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L’État révise ses plans après coup

Dans une note rendue publique le 14 avril 2022, le ministère de la Santé Publique et de la Population, a fait part de la suppression et de l’assouplissement de certaines mesures antérieures, prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus en Haïti. Par ailleurs, pour marquer les deux ans de la Cellule d’intervention psychothérapeutique d’urgence d’Haïti (CIPUH), l’Association haïtienne de psychologie (AHPsy) a organisé, le lundi 11 avril 2022, à l’hôtel El Rancho, une conférence sur le thème: Santé mentale en Haïti : crise et réponse.

Dans une note portant la signature du ministre de la Santé, Dr Alex Larsen, le MSPP décide d’adopter de nouvelles mesures, plus adaptées à la situation actuelle de la pandémie en Haïti. Des nouvelles dispositions relatives aux gestes barrières sont remises en vigueur. Par exemple: «Le port du masque est facultatif en plein air. Cependant, il est maintenu dans les salles fermées et climatisées. Le lavage des mains reste obligatoire pour avoir accès aux institutions et entreprises publiques et privées.»

Par ailleurs, il y a des dispositions relatives à l’entrée sur le territoire. «À partir de ce 18 avril 2022, le passager âgé de 12 ans et plus, à destination d’Haïti, doit présenter le carnet vaccinal prouvant qu’il a été complètement vacciné contre la COVID-19 ou un test Rdt Ag ou rt PCR négatif à la COVID-19, datant de 72 heures au plus, avant le voyage. Les passagers âgés de 5 à 11 ans ont besoin uniquement d’un test Rdt Ag ou d’un test rt PCR, datant de 72 heures au plus, avant le voyage. Les passagers de moins de 5 ans, quant à eux, n’ont besoin ni de test COVID-19 ni de carnet vaccinal».

Notons qu’en Haïti, malgré la présence du variant Omicron, la tendance est à la baisse depuis environ 6 mois, selon les statistiques du ministère de la Santé Publique et de la Population.

Ailleurs, des données recueillies pendant deux ans, à travers des appels reçus de la ligne d’urgence de la Cellule d’intervention psychothérapeutique d’urgence d’Haïti (CIPUH), montrent la nécessité d’accorder plus d’importance à la santé mentale. Selon le professeur Ronald Jean-Jacques, membre fondateur de l’Association haïtienne de psychologie, la population montre un grand intérêt pour un accompagnement psychologique. «En deux ans, la ligne d’urgence de la CIPUH a reçu plus de six mille appels. Les principales raisons des appels sont des problèmes relationnels (problème de couple), des problèmes liés à l’insécurité, avec de nombreux cas de déprime et de pulsion suicidaire, des problèmes liés à la violence sur les filles et les femmes», a révélé le responsable de la CIPUH.

Pour avoir un accompagnement, les gens en détresse psychologique appellent de tous les départements, avec une forte concentration dans le département de l’Ouest. «Plus de 60 pour cent des appels sont de l’Ouest, 10 pour cent de l’Artibonite, 10 pour cent du Sud et les autres départements de cinq, trois et un pour cent», a souligné le professeur Jean-Jacques.

D’après le psychologue, la détresse psychologique de la population augmente, en fonction des évènements. «Après la mort des policiers à Village- de-Dieu, en mars 2021, nous avons reçu beaucoup d’appels de policiers, de parents de policiers en détresse psychologique», a-t-il pris en exemple.

Le gouvernement, qui s’est doté d’un budget rectificatif, a vu son premier ministre remettre à chacun de ses ministre une lettre de cadrage. La lettre de cadrage du ministre de la Santé a évoqué, comme objectif, la «finalisation et publication, par la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSCCA), du Rapport de l’audit des dépenses relatives à la COVID-19. Une réédition des comptes est donc en vue par les autorités gouvernementales.

Altidor Jean Hervé

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