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L’éducation, entre fort taux de réussite et rentrée timide

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a publié les résultats complets des examens de 9e année fondamentale de l’année académique 2019-2020. Le taux de réussite, au niveau national, est satisfaisant. Parallèlement, deux mois après la rentrée traditionnelle du mois de septembre, l’immense majorité des élèves du pays ont été invités par le ministère de l’Éducation nationale à commencer une nouvelle année scolaire. Sans grande cérémonie dans la capitale, la machine est quand même lancée, suivant le calendrier scolaire 2020-2021 préétabli, de 172 jours.

Le taux de réussite cette année aux examens officiels de la neuvième année fondamentale est 90,89%, ce qui signifie que 9 élèves sur 10 qui ont pris part à ces épreuves officielles ont réussi, suivant les chiffres publiés, le mercredi 11 novembre, par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), via un communiqué des Bureaux départementaux des examens d’État (BUDEXE). Ce taux de réussite au niveau national de 90,89 % se détaille comme suit: 179 819 candidats admis sur 197 845 participants. Ces résultats par départements démontrent qu’il n’y a aucune direction scolaire qui soit en-dessous de 85 %.

En comparant les résultats de tous les départements, le Nord-Ouest a le meilleur taux de réussite avec 97,62%, soit 11 148 admis sur 11 420 participants. En 2ème position, on retrouve le Nord avec 95,02 %, suivi de l’Ouest avec 93%. Avec ces 93% de réussite, l’Ouest, est le département qui compte le plus de candidats réussis (82 371 admis sur 88 842 participants). Le taux de réussite le moins élevé vient de l’Artibonite avec 85,07 %.

Toutefois, pour la première semaine de classe de la nouvelle année académique, il n’y avait pas la frénésie qu’on voit dans les rues habituellement. La raison? La réouverture des classes ne se faisait pas au même moment pour toutes les écoles. Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a procédé, le lundi 9 novembre, à la réouverture officielle des classes pour les écoles qui ont fonctionné durant la reprise des activités scolaires, parce qu’elles n’avaient pas pu boucler le programme de l’année en pleine période de pandémie de coronavirus. Dans cette catégorie se trouvent notamment les écoles publiques et l’écrasante majorité des écoles privées.

Même en ce jour, les établissements du réseau public d’éducation ont fonctionné pour la plupart avec des effectifs très réduits. Les salles n’avaient même pas un quart des élèves présents. Il est évident aussi que rien ou presque n’a été fait pour les accueillir car l’espace est toujours en manque de soin.

À l’occasion du lancement officiel de l’année académique, suivant le calendrier scolaire 2020-2021, le chef du gouvernement, accompagné de la Première dame et du ministre Agénor Cadet, a procédé à l’inauguration de 12 nouvelles écoles dans le Centre et l’Artibonite. La cérémonie s’est déroulée à l’École nationale Guy Malary à Hinche, un établissement scolaire public flambant neuf, avec 18 salles de classe et les commodités modernes, respectant les normes parasismiques et anticycloniques, la plus imposante des 12 écoles inaugurées symboliquement à cette occasion.

Sept de ces écoles sont situées dans le haut Plateau Central (écoles nationales Henry Christophe, Immaculée Conception, Toussaint Louverture, Guy Malary ; écoles nationales de Marmont, de Colladère et de Los Palis). Trois autres sont localisées dans le bas Plateau Central (écoles nationales de Crête-Brûlée, de Triannon et de Destaingville). Les deux dernières se trouvent dans l’Artibonite, dans la commune de Verrettes. Il s’agit des écoles nationales Charles Bel-Air et de Désarmes.

Altidor Jean Hervé

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