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Nouvelles en bref – 30 Septembre 2020

PNH : le père du D. G. retrouvé mort

Robert Normil, le père du DG de la Police Nationale d’Haïti, Normil Rameau, a été retrouvé mort dans sa résidence, à Fort Jacques. L’homme de 83 ans serait victime d’un homicide, selon les premières informations. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce probable homicide. Notons que le corps sans vie de Robert Normil a été découvert dans un réservoir d’eau avec le couvercle fermé, tandis que la canne qu’il utilise généralement pour marcher était retrouvée un peu plus loin.

Kanye West visite Haïti

Le rappeur aurait été filmé à son arrivée à l’aéroport du Cap-Haïtien, en compagnie de son équipe. Il a été rejoint par le Président de la République, Jovenel Moïse et de la Première dame, Martine Moïse, au Salon diplomatique. Il s’est rendu à Labadie et à l’Île de la Tortue, avec le couple présidentiel comme guide. La présence de Kanye West dans le pays coïncide avec celle de la joueuse de tennis, double championne de l’US Open d’origine haïtienne, Naomi Osaka, remarquée d’ailleurs sur une vidéo au Salon diplomatique de l’aéroport du Cap-Haïtien en train d’échanger avec le rappeur et le chef de l’État.

Radio Ginen parle

Le PDG de Radio/Télé Ginen, Lucien Borges, a dénoncé le jeudi 24 septembre dernier, la bastonnade, agression suivie de séquestration dont son journaliste-caméraman aurait été l’objet à la Cour Supérieure des Comptes, à l’occasion de l’incident qui avait été provoqué par le ministre des TPTC, Joacéus Nader. Selon ce qu’a expliqué Lucien Borges, le journaliste aurait été attaqué, au moment de filmer les évènements qui se déroulaient à la Cour. Des employés de l’institution auraient frappé violemment Samuel Dalman et d’autres journalistes, avant qu’un cadre de l’institution ne soit intervenu. Toujours selon le PDG de RTG, le caméraman comme ceux de la Radio Télé Nationale et du MTPTC ont ensuite été séquestrés, forcés d’effacer les images prises par son caméra par un juge de paix appelé par les responsables de la Cour pour faire le constat de la présence du ministre avec des hommes lourdement armés dans des services jugés sensibles.

L’HUM, au sommet de la résidence hospitalière dans le pays

Depuis tantôt sept ans, la résidence hospitalière à l’Hôpital universitaire de Mirebalais (HUM) passionne et galvanise médecins et infirmières, désireux de suivre une formation académique rigoureuse, durant leurs années de spécialisation. Répondant à une demande que les hôpitaux publics, parce qu’ils ne peuvent recevoir qu’une poignée de résidents parmi les inscrits que cet hôpital n’arrivait pas à combler, l’HUM est devenu, en peu de temps, une destination de premier ordre, notamment pour ces six programmes de résidence médicale. Zanmi Lasante tenait depuis 2011 un programme de médecine familiale à l’hôpital Saint-Nicolas de St-Marc. Deux ans plus tard, soit en 2013, le programme de résidence hospitalière a vu le jour à l’HUM. Aux côtés des services tels que la médecine interne, la pédiatrie, l’obstétrique-gynécologie, la chirurgie générale et la médecine d’urgence, viennent se greffer un programme de formation pour les infirmières anesthésistes et deux programmes de sous-spécialisation en neurologie et en chirurgie plastique. Peu importe le programme considéré, le Dr Toussaint soutient que les objectifs restent les mêmes. “Ils se résument dans la mission du département de formation : former des professionnels de santé hautement qualifiés, capables de transformer la pratique et la recherche médicales en Haïti et d’influencer le système de santé national, au bénéfice des populations ».

S’agissant de l’impact concret de l’accréditation internationale, récemment obtenue par l’HUM, le Dr Sterman Toussaint, professeur à la Faculté de médecine de l’UEH, croit que l’accréditation ne concerne pas uniquement l’HUM, c’est le pays qui doit s’en réjouir.

ENS : Le projet de reconstruction tarde

Dix ans après le séisme du 12 janvier, le projet de reconstruction de l’École Normale Supérieure n’a toujours pas été concrétisé. Le dossier avance clopin-clopant. Toujours pas de réels chantiers. Aucun fonds réel n’est disponible pour la reconstruction de cette entité de l’Université d’État d’Haïti (UEH) qui a formé une kyrielle de générations d’hommes et de femmes dans ce pays. Pour le moment, seul le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a pu accorder un montant de onze millions de gourdes, dans le cadre de ce projet de reconstruction. Ce fonds devra seulement aider à faire avancer l’étude de sol et la clôture du terrain, dont le coût était préalablement prévu à dix-sept millions de gourdes, selon les précisions du professeur Dieuseul Prédélus, l’un des responsables de cette entité de l’UEH qui dispose, depuis des années, d’un terrain situé à l’arrière de l’hôtel Oloffson, à Carrefour-Feuilles, à Port-au-Prince. Si les dirigeants, malgré les pourparlers engagés jusqu’ici sans gros résultats, semblent rester optimistes, des étudiants, eux, ne cessent de se plaindre des mauvaises conditions dans lesquelles ils suivent les cours dans l’établissement. «Les hangars ne sont pas dans les meilleures conditions pour faciliter la dispensation des cours. L’espace facultaire ne répond pas à la formation», se plaignent-ils.

Les examens d’État prendront en compte la conjoncture

Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a décidé de proposer, cette année aux examens officiels, des épreuves qui tiennent compte uniquement de ce que les élèves ont pu voir en classe. Tout en refusant d’attribuer l’étiquette d’ « allégés » ou d’« évaluation au rabais » à ses examens d’État, le MENFP avoue ne pas pouvoir « sacrifier » l’année scolaire des enfants, en leur proposant des épreuves trop difficiles. «Ce n’est pas un cadeau que le MENFP va faire. Mais il sera soumis aux élèves un examen qui sera à la portée de tous. Les textes d’examen seront réduits. Déjà, en cette période de COVID-19, on ne peut pas demander à un enfant de porter un masque pendant longtemps. Ces épreuves ne porteront que sur le programme minimum distribué dans les écoles, après la reprise des activités scolaires le 10 août dernier», a fait savoir Louis Fritz Dorminvil, directeur départemental de l’Ouest. Cette mesure est justifiée, toujours selon le ministère de l’Éducation nationale, en raison des évènements de «peyi lòk », de la crise sanitaire liée à la maladie de COVID-19 et des turbulences survenues, à cause de la grève des enseignants dans les écoles publiques.

Le bâtiment de la Faculté des sciences, quasiment achevé

Lancées depuis avril 2018, les activités de construction, préalablement prévues pour une durée de 18 mois, ont été, à maintes reprises paralysées et donc repoussées, d’une part, en raison des turbulences sociopolitiques, notamment durant les dures périodes de « peyi lòk », d’autre part, en raison de la grande crise sanitaire du nouveau coronavirus (COVID-19), a fait savoir Guy Alain Louis Charles, ingénieur de projet, responsable de la supervision à la charge de la « société Génie Conseil & Aedifica Sud ». À peine sortis de la crise sanitaire, les ouvriers ont repris les travaux depuis peu, mais pas avec la même motivation de départ, étant donné les restrictions qu’impose la maladie, certains gestes-barrières à respecter, a souligné l’ingénieur. «Ils ne pouvaient pas travailler avec la même efficacité. On recommence à travailler, pas avec la même vitesse de croisière. Il reste certains travaux à réaliser…», a-t-il ajouté. Si tout se passe comme prévu, d’ici la fin du mois de septembre, les travaux devraient s’achever avec ce nouveau bâtiment construit en trois étages, dont le coût est estimé à 5,5 millions de dollars, tandis que le coût du matériel de laboratoire et du mobilier est estimé à 1,7 million de dollars. Il comporte, entre autres, « vingt-trois salles de classe, dont cinq salles de niveau maîtrise en base de données, quinze laboratoires, une bibliothèque étendue sur 200 mètres carrés, un amphithéâtre sur 270 mètres carrés, un ascenseur, quatre escaliers, sept blocs sanitaires… ». Le financement de ces travaux est assuré par Qatar Fundation et Fondation Clinton-Bush.

Jovenel Moïse implore une meilleure aide de l’internationale

Le président Jovenel Moïse souhaite des projets qui s’adaptent aux besoins et aux priorités du pays, dans une perspective de développement durable et pouvant aider à mettre en œuvre un développement économique, axé notamment sur l’humain et la production nationale, dans une déclaration préenregistrée, diffusée, le jeudi 24 septembre 2020, à la 75e Assemblée générale virtuelle de l’Organisation des Nations Unies (ONU). «Haïti doit choisir ses priorités dans la réalisation des projets financés par les bailleurs de fonds internationaux », a déclaré Jovenel Moïse. Tout en appelant à un renforcement des capacités des institutions haïtiennes, il a appelé à la réalisation de projets, « susceptibles de lutter positivement contre la pauvreté, tout en prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux du pays ». Pendant ces 10 dernières années, « des milliards de dollars dépensés n’ont pas pu améliorer les conditions de vies des Haïtiennes et Haïtiens. Ils n’ont souvent pas tenu compte de nos priorités, de nos besoins, ni même de notre stratégie de lutte contre la pauvreté»

Jovenel Moïse fait un auto-coup d’État, selon Me Sonet Saint-Louis

Analysant le comportement du chef de l’État sur ce sujet, le professeur en droit constitutionnel, Me Sonet Saint-Louis, estime qu’il s’agit d’un « crime de haute trahison », selon la manière dont Jovenel Moïse entend avancer sur ce sujet. Le professeur Sonet Saint-Louis rappelle que la procédure d’amendement d’une Constitution doit être faite de manière rigoureuse et doit refléter la volonté populaire, les exigences de précision et de clarté. C’est un moment important, crucial dans la vie d’un pays, affirme le juriste qui ne se positionne pas, à l’instar de plusieurs secteurs de la vie nationale, en faveur d’une nouvelle Constitution. Avec son positionnement sur le référendum, « le président n’a pas seulement violé la Constitution, mais il a aussi fait un auto-coup d’État », dénonce le juriste. Pour ce dernier, un président en fonction ne peut pas dénoncer la Constitution. «S’il le fait, c’est un crime de haute trahison», soutient celui qui fustige le comportement du chef de l’État par rapport à la Constitution. « On ne peut pas être élu sous l’empire d’une Constitution qu’on harcèle.

Le PHTK contre ce CEP formé de manière « unilatérale»

L’exécutif a formé, seul, ce Conseil électoral provisoire (CEP), sans consultations. C’est le constat de Liné Balthazar, président du PHTK, le parti politique sous la bannière duquel Jovenel Moïse a été élu président. «Le pays n’a pas besoin d’élections contestées. Le président de la République et l’exécutif ont besoin d’un accord politique, afin d’avoir la sérénité qu’il faut pour lancer les élections. C’est la position du PHTK et des partis alliés », a-t-il affirmé. «Depuis 30 ans, aucune élection n’a été réalisée dans le pays sans un minimum de consensus sur le Conseil électoral provisoire », a rappelé le président du parti au pouvoir. «Nous sommes très préoccupés par le fait que, dès le départ, le CEP suscite autant de controverses et d’hostilités tant sur sa composition que sur son mandat. C’est le signe d’un malaise et les autorités doivent en tenir compte et créer des conditions politiques pour la tenue d’élections inclusives », a exhorté Liné Balthazar. Le président Jovenel Moïse avait déjà gagné les élections avec un CEP qui était hostile au PHTK, a-t-il révélé. «Le chef de l’État n’a aucune raison d’avoir peur d’un CEP ouvert, qui inspire confiance à tous les partis, avec des personnalités de toutes les tendances, afin de rassurer tout le monde de participer aux élections aux côtés de PHTK et d’autres.

Altidor Jean Hervé

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