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Déportation massive des Haïtiens

Entre le 19 et le 29 septembre 2021, les États-Unis, opérant 7 à 8 vols par jour, ont déjà expulsé de leur territoire près de 5 500 compatriotes haïtiens.

Cinq (5) pays vont déporter massivement des Haïtiens. L’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) s’attend à ce que : Les États-Unis, le Mexique, les Bahamas, Cuba et les îles Turks and Caicos déportent massivement des migrants haïtiens. Les autorités haïtiennes ont constaté une intensification des déportations, avec 7 vols par jour.

Plus de 14 000 migrants haïtiens sont dans la zone frontalière entre les États-Unis et le Mexique, 28 000 autres sont au Mexique, 20 000 sont en Colombie. Dans la région caraïbe, le gouvernement des Bahamas envisage de déporter plus d’un millier de migrants.

L’OIM redoute une crise humanitaire et appelle les gouvernements à modérer leur ardeur, en ce qui a trait aux rapatriements. Il pourrait y avoir plus de 1000 migrants déportés par jour, prédit le représentant de l’OIM en Haïti. Ces migrants, appréhendés à la frontière américano-mexicaine, ont été refoulés à Port-au-Prince et au Cap-Haïtien. Le directeur de l’ONM, M. Jean N. Delva, assure que les compatriotes ont été reçus dans la dignité. Chaque déporté a bénéficié d’un viatique de 12 000 gourdes et d’un kit.

Les déportations massives, réalisées par l’administration Biden, semblent avoir mis la puce à l’oreille des autres gouvernements pour se débarrasser des réfugiés haïtiens. De plus, le gouvernement haïtien avait envoyé également un signal clair sur sa disposition à ne pas s’opposer aux déportations. Le Premier Ministre Ariel Henry est donc pris au piège de la diplomatie cohérente. Il ne peut avoir une politique de deux poids et deux mesures mais doit accueillir les bras ouverts les migrants haïtiens.

En outre, il y aurait plus de 300 000 migrants haïtiens en transit au Mexique. Ces migrants haïtiens sont rassemblés dans une ville mexicaine, en vue de solliciter l’asile aux États-Unis. Le pasteur Jacob Jeudy, impliqué dans l’action humanitaire en faveur des réfugiés, soutient que le nombre de migrants en provenance de l’Amérique latine ne peut être estimé. De nombreux migrants dans plusieurs villes mexicaines réalisent des manifestations pour attirer l’attention des autorités sur leur situation, explique le religieux. Le flot de migrants ne devrait pas tarir de sitôt. Des spécialistes estiment que plus de 10 000 autres migrants sont en route dans les forêts sud-américaines.

Le président Mexicain, M. Manuel Lopez Obrador, a appelé la communauté internationale à œuvrer, en vue de trouver une solution à la crise haïtienne.

Le pasteur Jeudy a indiqué que tous les migrants sous le pont de Del Rio, du côté de la frontière américaine, ont été évacués. Des spécialistes de l’immigration font valoir que 30% d’entre eux seront autorisés à rester sur le territoire américain.

Entre temps, une opération portant le nom de code « Frontera Norte » a permis à la police des enquêtes criminelles (PDI) du Chili, d’arrêter dans la ville d’Arica, au Nord du Chili, près de la frontière péruvienne, 9 membres d’un réseau de trafic de migrants haïtiens, à la suite d’une enquête soutenue par INTERPOL et les forces de l’ordre en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Les individus arrêtés : 4 Chiliens, 2 Vénézuéliens, 1 Péruvien, 1 Haïtien et 1 Paraguayen, feront tous face à des accusations d’association de malfaiteurs et de trafic de migrants. Le réseau est soupçonné de faire passer clandestinement plus de 1 000 migrants haïtiens en provenance du Chili, jusqu’au Mexique, tandis que les États-Unis étaient la destination finale.

Au cours de l’enquête de la Brigade spécialisée sur la traite des êtres humains de la PDI, qui a duré plus d’un an, la police a identifié un réseau criminel transnational, dédié à la promotion et à la facilitation des voyages irréguliers des migrants haïtiens, du Chili vers les États-Unis. Les facilitateurs faisaient la promotion de leurs services, via des groupes WhatsApp, et avaient également des contacts avec des passeurs de migrants, dans les autres pays de la longue route conduisant à la frontière américaine.

«La diligence du PDI chilien, dans l’enquête et le démantèlement de ce réseau, avec le soutien d’autres pays impliqués via INTERPOL, montre ce que la coopération, en matière d’application de la loi, peut accomplir, lorsque des informations sont partagées,» a déclaré le Secrétaire général d’INTERPOL, Jürgen Stock.

Emmanuel Saintus

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