troupes fédérales américaines, pour préserver l’indépendance des États-Unis pendant la bataille de Savannah, en Géorgie, contre les forces colonialistes britanniques. Aussi, en 1943, le peuple haïtien avait contribué pour un million de dollars ($ 1 000 000) aux efforts de guerre des États-Unis contre les alliés nazis. De nos jours, de nombreux ressortissants haïtiens et leur progéniture, qui, comme la famille Trump, d’ailleurs, ont immigré aux États-Unis d’Amérique, contribuent à la prospérité et à la défense du peuple américain. Ces liens historiques et humains ne sauraient être souillés par d’aussi condamnables propos», a réagi Bocchit Edmond.

Selon les informations disponibles, le taux de personnes positives au VIH Sida en Haïti était en baisse en 2019 à 2%. Le taux américain était en 2016 de 0,30%.

Entre temps, plus de 8 000 migrants haïtiens ont été rapatriés au cours des dernières semaines, informe l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), dans un communiqué. 8 272 personnes ont été déportées vers Port-au-Prince et Cap-Haïtien, dans le cadre d’une vague de déportation. 87% des rapatriés viennent de la frontière américano-mexicaine. Il s’agit de migrants venant de l’Amérique du sud, notamment Brésil et Chili.

Les autorités américaines ont réalisé 67 vols vers Haïti avec une moyenne de 400 personnes déportées par jour. L’OIM indique que les statistiques prennent en compte la période du 1er février au 15 septembre 2021.

Outre les États Unis, d’autres pays dont le Mexique, Bahamas, Turk and Caicos ont également organisé des déportations en Haïti. 537 migrants ont été déportés par les Bahamas, 70 par le Mexique et 19 par Turk and Caicos.

Par ailleurs, 402 boat people ont été interceptés pas les gardes côtes américains. Ils ont été rapatriés à bord de deux avions distincts à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien.

De plus, le samedi 9 octobre, suite à un signalement concernant une remorque abandonnée au kilomètre 114 de la route qui mène à Cocales Nueva Concepción Escuintla (Guatemala), des agents de la Police Nationale Civile (PNC), après avoir entendu des cris et des coups provenant de l’intérieur du conteneur (TC007CBH), ont secouru un groupe de migrants enfermés à l’intérieur, a déclaré Jorge Aguilar, porte-parole de la Police Nationale Civile (PNC). Aguilar, a déclaré qu’à l’intérieur du conteneur, les policiers ont découvert 126 migrants clandestins hommes femmes et enfants dont 106 originaires d’Haïti, 11 du Népal (Asie méridionale) et 9 du Ghana (Afrique de l’Ouest), qui tentaient de traverser le territoire guatémaltèque pour passer au Mexique et rejoindre les États-Unis. Apparemment ils auraient été abandonnés par les «coyotes» (passeurs) qu’ils avaient payé pour le voyage…

Après les avoir sauvés, les forces de sécurité leur ont accordé une attention humanitaire et les ont ensuite conduits dans un refuge de l’Institut Guatémaltèque des Migrations (IGM). Selon Alejandra Mena, la porte-parole de l’IGM, les clandestins en situation migratoire irrégulière seront expulsés du territoire guatémaltèque et transférés à la frontière avec le Honduras, car c’est par ce pays qu’ils sont entrés au Guatemala.

Emmanuel Saintus

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