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Reprise timide des activités économiques entre la République Dominicaine et son voisin

Quelques heures seulement après l’assassinat du président de facto, Jovenel Moïse, le Premier ministre par intérim, Claude Joseph, donne l’impression d’être prêt à prendre le leadership de la nation. Les promesses de justice ainsi que les premières décisions ne tardent pas à venir : deuil national et état de siège durant 15 jours. Chacune des décisions prises entraîne des implications. Cette décision ne fait qu’exacerber la peur qui s’installe chez les gens. Dans un point de presse, le jeudi 8 juillet, le Premier ministre a. i., Claude Joseph, a dû appeler la population à vaquer à ses occupations, en les garantissant que la police et l’armée seront déployées pour assurer leur sécurité. En fait, il veut que les activités économiques soient vite reprises dans le pays.

«Le gouvernement dominicain, par le biais du Conseil national de sécurité et de défense, a décidé d’autoriser, pour des raisons humanitaires, la reprise des exportations vers Haïti», a déclaré la présidence sur son site internet. Cette décision vise à maintenir le commerce haïtien «aux niveaux requis pour réduire la possibilité d’une pénurie générale qui susciterait une instabilité sociale et des flux migratoires», a poursuivi la présidence.

Pour le gouvernement dominicain, «la pérennité de la sécurité dépend beaucoup de la normalisation des échanges commerciaux entre les deux pays».

Hormis les marchés binationaux, dans les provinces frontalières, qui avaient été suspendus, la République Dominicaine avait également renforcé sa présence militaire à la frontière, une zone «en paix totale» et «totalement sécurisée», selon le président dominicain Luis Abinader.

Altidor Jean Hervé

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