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Jovenel Moïse se tient sur un seul pied!

Personne n’est dupe. Le mensonge est trop monumental pour convaincre le peuple. Jovenel Moïse suit à la lettre tous les ordres de Washington. C’est inédit et c’est la première fois que des secteurs vitaux de la vie nationale refusent d’obtempérer aux diktats américains. Les Américains et leurs acolytes jovenéliens commencent-ils à réaliser l’impossible tâche qu’ils se sont fixés, à savoir : briser les revendications populaires en introduisant le facteur élection? Que les Américains menacent le peuple, que Jovenel dise chercher à éliminer ses opposants, tout ceci ne renvoie qu’à une chose: Jovenel Moïse et alliés sont complètement dans l’impasse et ce, malgré la déclaration fanfaronne des autorités américaines qui ont fait la menace de punir la population haïtienne, si elle refuse de prendre part à la mascarade électorale.

Jovenel Moïse a réitéré son engagement à tenir des élections justes, libres et démocratiques. Toutefois, les partis comme «Pitit Dessalines», Fusion ou Fanmi Lavalas, ont exigé la démission de Jovenel Moïse et la mise en place d’un gouvernement de transition. Le Secteur Démocratique et Populaire maintient sa position, après que l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Port-au-Prince ait proféré des menaces à l’encontre de toutes les entités de la vie nationale refusant de participer aux prochaines élections du Président Jovenel Moïse. Il a réitéré sa position et encouragé une mobilisation nationale, en vue de faire respecter la volonté populaire.

De son côté, Liné Balthazar, le président du PHTK (Parti Haïtien Tèt Kale) a dit que le PHTK est pour les élections, mais pas avec un CEP formé de façon unilatérale. Il a expliqué que Jovenel Moïse a mis en place, seul, ce Conseil Électoral Provisoire (CEP), sans consultations. «Le pays n’a pas besoin d’élections contestées. Le président de la République et l’exécutif ont besoin d’un accord politique, afin d’avoir la sérénité qu’il faut pour lancer les élections. C’est la position du PHTK et des partis alliés », a déclaré Liné Balthazar, président du parti sous la bannière duquel Jovenel Moïse a été élu président de la République.

Après la classe politique et la plupart des secteurs importants de la société, c’est maintenant le parti politique de Jovenel Moïse lui-même, qui prend ses distances par rapport à la nomination du nouveau Conseil électoral provisoire. «Nous ne voulons pas d’élections ‘’yon grenn soulye’’ dans le pays. Il y a des doutes, des suspicions sur le Conseil électoral, formé de façon unilatérale. Il faut qu’il y ait un minimum de consensus sur la formation du CEP », a dénoncé Liné Balthazar, président du PHTK.

«Depuis 30 ans, aucune élection n’a été réalisée dans le pays sans un minimum de consensus sur le Conseil électoral provisoire », a rappelé le président du parti au pouvoir. «Nous sommes très préoccupés par le fait que, dès le départ, le CEP suscite autant de controverses et d’hostilités, tant sur sa composition que sur son mandat. C’est le signe d’un malaise, et les autorités doivent en tenir compte et créer des conditions politiques pour la tenue d’élections inclusives », a encouragé Liné Balthazar.

«Le président Jovenel Moïse avait déjà gagné les élections avec un CEP qui était hostile au PHTK», a-t-il révélé. «Le chef de l’État n’a aucune raison d’avoir peur d’un CEP ouvert, qui inspire confiance à tous les partis, avec des personnalités de toutes les tendances, afin de rassurer tout le monde de participer aux élections aux côtés du PHTK et d’autres. C’est ce que le PHTK demande », a soutenu M. Balthazar.

À en croire Liné Balthazar, le CEP c’est la base des élections. «Quand vous construisez, si déjà il y a des problèmes dans la fondation, gen anpil chans pou kay la kraze », a-t-il illustré. «Nous demandons à l’exécutif de trouver ce consensus. Qu’il s’agisse d’une entente ou d’un accord, ou d’un consensus… il faut un minimum de consensus entre les forces politiques de l’opposition et les forces qui supportent le pouvoir, pour aller aux élections», a ajouté Liné Balthazar.

Emmanuel Saintus

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