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Culture : l’Institut Français en Haïti propose Num’Arts

La pandémie COVID-19 ne cesse de faire des dégâts à travers le monde. Entre des milliers de morts, des mesures de confinement, des effets secondaires des vaccins, l’inégalité dans la vaccination, la circulation de nouveaux variants plus fragiles, la COVID-19 laisse ses empreintes sur une nouvelle vie. Tous les secteurs d’activité essayent de s’adapter aux exigences qui découlent des mesures contre la propagation du virus. Ils basculent en conséquence vers le numérique.

En Haïti, les autorités ont déclaré la présence du virus officiellement en mars 2020. Malgré la mauvaise gestion de l’État, notamment l’organisation d’un carnaval national à Port-de-Paix et l’absence des infrastructures sanitaires d’urgence, les prévisions d’hécatombe ne se sont pas réalisées. En effet, on enregistre moins de 500 morts dans un pays non-confiné, non vacciné, et sans l’application des moindres gestes barrières. Avec une montée des cas qui a occasionné, entre autres, la mort du Président de la Cour de Cassation, Maître René Sylvestre, du Directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Monsieur Chesnel Pierre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire, avec ses conséquences: le non-regroupement de plusieurs personnes dans un même espace, le port obligatoire des masques, l’interdiction de toutes les activités dites mondaines, etc.

De cette situation, l’Institut Français en Haïti, qui est le moteur de la coopération culturelle entre la France et Haïti, ne voudrait pas rester indifférent, car ce sont les actions culturelles qui font l’essence de l’Institution. Ainsi, pour continuer à mener ses actions, il propose NUM’ARTS. En effet, NUM’ARTS est un projet artistique via le numérique. En fait, pour sa première sortie, peut-on lire dans le dossier de presse, une série de 20 lectures filmées, d’œuvres de l’écrivain Gary Victor, issues de son récit Dossiers interdits (Tome I à IV). Dans cette partie, poursuit-on, une vingtaine de comédiens – nes dont Naïza Fadianie Saint Germain, Jenny Cadet, Lincifort Phannuella Tommy et David Duverseau, tous – très connus du grand public, liront chacun – e une histoire qui sera diffusée, sur la page Facebook de l’Institut, tous les soirs, du 5 au 30 juillet, à partir de 20 heures.

Au moment où l’accès à la culture devient de plus en plus difficile, par rapport au désintérêt de l’État, car il n’y a pas d’investissement dans les infrastructures culturelles et artistiques, certaines institutions qui opèrent en Haïti, sont animées toujours de la bonne volonté pour répondre à la demande culturelle de la population. Elles offrent des programmes diversifiés, pour tenter de toucher un plus large public. Dans cette optique, s’inscrit l’IFH qui, depuis sa création en 1945, par l’Accord culturel du 24 septembre, s’ouvre au public en lui offrant une programmation riche et variée avec des meilleurs contenus. NUM’ARTS en témoigne. Et la première diffusion du 5 juillet, c’est une lecture de l’histoire: «Protection rapprochée», du Tome IV, faite par Gary Victor, de son propre récit: Dossiers interdits.

Ce projet, qui témoigne de la volonté de l’IFH de rendre la culture accessible à son public, est aussi un signal envoyé pour montrer l’importance du numérique dans le culturel, et que les institutions peuvent continuer leurs activités, en s’adaptant et donc en ayant des consommateurs culturels virtuels. Il est de nos jours un fait incontestable, le numérique s’implique dans nos quotidiens. Et, désormais, avec NUM’ARTS, l’IFHrentre pleinement dans le jeu.

Job Pierre Louis

jobpierrelouis.kas@gmail.com

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