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La BRH fixe les règles du jeu, le prix des produits à la baisse

Après plusieurs semaines où la gourde continue a accumulé une appréciation face au dollar, l’impact commence à se faire sentir au niveau des prix des produits alimentaires. Les prix du lait, des produits alimentaires parmi les plus consommés du pays, sont légèrement revus à la baisse, dans certains marchés publics et même dans certains supermarchés.

Par ailleurs, pour repérer et prévenir le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en Haïti, la Banque de la République d’Haïti (BRH) a fixé les lignes directrices aux agents de change, aux coopératives d’épargne et de crédit et ainsi qu’à bon nombre d’autres institutions financières. Les lignes directrices diffèrent sensiblement suivant qu’elles s’appliquent à un agent de change, une coopérative d’épargne et de crédit ou à des institutions financières.

Dans certains marchés tels; marché Salomon à Port-au-Prince, Du Mornay à Delmas 33, le Marché de Tabarre, marché de Duvalier à Carrefour et même dans certains supermarchés, on peut remarquer une baisse relative dans le prix de certains produits alimentaires. Le riz blanc importé, qui constitue le principal produit dans le panier alimentaire haïtien, dans les marchés mentionnés antérieurement, connaît une baisse allant de 15 à 18% ; le sac de riz américain de 25 kg est passé de 2 300 à entre 1 900 et 2 000 gourdes. Cette même tendance est observée dans les prix des huiles végétales. Pour certaines qualités d’huiles, le gallon se vend actuellement entre 500 gourdes, à 600 gourdes, soit une réduction comprise entre 20% à 35%, par rapport au prix d’avant qui était de 800 gourdes. À Carrefour, à Delmas, à Port-au-Prince et à Tabarre, le coût d’une marmite de sucre crème est passé de 280 à 200 gourdes, ce qui représente une baisse de pas moins 28%. Le lait concentré, certains produits carnés, le spaghetti suivent également cette tendance.

Pour certains produits dont la marmite constitue la principale mesure dans les marchés publics, tels que le sucre, le maïs moulu et bien d’autres produits de grande consommation, les prix suivent cette même tendance. Pour ces produits, dans la grande majorité des cas, la baisse est comprise entre 20 et 25%, ce qui reflète le regain de forme de la monnaie locale de plus de 30% sur le marché informel et plus de 25% sur le marché formel depuis plusieurs semaines, de manière continue.

En outre, selon la ligne directrice mise en place par la banque centrale, les institutions financières, les agents de change et les coopératives d’épargne et de crédit sont tenus de mettre en place un programme de prévention. Ils sont appelés, dans le cadre dudit programme, à centraliser les informations sur l’identité des clients, bénéficiaires effectifs, donneurs d’ordre, bénéficiaires et titulaires de procuration, mandataires, et sur les transactions suspectes. Ils doivent aussi désigner un officier de conformité. Pour les institutions financières, en plus de l’officier de conformité, la Banque de la République d’Haïti demande, à ce qu’il y ait un responsable de conformité au niveau de l’administration centrale, de chaque succursale et agence. Dans le cadre des lignes directrices, la BRH décrit quand il est nécessaire de procéder à l’identification des clients, des mandataires de leurs clients, des sociétaires, des titulaires de procuration, des bénéficiaires effectifs, les ayants droit économiques et des donneurs d’ordre. La vérification doit se faire au moyen de documents, de sources de données ou de renseignements fiables. Les agents de change, les coopératives d’épargne et de crédit de même que les institutions financières ont l’obligation de conserver les documents durant cinq ans.

Selon les lignes directrices des coopératives d’épargne et de crédit et celles des institutions financières, le programme de prévention doit comprendre des politiques, des procédures et des contrôles internes, des dispositifs de contrôle de la conformité et des procédures appropriées, lors de l’embauche des employés. Dans celui des agents de change, figurent l’élaboration et l’application de politiques et procédures destinées à assurer le respect des lois et règlements et aussi des dispositifs de contrôle de conformité appropriés quand on embauche des employés.

Des sanctions administratives (avertissement, suspension d’activités, retrait d’agrément ou interdiction définitive dans les cas les plus graves) ou pécuniaires sont prévues par la BRH, en cas de grave défaut de vigilance ou de non-respect des obligations d’indentification du client, non-production de déclarations de transactions ou de dénonciations.

Altidor Jean Hervé

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