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La duplicité d’Ariel Henry ne fait malheureusement plus aucun doute

Négocier avec le diable est chose impossible, sauf si l’objectif est de se saborder. Maintenant, c’est terminé. Les choses sont moins subtiles, plus brutales, et cela sent le roussi pour Ariel Henry et son équipe, car le peuple n’est plus loin de mettre tout en œuvre pour porter l’estocade.

En effet, des milliers de personnes continuent de protester, une fois de plus, contre la misère, l’inflation, l’insécurité et la rareté du carburant qui affectent le pays depuis quelques temps. Le sénateur Joseph Lambert, Président de la Chambre haute, donne un délai de 15 jours aux acteurs de la Société Civile et aux chefs des partis politiques, pour trouver un accord, sinon, le Sénat imposera une solution de manière irréversible.

Le vendredi 9 septembre, plusieurs milliers de manifestants, outre ceux à la capitale, ont défilés dans plusieurs villes de province, comme: Petit Goâve, Hinche, Fond-des-Nègres, entre autres. Des scènes de pillages ont été rapportées, notamment dans la ville des Cayes où la circulation était paralysée par des barricades sur divers axes, et toutes les activités commerciales ont été fermées au centre-ville. Les protestataires ont réclamé le départ du Premier Ministre Ariel Henry et menacé de rester dans les rues si le Chef du gouvernement reste au pouvoir. Très remontés contre la vie chère, des manifestants en colère ont pillé le dépôt de provisions alimentaires, «Piyay dépôt», situé à la rue Antoine Simon, à l’angle de l’avenue Cartagéna, emportant tout ce qui se trouvait à l’intérieur de l’entreprise… Ils ont laissé son propriétaire en larmes, devant une police passive et impuissante, face à une foule de manifestants déchaînés…

À Port-au-Prince, la manifestation a démarré au Champs-de-Mars, dans les parages de l’ambassade de France. Accompagnés d’un char musical, les protestataires ont parcouru quelques artères de la capitale et ont pris la direction de Pétion-ville, en passant par Delmas où l’ancien sénateur, Jean-Charles Moïse, a fait une courte déclaration. Le leader de «Pitit Desalin», qui avait lancé cet appel à la mobilisation, a exigé du gouvernement la disponibilité du carburant dans les stations-services, la baisse du dollar, l’annulation des frais sur les transferts internationaux, entre autres. «Les revendications du peuple haïtien ne sont pas un jeu […] Nous sommes dans la rue pour toujours. La population veut que le pays soit un paradis pour tous les Haïtiens, pas seulement pour 2%», a déclaré Jean-Charles Moïse, présent dans la manifestation.

Sur leur parcours, les manifestants ont dénoncé la situation catastrophique du pays. Ils ont critiqué le pouvoir en place pour son inaction face à la misère de la population, selon leurs propos. L’inflation, la crise du carburant, la cherté de la vie étaient parmi leurs principales doléances. Certains protestataires en ont profité pour demander le départ du Premier ministre Ariel Henry, principal responsable de cette situation, selon eux. À Pétion-Ville, un mouvement de panique généralisé a régné. Les agents de la PNH, selon notre reporter, ont fait usage de gaz lacrymogène et d’un liquide communément appelé «pwa grate», pour disperser les manifestants. Ces derniers n’ont pas mâché leurs mots pour dénoncer le comportement des agents de l’ordre.

Au niveau de cette même commune, Youly Destiné, un journaliste reporter de Radio Télé Zénith, a été touché par une balle en caoutchouc. Il a été également signalé que des manifestants ont attaqué le local de la radio Méga, situé au niveau de la rue Panaméricaine, à coups de pierre, selon les informations disponibles.

Des mouvements de protestation ont également eu lieu dans plusieurs villes de province. À Jérémie, la population a foulé le macadam pour faire part de ses revendications. Les médias locaux ont rapporté trois blessés par balles ainsi que des scènes de pillage au niveau de la Cité des Poètes. À Hinche, on rapporte au moins 7 blessés dont 2 par balles, le mardi 6 septembre, lors des manifestations contre la hausse du coût de la vie et la pénurie de carburant, entre autres. La mobilisation doit continuer.

Leve Kanpe!!!

Emmanuel Saintus

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