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L’imbroglio économique s’éternise

Malgré la crise économique qui perdure, le gouvernement s’est doté d’un budget rectificatif. La lettre de cadrage du budget rectificatif reconduit, 2021-2022 du gouvernement Henry table sur 0,3 % de croissance du PIB, 6,4 % de pression fiscale, 27,3 % d’inflation, 40,3 milliards de gourdes de financement de la BRH contre 49,2 % de l’exercice précédent. Avec un programme signé avec le FMI, le gouvernement Henry planifie l’élimination progressive de la subvention des produits pétroliers.

Le Premier ministre Ariel Henry, «dans un mémorandum à tous les ordonnateurs des institutions de l’administration d’État», a présenté «la lettre de cadrage qui fixe les grandes orientations macroéconomiques et définit les grandes lignes de la politique budgétaire, pour le reste de l’exercice fiscal 2021-2022», le lundi 4 avril 2022. «Les chocs ont aussi fortement impacté le fonctionnement des services de l’Administration publique et perturbé le calendrier budgétaire. Le pays n’a pas pu se doter d’un budget à temps pour l’exercice fiscal 2021-2022. Ainsi, la gestion des six premiers mois de l’exercice fiscal en cours se fait à travers un budget rectificatif reconduit», a indiqué la lettre de cadrage du budget.

«Malgré les contraintes imposées par l’environnement socio-politique et économique, le gouvernement entend restaurer la stabilité macroéconomique et la croissance, et renforcer les cadres de politiques économiques avec un ensemble de mesures réalistes, pour la plupart courageuses. C’est dans cette optique que je vous soumets, au nom du Gouvernement, la présente lettre de cadrage qui fixe les grandes orientations macroéconomiques et définit les grandes lignes de la politique budgétaire, pour le reste de l’exercice fiscal 2021-2022», peut-on lire dans cette lettre. Pour cet exercice 2021-2022, la lettre de cadrage soutient aussi, «en tenant compte des orientations et des contraintes», que le gouvernement table sur un taux de pression fiscale de «6,4%, contre 5,7% au cours de l’exercice fiscal précédent» ; «un taux d’inflation révisé à 27,3% en glissement annuel, contre 13% en 2020- 2021 et un financement de la BRH 40,3 milliards de gourdes contre 49,2 milliards en 2020-2021».

«Nous venons de négocier un programme de référence avec le Fonds Monétaire International (FMI), dans lequel nous nous sommes engagés à mettre tout en branle pour renouer avec la croissance et limiter les impacts de la hausse anticipée de l’inflation sur les ménages les plus vulnérables, à travers la mise en œuvre des programmes sociaux du gouvernement», a annoncé le Premier ministre Ariel Henry, dans cette lettre de cadrage. «L’accompagnement du FMI, à travers la signature de ce programme, jouera un rôle catalyseur, en signalant aux autres Partenaires Techniques et Financiers, notre volonté de progresser dans la mise en œuvre de politiques et de réformes nécessaires pour restaurer la stabilité macroéconomique et retourner sur les sentiers de la croissance», selon la lettre de cadrage du Premier ministre Ariel Henry qui a égrené les autres réformes que le gouvernement se propose de conduire ou, pour certains, les conditionnalités de ce programme signé avec le FMI.

Altidor Jean Hervé

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