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Les ex-libérateurs sont considérés comme des bandits et des criminels

Les individus, tués dans l’Opération policière à Canaan 3, n’étaient pas des militaires, a dit le ministre de la défense. Jean Walnard Dorneval, Ministre de la défense et les Forces Armées d’Haïti (FAD’H) ont fait part que les trois individus tués au cours d’affrontements armés avec les forces de l’ordre à Canaan, n’étaient pas des militaires mais des bandits qui ont défié l’ordre public. «Aucun militaire ne se prêterait à des actes contraires à la loi, commettrait des exactions ni rançonnerait la population. L’armée et la police nationale ont réalisé conjointement cette opération, pour arrêter ces individus qui se font passer pour des militaires et qui sèment la panique dans la société. Le ministre Dorneval et les Forces Armées d’Haïti saisissent l’occasion pour réitérer leur inébranlable volonté de travailler à créer un climat de paix dans le pays, en assurant la protection des frontières, l’intégrité du territoire et la défense nationale.»

Par ailleurs, un officier de la PNH a été enlevé. Le dimanche 3 janvier, au matin, l’officier Wilner Séraphin, de la Police Nationale d’Haïti (PNH), a été enlevé à la rue Pavée, à Port-au-Prince, par des individus non identifiés.

Deux agents USGPN sont morts, après que leur véhicule avait essuyé des tirs provenant des individus non identifiés. La voiture où se trouvaient les agents s’est renversée dans un ravin, le jeudi 31 décembre 2020.

Le journaliste Vario Sérant a été évacué au Costa Rica (Amérique centrale), dans l’après-midi du 31 décembre 2020, après avoir été gravement blessé par balle, dans l’après-midi du lundi 28 décembre 2020, à Port-au-Prince. Touché à la tête, le cas de Vario Sérant s’est révélé complexe, selon les observations et les examens effectués à l’Hôpital Bernard Mews, où il a été pris en charge. Ses parents et proches se sont entendus sur l’option de le faire voyager au Costa Rica, où il doit bénéficier d’interventions spécialisées et coordonnées, que nécessite son cas. Lors de l’attaque armée du 28 décembre 2020, le confrère était dans sa voiture, en compagnie de l’ingénieur Obelson Mésidor. Les deux ont été tout de suite conduits à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH). L’ingénieur Mésidor, qui était sur le point de subir une opération d’urgence, n’a pas survécu à ses blessures. Obelson Mésidor, 42 ans, laisse dans le deuil son épouse et ses deux enfants, terrassés par la douleur.

Le Groupe Médialternatif (GM), dont Vario Sérant est l’un des membres fondateurs, condamne de toutes ses forces cette grave attaque armée, qui le plonge dans le désarroi. Il y a lieu de s’interroger, chaque jour davantage, sur la capacité de l’État haïtien à protéger ses citoyennes et citoyens, et sur la valeur du droit à la vie en Haïti, estime le Groupe Médialternatif.

De plus, plusieurs organisations sociales et personnalités appellent à la solidarité populaire pour faire face aux actes de kidnapping (enlèvements et séquestration de personnes), qui s’étendent, en toute impunité, sans actions pertinentes de la justice et de la police, en Haïti. «Nous avons le devoir de nous révolter et d’appliquer la solidarité, pour exiger la libération des personnes qui ont été enlevées», ont dit les responsables. Il est coutume, dans le pays, que les secteurs se mobilisent, seulement lorsque l’un des leurs est victime de l’insécurité, ont critiqué ces organisations sociales et personnalités, qui encouragent la population à exiger la libération, indistinctement, de toutes les personnes kidnappées. Les médecins marchent pour les médecins, les avocates et avocats marchent pour les avocates et avocats, les écolières et écoliers pour leurs camarades, entre autres, ont constaté ces organisations. «Les ravisseurs ont des patrons. Lorsqu’ils s’apercevront qu’il y a une mobilisation populaire pour exiger la libération des personnes kidnappées, ils n’auront pas d’autres choix que de les libérer», a déclaré le syndicaliste Josué Mérilien, coordonnateur général de l’Union Nationale des Normaliennes et Normaliens d’Haïti (UNNOH).

Emmanuel Saintus

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