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En pleine controverse, la campagne de vaccination du MSPP se profile

Malgré les nombreuses polémiques, les autorités sanitaires haïtiennes informent que la campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus débutera officiellement sous peu dans le pays. Avant la fin du mois de juillet. Le MSPP a admis que plusieurs types de vaccins devraient être disponibles sur le territoire. Et, plus de 7 millions de personnes devraient être vaccinées.

Le coronavirus est encore présent dans le pays. Conscient de cela, le gouvernement de facto en Haïti a décidé de prolonger pour 15 jours de plus, soit jusqu’au 15 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national, l’état d’urgence sanitaire, liée au Covid-19, a indiqué une note, du ministère de la Culture et de la Communication (MCC).

Ce décret intervient à un moment où la décision prise par le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), d’inviter le secteur privé à importer les vaccins anti-COVID 19, est qualifiée de criminelle par la majorité des secteurs du pays, mais aussi à un moment ou le ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) prépare le lancement officiel de la campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus.

Lors de la présentation du plan de vaccination, le directeur général du MSPP, le docteur Lauré Adrien, a fait savoir que 4 types de vaccins pourraient être, sous peu, disponibles dans le pays. Il s’agit de AstraZeneca, de Moderna, de Pfizer et de Johnson & Johnson.

Selon les autorités sanitaires, plus de 7 millions de personnes, soit 62% de la population haïtienne, devraient recevoir un vaccin contre la maladie. Cette campagne se déroulera en trois phases. D’abord, le personnel sanitaire, ensuite les personnes âgées de 50 ans et plus et ayant des comorbidités et enfin celles âgées de 18 à 49 ans, présentant également des comorbidités. Le vaccin ne sera pas obligatoire mais tout citoyen désireux d’être inoculé pourra se faire vacciner.

Tout de suite après que le ministère de la Santé a eu dévoilé la politique nationale de vaccination contre le COVID-19, des voix se sont élevées pour la critiquer.

«Dans tous les pays du monde, l’État prend en charge les campagnes de vaccination. En Haïti, nous allons dans le sens contraire, en libéralisant l’importation des vaccins,» a critiqué le docteur Ernst Noël.

Dans un marché libéralisé, la fraude est plus facile, explique le docteur Noël, et, surtout, il est impossible d’exercer des voies de recours contre les laboratoires, en cas d’accident, juge Ernst Noël qui croit toutefois que le retard dans la mise en place des campagnes a dû occasionner une pression sur les autorités de la part de personnes qui ont les moyens de payer le prix fort et qui veulent se faire vacciner. Ainsi, le gouvernement leur donne satisfaction.

Ces décisions, pour certains, montrent combien le gouvernement de facto n’accorde aucune importance à la vie des citoyens et des citoyennes du pays. Elle justifie le fait de penser, qu’en Haïti, la santé représente une marchandise, au lieu d’être un service public accessible à toutes et à tous.

Altidor Jean Hervé

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