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Du latino à la danse traditionnelle haïtienne, Mirlène Sartuné se hisse enfin au piédestal, avec «Bagèt Sant Dans Ayiti»

Âgée de 20 ans, Mirlène Sartuné, dit Miyoo, vit à Cité-Soleil avec sa famille, depuis plus de cinq ans. Ex-lycéenne au lycée de ladite commune dans lequel elle a bouclé ses études classiques en 2020, très passionnée de la danse et de la littérature, pour elle, la danse est importante, comme l’eau est indispensable pour la plante. Après deux baffes aux concours de l’UEH à la Faculté des sciences humaines (FASH) et à la Faculté d’Ethnologie (FE), Mirlène ne cesse de rêver, malgré les faibles fortunes de ses parents. Alors, elle est bénéficiaire d’une bourse d’étude à l’Université Quisqueya où elle a étudié la gestion des petites et moyennes entreprises (PME), octroyée par le recteur Jacky Lumarque.

Membre du Club littéraire Jacques Roumain, l’un des clubs formés dans l’initiative lancée par la structure dénommée «Passage Haïti», dans divers d’écoles de la ville, notamment des lycées, dans le domaine de la littérature, elle participe, de plus, à la formation de bibliothécaire, organisée par «Konbit Bibliyotèk Site Solèy».

La pépite de «Bagèt» se présente, là où la littérature se parle, là où la danse se cadence ou encore là où les arts se rencontrent. Elle a participé en 2020, à un séminaire de danse traditionnelle, de mai à juillet, sous l’obédience du professeur Frédéric Léon. Quatre mois plus tard, elle est encore chanceuse pour la danse traditionnelle camerounaise et afro-contemporaine, enseignée par des étrangers et des haïtiennes. En outre, elle est participante dans un atelier de la première édition de «Makonnen», festival de danse traditionnelle internationale, dans le département du Nord d’Haïti.

Pas seulement une simple danseuse, les capacités de Miyoo lui ont permis d’être assistante à la place de sa professeure, Ginite Popote, pour animer des ateliers de danse traditionnelle, à l’intention des jeunes de 12 à 24 ans, dans le projet nommé «Corps Morcelé», de novembre 2021 à février 2022, dans la région de Petit-Trou-de-Nippes, après sa participation dans le Camp d’été sur la danse et les activités culturelles, dénommé «L’été en Mouvement».

Pendant deux ans, en 2021 et 2022, la jeune danseuse a figuré parmi des boursières ou des bénéficiaires de «Bagèt Sant Dans Ayiti», à la Résidence Tradition Artistique et Création, en vue de renforcer sa capacité et de développer ses potentialités créatives sur des anciens rythmes traditionnels.

Depuis l’âge de 14 ans, capturée par la danse, lors des rencontres au carrefour de la littérature, du théâtre et de la pratique du tambour, Mirlène est maintenant récompensée par sa persévérance, après des longs chemins. En effet, elle s’apprête à partir pour le Sénégal, pour une formation internationale à l’École des Sables, le mois prochain.

Stevenson Bazelaire

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