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Desras, un «rat do kale»

À quoi rime Simon Dieuseul Desras? un «rat do kale» qui veut vendre la grenouille pour du bœuf. Ce malfaiteur est prêt à tout faire pour de l’argent. À en croire ses amis proches, c’est un invertébré, un homme plat, sans colonne vertébrale, qui ne recule devant rien pour gagner de l’argent.

«Alors que le président Jovenel Moïse ne cesse de lancer un appel au dialogue à l’endroit de l’opposition, certains membres du Secteur Démocratique et Populaire, ainsi que d’autres entités de l’opposition, boudent son invitation. Ils restent sur la corde raide, en affirmant qu’ils ne vont pas discuter sur le sang des nombreuses victimes d’exactions du régime en place et qu’ils n’entendent pas cohabiter avec Jovenel Moïse. Un discours «démagogique», a dit l’ancien sénateur Dieuseul Simon Desras. «Je veux aujourd’hui démasquer certains discours que j’estime démagogiques», a-t-il poursuivi.

La machine médiatique à la solde du pouvoir en place s’est aussitôt emballée pour occulter le vrai visage de Desras, un rat en mission, et du coup, vilipender le secteur de l’opposition, notamment le Secteur Démocratique et Populaire, après cette déclaration.

Il n’en reste pas moins que les opinions publiques ont perçu la réalité différemment. À la différence de l’homme, le lézard est prêt à sacrifier sa queue pour sauver sa vie. L’ancien président du Sénat, s’est dit en faveur du dialogue, a jugé que ce n’est que dans le cadre de négociations que les prisonniers politiques pourront obtenir leur libération. Dieuseul Simon Desras, qui avait auparavant une position radicale, au même titre que ses collègues du Secteur Démocratique et Populaire, a expliqué qu’il a «révisé sa position». Il a dit croire désormais qu’il sera plus facile de faire cesser les massacres et de rendre justice aux victimes, dans le cadre d’un dialogue et non dans le bras de fer.

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Même s’il a révisé sa position, l’ancien sénateur continue de croire que le président Jovenel Moïse doit partir le 7 février 2021. «La législature dure quatre ans. Un an après le départ de la législature, c’est la fin du mandat du président. Son mandat prendra fin le 7 février 2021», a-t-il dit. Dieuseul Simon Desras affirme que seul un dialogue pourra permettre au président de la République de rester au pouvoir, au-delà de cette date. L’ancien président du Sénat de la République fait partie de ceux qui croient qu’«à un conflit politique, il faut une solution politique». Dieuseul Simon Desras n’a pas caché qu’il s‘est entretenu avec le chef de l’État au téléphone. Les discussions ont porté sur la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections. Il confirme les déclarations du chef de l’État qui a affirmé plusieurs fois, ces derniers jours, qu’il s’est entretenu avec des figures de l’opposition. «Le président n’a pas menti, il les a bien rencontrés», a dit l’ancien sénateur, qui n’a pas voulu non plus dévoiler les noms de ses collègues qui ont rencontré Jovenel Moïse. Il demande à ces derniers de prendre leur courage à deux mains, en confirmant eux-mêmes les informations.

Confirmant les informations selon lesquelles des discussions sont en train d’être conduites dans une perspective de changement de Premier ministre, Dieuseul Simon Desras accuse ses collègues d’avoir déjà rencontré 90% des premiers ministrables. «90% d’entre eux ont leur Premier ministre dans leur poche… Chaque fois qu’ils s’entretiennent avec le président, ils lui proposent leur Premier ministre», a fait savoir Dieuseul Simon Desras, qui met dans le même panier opposition radicale et opposition modérée. Il a mis en cause l’un des leaders influents du Secteur Démocratique et Populaire qui aurait déclaré qu’il aurait préféré que le président Jovenel Moïse reste au pouvoir jusqu’en 2027, si ce n’est pas son Premier ministre qui était désigné. Il y a dans l’opposition des gens qui se sont rendus jusqu’au Plateau central, à la rencontre d’un premier ministrable, selon l’ancien président du Sénat, dont le nom est également cité en remplacement de Joseph Jouthe, a lamenté Desras.

Me André Michel, le Porte-parole de l’opposition du Secteur démocratique et populaire a dit que les leaders du mouvement «sont disposés à rencontrer le Président Jovenel Moïse, à condition que les discussions portent sur son départ, au plus tard le 7 février 2021 et sur la mise en place d’un Gouvernement de transition». Me André Michel a écarté, une fois de plus, toute possibilité de cohabiter avec Jovenel Moïse.

Entre temps, les militants des bases populaires de l’opposition continuent de réclamer des explications et l’expulsion des traîtres des rangs de l’opposition. Ceux ou celles qui ont trahi, en collaborant avec le pouvoir, en acceptant des mains du criminel au pouvoir, ce que la population avait refusé, et qui cherchent à miner les structures de base de l’opposition, ne devraient plus en faire partie. C’est le prix qu’ils doivent payer pour leurs infidélités.

Emmanuel Saintus

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