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Le parti politique, la «Providence», part en guerre contre le système

Une nouvelle organisation politique vient de poindre dans le paysage haïtien, en dépit de l’aggravation de la crise politique économique et sociale que connaît le pays, au cours de ces 20 dernières années, alors que d’autres structures et organisations ne cessent de voir le jour.

Le président du parti Providence, M. Bricius Nissage, joint au téléphone par le Journal Haïti Progrès, a dressé le portrait du parti «Providence»: une structure politique ayant pour vision de solutionner les problèmes qui rongent le pays.

Tendance idéologique: le parti veut se démarquer des concepts idéologiques dits traditionnels (gauche, droite, centre, extrême, etc.). Toutefois, il serait concentré sur la nécessité d’inventer ou de chercher une nouvelle idéologie, plus identitaire à la nation.

Le président indique qu’Haïti est victime des mesures génocidaires, imposées par des institutions Bretton Woods comme : «Bank Mondiale (BM) et Fonds Monétaire International (FMI)».

«Détruire le système actuel», un point clé du projet de société du parti qui tient à rompre avec l’économie de marché pour favoriser un système de providence qui, selon lui, a fait ses preuves dans les pays occidentaux, après la Deuxième Guerre mondiale où les États ont dû recourir à la politique de providence pour garantir la sécurité sociale à leur peuple.

M. Bricius a fixé la position du parti sur le phénomène d’insécurité qui bat son plein dans le pays dont la capitale est rebaptisée par des médias étrangers de «kidnapping City». Il a fait savoir que les sources de motivations des gangs ne sont que l’argent. Pour l’éradiquer, il faut que la BRH s’implique pour solutionner le problème. «La Banque de la République d’Haïti (BRH) est la banque des banques sur le territoire haïtien. Elle doit coder les billets donnés en rançon, afin de retracer les circuits de l’argent rançonné, dans l’économie», a déclaré Bricius.

Il a également profité pour lancer un appel au peuple, en vue de lutter contre les menaces auxquelles le pays fait face. «Nous ne sommes pas le sauveur, c’est le peuple qui peut sauver la nation».

Bricius reconnaît l’évidence d’une crise de confiance au sein de la classe politique, expliquant la réticence du peuple aux appels lancés par des leaders politiques. Il dit croire dans la construction de cette confiance, à travers des activités visant à se rapprocher la population.

Rejetant l’idée des accords et désaccords à la mode dans le pays, le chef du parti exhorte les acteurs à travailler pour conclure un accord, dans l’intérêt de la population prise en otage par les gangs des bidonvilles et les mafias dans les hauteurs de Pétion-Ville.

Il se dit préoccupé par la situation des migrants haïtiens en République Dominicaine dont les droits sont violés par les autorités voisines, et qui sont abandonnés par l’État haïtien.

Le chef du parti a dénoncé un complot contre la nation haïtienne, au profit des vautours nord-américains et dominicains qui projettent de recoloniser le pays, à travers un projet d’unification de l’île.

Genson Jean-Baptiste

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