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Les manœuvres des rats politiques

Il est absolument nécessaire de présenter ces éclaircissements à la nation et d’alerter la société sur le mouvement des «pêcheurs en eaux troubles» qui prétendent pouvoir révoquer les décisions du peuple, à l’égard de l’ancien président Jovenel Moïse dont le mandat a pris fin le 7 février 2021.

Les «pêcheurs en eaux troubles» continueront donc à jouer au chat et à la souris, à tenter d’épuiser l’opposition, le mouvement populaire, en attendant des jours meilleurs. Mais, il y a, depuis quelques jours, une nouvelle exigence: «le démantèlement du pouvoir PHTK».

Certains membres au sein de Religions pour la Paix sont des conseillers dans l’ombre du pouvoir en place. Ces négociateurs agissent ainsi, afin de trouver de fausses excuses pour la survie de leur régime.

En appelant, une fois de plus, le clan vicieux Religions pour la Paix à son secours, le dictateur Jovenel a tenté une énième diversion.

Le 25 mars dernier, l’organisation Religions pour la Paix déclarait avoir accepté de servir de médiateur dans un dialogue entre les protagonistes de la crise politique qui perdure en Haïti. De nombreux parti politiques et regroupements d’organisations ont décliné l’invitation de Religions pour la Paix à participer à un dialogue, impliquant tous les protagonistes de la crise socio-politique. Ces organisations et regroupements politiques ont fait part au révérend Clément Joseph, de Religions pour la Paix, qu’ils s’opposaient à tout dialogue avec l’ancien président de facto, Jovenel Moïse, et le Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK). Ils ont également déploré le fait que Jovenel Moïse reste accroché illégalement au pouvoir, malgré l’échéance de son mandat constitutionnel, depuis le 7 février 2021.

«Le regroupement Konbit òganizasyon politik, sendikal ak popilè ne participera, donc, à aucun dialogue impliquant un protagoniste, qui viole systématiquement la loi-mère et qui est complice des criminels, impliqués dans des massacres dûment documentés par des organisations de droits humains». En plus, l’un des porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, Me André Michel a rejeté d’un revers de main la position du Core Group, qui encourage les protagonistes politiques «à forger un consensus qui permettrait aux divers scrutins de se tenir dans un climat apaisé», en conférence de presse, le jeudi 8 avril 2021. «Aucune négociation n’est possible avec le régime en place, le véritable obstacle à l’organisation de ces élections», estime le Secteur Démocratique et Populaire.

Par ailleurs, Youri Latortue, l’ancien sénateur de la République, a dit plaider pour un départ ordonné de l’actuel occupant du Palais National. En ce sens, précise-t-il, l’opposition est prête à discuter, mais c’est pour négocier le départ de Jovenel Moïse, arguant que le mandat de celui-ci est arrivé à terme le 7 février 2021.

C’est sur la base de l’article 134-2 de la Constitution, que l’opposition politique et plusieurs secteurs de la vie nationale pressent Jovenel Moïse à quitter le pouvoir. La loi-mère du pays n’a pas été modifiée, souligne Youri Latortue, alors cette position ne saurait changer.

«L’opposition doit tenir sa ligne. Il se peut que la loi accuse une défaite en réalité, mais la défaite de la loi est toujours éphémère. Cependant, il faut s’allier à la loi qui doit, en définitif, triompher», a conclu Youri Latortue.

Emmanuel Saintus

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