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Élections: Ariel Henri, a-t-il l’intention de tromper la population?

Alors que les gangs armés contrôlent toujours de nombreux quartiers de la Capitale, Port-au-Prince, notamment Martissant où les groupes de gangs armés, dirigés par un certain malfrat sanguinaire, dénommé «Ti Lapli», sème la mort, le Gouvernement de facto reste droit dans ses bottes et poursuit la politique de l’ancien chef de facto, Jovenel Moïse, d’organiser des élections et le référendum bidon anticonstitutionnel.

Le jeudi 5 août 2021, à Martissant, des individus armés, non identifiés, ont tiré sur un mini-bus de transport en commun, rempli de passagers, qui tentait de traverser la portion comprise entre Martissant 15 et 17. Trois (3) personnes, dont le chauffeur, ont été tuées sur le coup, et le mini-bus a percuté un séparateur de béton avant de se renverser, causant des blessures à plusieurs passagers dont certains grièvement.

Sur le même coup, une femme enceinte a été atteinte de plusieurs projectiles, alors qu’elle se trouvait dans sa douche. Le fœtus, touché par deux (2) balles dans le ventre de la femme, a été tué. En l’absence d’ambulance dans cette zone dangereuse, contrôlée par les gangs, plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital par des citoyens courageux…

Alors que les partis représentatifs exigent toujours un accord politique, la mise à pied des membres du CEP, une évaluation de la carte DERMALOG et des registres électoraux, la reprise des quartiers sous contrôle des gangs armés par la police, avant toute discussion sur les élections, le Gouvernement de facto d’Ariel Henry est sur le mode «adelante» (devan devan nèt).

La modification du conseil électoral, du décret électoral et du calendrier électoral est réclamée par la quasi-totalité des acteurs politiques, économiques et sociaux. En effet, le Premier Ministre de facto, Ariel Henry, s’est entretenu avec Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), autour de la coordination de l’aide externe au développement, des élections, de la sécurité et de la cherté de la vie. «Ce sont les priorités de mon Gouvernement, pendant la période intérimaire,» a déclaré Ariel Henry.

Le jeudi 5 août 2021, dans le cadre de sa mission d’organiser des élections, le Premier Ministre a. i. de facto, Ariel Henry, s’est réuni avec plusieurs représentantes d’organisations de défense des droits des femmes. D’entrée de jeu, le Chef du Gouvernement de facto a réaffirmé sa détermination à rétablir et à garantir la sécurité sur tout le territoire. Il s’est aussi engagé à combattre la criminalité, l’impunité, la corruption, l’extrême pauvreté, l’insécurité alimentaire et à promouvoir la création d’emplois et l’État de droit. C’était l’occasion pour Ariel Henry de chercher à identifier, par la voix des femmes, les obstacles qui pourraient empêcher une très large participation féminine, à tous les niveaux du processus électoral. Les discussions ont porté également sur l’équilibre, en termes de droits, qui doit caractériser la prochaine loi électorale, ainsi que la formation d’un nouveau Conseil Électoral Provisoire (CEP) qui, selon les vœux du Chef du gouvernement, «doit être crédible et impartial». «S’il n’y a pas les élections avant 2022, ce pays va exploser. C’est un volcan qui brûle à l’intérieur», a déclaré Mathias Pierre, le Ministre Délégué Chargé des Questions Électorales.

Le premier ministre Ariel Henry qui s’est donné pour mission principale d’organiser les élections, n’a de cesse de répéter qu’il lui faut crédibiliser le Conseil Électoral Provisoire. Guylande Mésadieu, la présidente de facto de l’institution, a qualifié cette déclaration du chef du gouvernement d’exagération. «Les conseillers ont rencontré le Premier Ministre pour lui exposer la situation. Les échanges ont été cordiaux. L’actuel CEP est aussi crédible qu’un autre. Le premier ministre fait fausse route, s’il pense le contraire.» 119 partis dont le Rassemblement Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) ont fait le choix de s’inscrire pour participer aux élections programmées pour le 26 septembre prochain. Toutefois, cette date suscite toujours des doutes, ce que reconnaît Guylande Mésadieu. «Nous serons prêt à la date fixée, quel que soit le contexte. Je n’ai pas à me prononcer sur l’opportunité de les organiser. Ce type de décision revient aux politiques.» Elle a critiqué l’opposition qui refuse de prendre part à ces élections programmées. «Une frange de la classe politique est plus apte à gérer les transitions qu’à participer aux élections. À ce titre, ils s’opposeront toujours et par tous les moyens à leur tenue, à moins d’être les favoris.»

Le PHTK n’ira pas aux élections

Le jeudi 5 août, sur les ondes d’une radio de la Capitale, Liné Balthazar (dirigeant du parti politique PHTK) a de nouveau rejeté les plans électoraux et le référendum promus par le Premier Ministre Ariel Henry. Balthazar, qui fait l’objet d’un mandat d’amener, pour son lien présumé dans l’assassinat de l’ancien Président de facto, Jovenel Moïse, a assuré que le PHTK ne faisait pas partie des 119 partis inscrits pour les prochaines élections.

Emmanuel Saintus

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