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Deux ministres, présumés gangsters, révoqués

Dans les repères de petits vicieux, une sangsue ariéliste est en train de fantasmer. Sauf que le parasite va bientôt se réveiller et réaliser que ce n’était qu’un rêve. Les ariélistes feraient bien de se serrer les fesses. Ou de prendre les jambes à leur cou… Tout en serrant les fesses. Ah… Toutefois, il va y avoir du relâchement d’un côté ou de l’autre….

Lorsque les feuillages seront tous à terre, la place deviendra un vrai billard. Pour l’instant, certains soumis, serviteurs du système, sont tenus à distance. Il reste néanmoins quelques dizaines dans la ville, en attendant la rupture totale du barrage…. Et la rupture du barrage serait fatale car, en plus de l’inondation, elle causerait un problème majeur pour ces malfrats politiques et économiques en Haïti.

Le message est très peu subliminal et se résume ainsi, en substance : «si nous pouvons frapper PRÈS de la porte de nos amis, c’est que nous pouvons frapper nos amis alliés, tout aussi bien. Vous devriez être plus réfléchis et plus prudents».

Ça va leur faire tout drôle d’être contraints de boire l’eau des égouts, comme les bagnards des quartiers populeux qu’ils ont mis dans cet état. Le peuple sait pertinemment que l’empire collectif du mensonge est en déliquescence. Négociation: certainement, mais pour meubler le temps, car il faut maintenir le pygargue dans le pot au feu, sans augmenter trop vite la température, et le distraire en lui faisant croire qu’il contrôle la situation. Le mijotage aura ensuite raison de ses plumes… Et puis, fini le vol, fini de planer au-dessus de ses proies.

Dites-vous bien que RIEN ne peut faire repartir la machine, il est trop tard ! En effet, le vendredi 11 novembre 2022, en Conseil des Ministres, après lecture des lettres de démission des ministres Berto Dorcé (Justice) et Liszt Quitel (Intérieur), le Gouvernement d’Ariel Henry a approuvé ces deux démissions. Les ministres de la Justice et de l’Intérieur, Berto Dorcé et Liszt Quitel, ont été contraints par le premier ministre Ariel Henry de remettre leur démission. Lors du dernier Conseil des Ministres, organisé le vendredi 11 novembre 2022, les lettres de démission ont été lues et approuvées par les autres ministres qui se sont également penchés sur l’intérimat, avant un éventuel remaniement ministériel.

Un arrêté publié le même jour, dans le numéro spécial #31 du journal officiel « Le Moniteur », confirme un remaniement ministériel.

« Arrêté nommant le citoyen Ariel Henry, Ministre a. i. de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, il remplace Liszt Quitel.

Arrêté nommant la citoyenne Emmelie Prophète Milcé, Ministre a. i. de la Justice et de la Sécurité Publique, elle remplace Berto Dorcé. »

Les deux ministres ont été contraints de remettre leur démission, à la suite de la révocation de leur visa américain, dans le cadre des sanctions prises par les États-Unis. Les autorités américaines n’ont pas communiqué les raisons de ces révocations, contrairement à ce qui avait été fait, concernant les sanctions prises contre le Président du Sénat, Joseph Lambert, et l’ancien sénateur, Youri Latortue, sanctionnés à la fois par les États-Unis et le Canada.

À ce sujet, le Chargé d’affaires américain en Haïti, Eric William Stromayer, a expliqué: « Nous n’avons cité aucun nom. Les gens visés peuvent produire leurs réclamations. Nous avons nos raisons pour prendre nos décisions. C’est entre nous et les concernés. Le gouvernement haïtien est libre de prendre ses décisions (concernant les ministres). Il est souverain. Nous n’avons aucun contrôle en ce sens. On va voir où cela va mener. Si le gouvernement haïtien décide de prendre une décision basée sur nos mesures ou autres raisons, c’est à lui de décider.»

Selon les informations obtenues, la communauté internationale aurait exigé du Premier Ministre Ariel Henry de révoquer les membres de son Gouvernement, objets de sanctions internationales. De plus, bien avant son départ, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Berto Dorcé, visé par des sanctions américaines, selon le Chargé d’affaires Éric Stromayer, a renvoyé le chef du Parquet de Port-au-Prince, Me Jacques Lafontant, pour des motifs de corruption, de malversations et d’abus d’autorité, selon le document de révocation. Me Jacques Lafontant a été mis en disponibilité, pour «fautes administratives graves», par le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Berto Dorcé, à la suite d’une plainte (de trop) transmise par le premier ministre Ariel Henry. Dans une correspondance adressée au chef du parquet révoqué, le ministre Dorcé, lui-même indexé pour de multiples actions répréhensibles, a évoqué «des actes de corruption, de malversations et d’abus d’autorité», pour prendre cette décision.

En réaction, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince fait peu de cas de la correspondance du ministre Dorcé. Dans une note virale, il déclare n’être pas au courant de la décision. Me Ronald Richemond a été choisi pour remplacer le commissaire révoqué. Voici la teneur de la lettre de révocation adressée au commissaire du gouvernement.

«Monsieur le Commissaire du gouvernement,

Le Premier ministre, Dr Ariel HENRY, m’a transmis une nouvelle plainte portée contre vous. Ce nouveau dossier s’ajoute à la longue liste de celles dénonçant vos actes de corruption, de malversations et d’abus d’autorité.

Je vous informe en conséquence qu’il a été décidé de vous mettre en disponibilité pour fautes administratives graves, en vertu de l’article 188, alinéa 4 du décret du 17 mai 2005 portant sur la fonction publique.

Cette mesure est effective à la date de la présente.

Agréez, Monsieur le Commissaire du gouvernement, mes meilleures salutations».

Dans la même lignée, le sénateur Dumont demande au sénateur Lambert de quitter la Présidence du Sénat. Dans une correspondance, le sénateur Patrice Dumont, du Rassemblement des Patriotes Haïtiens (RPH), demande au Président du Sénat, Joseph Lambert, de quitter la présidence, compte tenu des accusations et sanctions américaines et canadiennes contre lui, afin qu’il puisse pleinement assurer sa défense. Le sénateur Dumont demande «la convocation, toutes affaires cessantes, de l’Assemblée des Sénateurs, pour les suites appropriées.»

Emmanuel Saintus

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