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Que dit La Loi ? Des actes d’Ariel Henry

Voilà plus de cinq (5) mois déjà, Ariel Henry dirige seul le pays. Comme il se dit Premier Ministre, il s’appuie sur l’article 149 de la Constitution pour justifier l’occupation du bureau de la Primature de la République. Il a pu éliminer presque tous les obstacles pouvant l’empêcher de faire ce qu’il veut. Il a su rassembler autour de lui, partisans et opposants. Il arrive à écarter plusieurs ministres et même le Secrétaire Général du Palais National.

En fait, une personne qui occupe une place de facto, ne le fait que pour celle qui est de droit. Ce qui veut dire, une autorité de facto est toujours provisoire. Malheureusement, on n’entend jamais de la bouche de ces hommes qui nous dirigent actuellement, le qualitatif «provisoire». Or, selon ce même article de la Constitution, Ariel Henry avait cent-vingt (120) jours au maximum pour réaliser les élections et transmettre le pouvoir à un président élu. Ce qu’il n’a pas fait et n’a pas l’intention de faire. Au contraire, il tend, de plus en plus, à s’affirmer comme président, au lieu de faire des efforts pour, au moins, apporter la sérénité.

Ses différentes tentatives de déplacement pour aller, soit au Pont-Rouge, soit aux Gonaïves, l’éviction de monsieur Valbrun, sont autant d’actes qui témoignent cette intention de s’affirmer Président de la République.

Sous la base du principe qui ne veut pas que l’État cesse de fonctionner, celui qui occupe une fonction, même s’il est de facto, il est appelé à prendre des décisions. Cependant, ces décisions devraient être celles qui autorisent à peine le fonctionnement de l’État. Et sur cette base, il peut ne pas être inquiété, quant aux éventuelles poursuites.

Les grandes décisions qu’Ariel Henry peut prendre aujourd’hui, sont celles qui peuvent faire unanimité au niveau de tous les secteurs de la vie nationale. Et, là encore, cela ne lui épargnera des éventuelles poursuites. Il a intérêt à combattre l’insécurité, à dégager un consensus large pour réaliser les élections et à passer le pouvoir à un président élu.

Me Inseul Salomon

Avocat, sociologue.

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