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L’insécurité frappe de plein fouet la famille présidentielle

Dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 juillet 2021, un groupe de commando de nationalités colombienne et vénézuélienne, selon le premier ministre de facto, Claude Joseph, ont investi la résidence privée de la famille présidentielle, à Pèlerin 5, ont blessé grièvement la première dame, Martine Moïse, et ont assassiné le président de facto, Jovenel Moïse, dans son lit. À la suite de cette attaque, l’état de siège a été déclaré par Claude Joseph pour une période de 15 jours. La première dame a été transportée d’urgence aux États-Unis d’Amérique, à bord d’un avion ambulance, « Trinity Air », pour recevoir les soins médicaux adéquats, après avoir été prise en charge dans un hôpital du pays.

À un moment ou le discours «rat kay k ap manje pay kay» fait rage, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Bed-Ford Claude, a invité deux responsables de la sécurité du président à se présenter devant lui. «J’ai donné, à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), délégation de pouvoir, afin d’auditionner tous les agents de sécurité rapprochés du président Jovenel Moïse. J’ai aussi lancé deux invitations, les mardi 13 et mercredi 14 juillet, afin d’auditionner le commissaire divisionnaire, Jean Laguel Civil, coordinateur de la sécurité du président Jovenel Moïse, et Dimitri Hérard, responsable de l’Unité de Sécurité générale du Palais national (USGPN)» a-t-il confié.

«Ils sont les responsables de la sécurité du président. Avec le juge de paix, j’ai passé une journée dans la résidence du président. Je n’ai constaté aucun policier victime, sinon le président et son épouse. Si vous êtes responsables de la sécurité du président, où étiez-vous? Qu’avez-vous fait pour éviter ce sort au président ?» Le commissaire du gouvernement veut avoir des réponses à ces questions.

Me Bed-Ford Claude a aussi demandé à l’Inspection générale de la police, de mettre à la disposition de la justice, le mardi 13 juillet, l’inspecteur Paul Eddy Amazan, responsable du Cat-Team, et le commissaire Léandre Pierre Osman, responsable de l’Unité de Sécurité du Palais (USP).

Par ailleurs, la Police nationale d’Haïti (PNH) a présenté le dernier bilan des opérations menées dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse. Selon le directeur général de la PNH, Léon Charles, 15 Colombiens et deux Américains d’origine haïtienne ont été interceptés, au terme de deux jours de chasse à l’homme. «Il s’agissait d’un commando de 28 assaillants, dont 26 Colombiens. Nous avons intercepté 15 Colombiens et les deux Américains d’origine haïtienne. Trois Colombiens ont été tués, alors que huit autres sont en cavale. Les armes et les matériels utilisés par les malfrats ont été récupérés. Nous allons renforcer nos techniques d’enquête et de recherche, afin d’intercepter les huit autres mercenaires», a fait savoir Léon Charles.

Le directeur général de la PNH a salué la parfaite collaboration entre son institution et la population. Une coopération qui, selon lui, a été décisive dans l’interpellation des concernés.

Notons que, selon un communiqué de presse de l’ambassade de Taïwan en Haïti, la Police Nationale d’Haïti, avec l’autorisation de l’ambassade, a mené une opération, jeudi dernier, dans l’enceinte de l’ambassade, qui a conduit à l’arrestation de 11 suspects, dans le cadre de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

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