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Maintien de l’insécurité malgré la mort de Jovenel Moïse

Les autorités policières haïtiennes se sont empressées de rejeter les rumeurs faisant état de l’implication du Premier Ministre Claude Joseph dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, afin de garder la direction voulue pour le dossier. Entre temps, les actes de kidnapping, d’assassinat et les guerres des gangs rivaux se poursuivent et se maintiennent.

Les sept passagers qui ont été kidnappés, dont un prêtre catholique, à bord de l’autobus de la compagnie de transport Sans-Souci, ont été remis en liberté, dans la matinée du 15 juillet 2021 par les ravisseurs, après vingt-quatre heures en captivité.

Selon l’inspecteur Bélizaire Élifranc, les 7 otages ont été libérés contre rançon, par un gang armé responsable de plusieurs cas de kidnapping dans la zone de Pendu, une localité limitrophe de la commune de Gros-Morne. Sans avoir besoin de recourir à l’intervention des forces de l’ordre pour la libération des otages, le cadre de la police judiciaire s’est réjoui d’apprendre qu’ils ont pu rejoindre leurs familles respectives, sans qu’aucune perte en vie humaine n’ait été déplorée.

Notons que les premières informations faisaient état de 16 passagers enlevés à bord de l’autobus.

Luis Keiry Garcia Lebron, 27 ans, s’est rendu à la police de Monte Cristi, à Santiago, en République Dominicaine, le jeudi 15 juillet. Il était recherché pour un meurtre par balle, le dimanche 11 juillet. L’incident aurait eu lieu le dimanche 11 juillet dernier, à la Rue Ruben Cordero, au niveau de l’Avenue du 27 février. Au départ, il s’agissait d’un vol de téléphone. La jeune femme a été touchée au niveau de la région dorsale. L’agresseur présumé affirme qu’il voulait la frapper mais le coup serait parti de manière accidentelle, a-t-il avoué aux forces de l’ordre. Il a confessé qu’il s’est rendu pour sa famille. «Je ne veux pas qu’ils souffrent et je ne souhaite pas être tué non plus, a-t-il dit».

Par ailleurs des membres du FBI, accompagnés d’agents de la Police nationale d’Haïti, étaient remarqués, le jeudi 15 juillet, en la résidence de l’ancien Président de facto, Jovenel Moïse, où il a été abattu le 7 juillet. Les enquêteurs cherchent à recueillir des preuves en rapport avec cet assassinat. Selon les premiers éléments d’information, des preuves relatives au meurtre du chef de l’État ont été recueillies sur les lieux.

Après six voyages transportant des preuves jusqu’à un véhicule, de type camion, situé près de l’entrée, le groupe d’agents du FBI a quitté la maison et a quitté les lieux dans trois véhicules, où attendaient au moins quatre autres agents de l’organisme d’enquête américain.

Au moins 21 impacts de balles peuvent être dénombrés dans les portes d’accès piétons et le portillon des véhicules, chacun entouré d’un cercle rouge et entouré d’une série de chiffres.

Le FBI et le Department of Homeland Security (DHS) des États-Unis se sont joints à l’enquête, quelques jours après la mort du président, enquête auxquelles collaborent également les autorités colombiennes, nationalité de la plupart des mercenaires accusés d’avoir prétendument perpétré l’attentat contre la résidence de M. Moïse.

Altidor Jean Hervé

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