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Nouvelles en bref

La doyenne d’Haïti s’éteint à l’âge de «127 ans»

Bénicia Souffrant Laguerre, alias «Madan Jamba», considérée comme la doyenne d’Haïti, est morte de vieillesse, à l’âge de «127 ans», au début de novembre, dans sa résidence située dans la localité de Moyette, sur les hauteurs de la 8ème section communale de Petit-Goâve. L’âge de «Madan Janba» n’a toutefois pas été établi et reconnu officiellement par les instances internationales, et ne figurera donc pas sur la liste des doyennes de l’humanité.

Lors de la célébration de son 126e anniversaire, en janvier 2019, Me Delpêche Joassaint avait donné quelques détails sur la vie de «Madan Jamba». « Née à Verdier, une habitation de la 8ème section, le 17 janvier 1893, ses parents lui ont donné le nom de Bénicia Souffrant. Emmanuel Jasmin fut le premier concubin de Madan Jamba. De sa liaison avec cet homme, elle a mis au monde deux enfants. Ensuite, elle s’est mariée à Jean Baptiste Laguerre. De cette union conjugale sont nés, plus tard, 4 enfants : deux garçons et deux filles. Tous ses 6 enfants sont décédés. Elle n’a que des arrière-petits-fils et arrière-petites-filles. Durant sa jeunesse, « Madan Jamba » pratiquait le commerce et la médecine traditionnelle. «Elle était séduisante et attirante et, à l’époque, des militaires lui faisaient la cour mais elle n’a jamais trompé son mari. Elle était une fervente catholique. Elle allait à la messe régulièrement. Elle allait souvent au bal et pratiquait le vaudou. Son beau-fils a incendié sa maison et elle a perdu tous ses papiers. Elle aime son prochain et elle a le sens du partage. À l’insu de son mari, elle accordait des prêts aux gens de la zone. Elle offre toujours aux visiteurs quelque chose à manger ou à boire.»

Tension à Petit Goâve

Le vendredi 13 novembre 2020, aux environs de 10h00 a. m., un groupe de militants et de jeunes dont Ti Pouchon, Amos, Archille, Ba’w, venus de différents quartiers populaires de Petit-Goâve ont investi, la cour du Palais de Justice de la ville pour contraindre les autorités judiciaires, notamment le Commissaire du Gouvernement, à mettre l’action publique en mouvement contre le Chef de la Police Municipale de Petit-Goâve, Jerry Archange Leconte, qui avait blessé, par balle le citoyen Gérald Jean, dans la soirée du dimanche 8 novembre 2020, dans des circonstances contradictoires.

Les manifestants, très remontés contre l’impunité, se disaient menacés. Ils ont scandé des propos hostiles contre le Chef de Police, critiqué la passivité des Magistrats assis et debout, tout en exigeant la suspension des activités judiciaires en cours, au Palais de Justice. Compte tenu de la situation tendue, les audiences ont été interrompues, le personnel administratif, le Doyen, les substituts du Commissaire du Gouvernement, les avocats et les justiciables ont quitté les lieux. Les manifestants conditionnent la reprise des activités au sein du Parquet et du Tribunal de Première instance de Petit-Goâve à l’arrestation du Chef de la Police municipale, Jerry Archange Leconte.

Identification des acheteurs de Cartes SIM

Lors d’une conférence de presse conjointe à l’hôtel Montana, le 12 novembre 2020, les Présidents Directeurs Généraux de la DIGICEL, Maarten Boute, et de la NATCOM, Le Van Pai, ont confirmé leur volonté de respecter la décision du Conseil National des Télécommunications (CONATEL), concernant le processus d’identification de tous les acheteurs de Cartes SIM.

Rappelons que, selon la décision réglementaire adoptée par le CONATEL, tous les détenteurs de Cartes SIM activées doivent être clairement identifiés, depuis le 3 novembre. Désormais sur tout le territoire national, tous les acheteurs de carte SIM doivent se doter d’une pièce d’identité pour que leur numéro de téléphone puisse être activé et bénéficier des services offerts par l’Opérateur.

Pour mettre en œuvre cette décision, les deux compagnies de téléphone ont créé deux applications utilisables sur les smartphones dénommées DICUREG pour la DIGICEL et MBCCS pour la NATCOM. Ces deux applications serviront à identifier tous les acheteurs de cartes SIM en prenant la photo de la pièce d’identité de l’acheteur. Les informations de la pièce d’identité sont envoyées dans la base de données de l’opérateur concerné qui vérifiera les informations avant l’activation de la nouvelle carte SIM.

Jean Guillaume, le Directeur Général du CONATEL, a précisé que, dans un premier temps, ce processus d’identification concernait seulement les nouveaux demandeurs de cartes SIM depuis le 3 novembre. Toutefois, il souligne: «il y aura une deuxième phase qui envisage de régulariser tous les anciens clients». Afin d’assurer la pleine réussite de ce projet d’identification, les deux opérateurs de téléphonie se sont engagés à respecter le délai du 3 janvier 2021 accordé par le CONATEL pour l’identification de toutes les cartes SIM en circulation sur le territoire national.

Le FNE va construire une École Nationale à Colmini

Le vendredi 13 novembre, Joseph Frantz Nicolas, le Directeur Général du Fonds National de l’Éducation (FNE), était en visite de prospection à Colmini (Saint-Marc, Département de l’Artibonite) dans la perspective de la construction d’une École Nationale dans cette section communale.

Massacre de la Saline, les USA s’impatientent

À l’occasion de ce 2ème anniversaire du massacre de la Saline, les États-Unis ont réitéré leur demande de justice pour les victimes. «Nous encourageons le gouvernement haïtien à accélérer et à intensifier ses efforts pour poursuivre les auteurs et rendre la justice qui se fait attendre depuis longtemps». De son côté le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a déploré, le vendredi 13 novembre, que deux ans après le massacre à la Saline, justice ne soit toujours pas rendue aux victimes. Rappelons que, dans ce quartier populaire, en 2019, le RNDDH a recensé, au moins 120 assassinats, 50 disparitions et une quinzaine de cas de viol.

Résultat de la 9e année 2019-2020

Le Ministère de l’Éducation Nationale a publié les résultats complets des examens de 9ème année fondamentale de l’année académique 2019-2020 pour les 10 départements. Selon les données communiquées par les Bureaux départementaux des Examens d’État (BUDEXE), le taux de réussite au niveau national est de 90,89 %, soit 179 819 candidats admis sur 197 845 participants (inscrits 215,453). Sur le podium : 1er – Nord-Ouest avec 97,62 % ; 2e – Nord avec 95,02 % ; 3e – Ouest avec 92,72 %. L’Artibonite se classe dernier avec 85,07 %.

Reprise imminente de l’épidémie en Haïti

Le gouvernement haïtien, à travers le ministère de la Culture et de la Communication (MCC), a recommandé à la population de respecter les mesures-barrières, dont le port de masques dans les lieux publics, le lavage régulier des mains et la distanciation physique, en vue de prévenir une éventuelle expansion de l’épidémie de COVID-19 sur le territoire national, dans une note rendue publique le 11 novembre 2019. Les responsables des églises, des établissements scolaires, des espaces universitaires, des écoles publiques ou privées, des lieux culturels ou artistiques, des entreprises de toutes sortes, sont invités à encourager des comportements responsables, en exigeant scrupuleusement le port du masque par celles et ceux qui fréquentent ces espaces publics.

Le cadavre d’Anise Boisrond, découvert décapité

Le corps sans vie, décapité, d’Anise Boisrond, 22 ans, a été retrouvé dans un champ, à Durocher, deuxième section communale de Torbeck, dans le département du Sud. Cette jeune fille a été enlevée depuis le 1er novembre 2020, dans la localité de D’Antan. La police a procédé à l’arrestation de son petit ami pour son implication présumée dans le meurtre. Un avis de recherche est également lancé contre Énel, ainsi connu.

Deux morts dans le Sud, à cause des averses

Les averses, qui se sont abattues sur le département du Sud, ont fait au moins deux morts, selon la responsable départementale de la Protection Civile, Sylvéra Guillaume. La pluie a provoqué des inondations et a ravagé plusieurs plantations des agriculteurs.

Dissipation des doutes du porte-parole de l’IGPNH

Jonet Vital, le porte-parole de l’Inspection générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), a démenti avoir fait savoir que l’étudiant Grégory Saint-Hilaire n’a pas été tué par un agent de l’USGPN. Il a précisé que les résultats préliminaires de l’enquête ne suffisent pas pour faire une telle affirmation. Il a ensuite ajouté que l’enquête suivait normalement son cours.

Des plaques seront disponibles sous peu

Les plaques «Transport de marchandises» et «Transport de passagers», entre autres, vont être distribuées sous peu, aux propriétaires de véhicules, a informé la Direction Générale des Impôts (DGI) qui précise que cette mesure a été prise pour pallier le problème des véhicules circulant sans plaques, en attendant l’arrivage d’une nouvelle commande.

Un nouveau calendrier de mobilisation de l’opposition, annoncé

L’ensemble des organisations politiques de l’opposition, lors d’une conférence de presse donnée le jeudi 12 novembre 2020, a annoncé un nouveau calendrier de manifestations anti-gouvernementales. Les 17 et 18 novembre prochains, le porte-parole de cette structure, Abel Loreston, invite la population à venir manifester sa colère contre l’insécurité, l’impunité et la corruption, tout en exigeant le départ du président Jovenel Moïse.

Le D. G. de la PNH rappelle ses policiers à l’ordre

À travers une note, la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti a lancé un avertissement aux policiers qui utilisent la cagoule, dans le cadre de leurs activités routinières. Le chef a. i. de la PNH, Rameau Normil, leur a rappelé que toute dérogation au port de l’uniforme est formellement interdite, hormis les cas dûment autorisés. Il a fait injonction à tous les commandants de juridiction de prendre leurs responsabilités en main et de s’assurer constamment de la conformité de l’uniforme de leur personnel.

Installation du cartel intérimaire des Gonaïves

Le mercredi 11 novembre 2020, un nouveau conseil municipal dirigé par M. Donald Diogène a été installé à la tête de la commune des Gonaïves. Dans son discours de circonstance, le maire s’est engagé à refaire l’image de la Cité qui est actuellement confrontée au problème d’insalubrité. Mme Nicaëla Bien-Aimé et M. Fontaine Badio sont les deux autres membres du cartel.

Rencontre entre le ministre de l’Éducation nationale et l’ambassadeur de France en Haïti

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Pierre Josué Agénor Cadet, a rencontré, le mercredi 11 novembre 2029, l’ambassadeur de France en Haïti, José Gomez, autour de la formation des maîtres, de l’appui au niveau de l’enseignement supérieur, de la mise en œuvre du projet NECTAR, financé par la France, qui doit contribuer à la réforme curriculaire. Le titulaire du MENFP a insisté sur l’importance du projet NECTAR et sur la nécessité d’une bonne gestion dudit projet, afin d’atteindre les résultats escomptés. Il a souligné, par ailleurs, l’intérêt qu’il accordait à la formation des enseignants.

Des individus réclamant 43 mois d’arriérés de salaire au MAST

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Ducarmel Gabriel, accompagné d’agents de la police nationale, a procédé, le mercredi 11 novembre, au déguerpissement d’un groupe d’individus qui avaient élu domicile dans la cour du ministère depuis quatre semaines. Ces protestataires, qui se présentaient comme des contractuels du MAST, réclament 43 mois d’arriérés de salaire. La ministre des Affaires sociales et du Travail, Yolette Nicole Altidor, en poste depuis huit mois, nie que son administration doit 43 mois à des contractuels. «Je n’ai engagé aucun contractuel depuis mon arrivée», dit-elle, rejetant, d’un revers de main, l’information faisant croire qu’elle s’engageait à verser 18 mois de salaire à des contractuels. On apprend que l’ancienne ministre du MAST, Élise Gelin, la prédécesseur de Yolette Nicole Altidor, avait émis une circulaire mettant fin au service de tous les contractuels de l’institution. Selon un rapport acheminé par le MAST au ministère des Finances, l’institution comptait 467 contractuels pour l’exercice 2018-2019.

La vice-présidente du GSCC tire la sonnette d’alarme

L’actuelle vice-présidente du GSCC, Mme Pascale Drouin, pense que le GSCC doit continuer à jouer son rôle d’accompagnateur dans la lutte contre le cancer en Haïti. Depuis le mois de janvier, les activités du Groupe de Support Contre le Cancer (GSCC) sont au point mort, faute de moyens économiques. En activité depuis 20 ans en Haïti, le GSCC a débuté dans la sensibilisation contre le cancer, avant de se donner un rôle beaucoup plus actif dans la subvention du traitement des personnes qui luttent contre le cancer. «Le financement du GSCC, en plus de quelques bailleurs de fonds stables, se base sur des activités clés, comme la Marche Traditionnelle au mois d’octobre, largement supportée par les compagnies locales et la Grande Journée Verte, au mois de mai, considérée comme l’une des plus importantes activités de levée de fonds du GSCC», explique Mme Pascale Drouin, vice-présidente du GSCC. À cet effet, la volonté de Mme Pascale Drouin est inébranlable. «Le GSCC ne veut pas fermer, le GSCC ne doit pas fermer. Nous allons nous battre de toutes nos forces pour reprendre nos activités. On demande à la société de nous accompagner», s’époumone-t-elle.

Signature d’un protocole d’accord entre l’INFP et le CNC

Dikel Delvariste, le directeur de l’Institut National de la Formation Professionnelle (INFP), et le professeur Lesly Alexandre, responsable du Conseil National des Coopératives (CNC), ont paraphé, le mardi 10 novembre 2020, un protocole d’accord, afin d’encadrer les artisans évoluant dans tous les départements du pays. Avec ce protocole, les deux institutions entendent aller vers les artisans, les former, jusqu’à leur proposer de former des coopératives, afin de créer et de gérer leurs propres entreprises. Il s’agit d’un protocole qui entend mettre en œuvre un projet-pilote de validation des acquis de l’expérience professionnelle, dans l’intérêt des artisans de plusieurs départements géographiques du pays, exerçant dans divers domaines d’activités. Les deux institutions rappellent que le système d’apprentissage traditionnel informel constitue, aujourd’hui encore, «le mode dominant» de transmission de savoir-faire en Haïti et que, de ce fait, l’immense majorité des artisans haïtiens, exerçant actuellement dans divers domaines de l’économie, n’ont été formés que par la voie de l’apprentissage informel, soulignent-elles, dans le document officiel fixant la responsable institutionnelle de chacune.

Lancement de la plateforme téléphonique Alo Sajfanm

L’Association des infirmières sages-femmes d’Haïti (AISFH) a procédé, le vendredi 6 novembre, au lancement de la plateforme téléphonique Alo Sajfanm, dans le département des Nippes. Cette plateforme va permettre aux femmes enceintes, particulièrement celles des zones reculées, de trouver des informations sur la grossesse, l’accouchement, la consultation prénatale et postnatale, le planning familial et d’autres services concernant la santé sexuelle et reproductive des femmes, en composant le 82 27 pour les abonnés de la DIGICEL et le 28 14 01 71 pour ceux de la NATCOM. Outre les Nippes, cette plateforme téléphonique sera lancée dans les départements de la Grand’Anse, du Sud-Est et du Nord-Ouest, a indiqué la présidente de l’Association des infirmières sages-femmes d’Haïti, lors de la cérémonie de lancement qui s’est déroulée dans un hôtel à Miragoâne. Marie Jasainte Dorine précise que le centre d’appel est géré par des sages-femmes disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Altidor Jean Hervé

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