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Qui se cache derrière ces actes de kidnappings et d’assassinats?

À regarder de près, l’ampleur des actes d’insécurité qui ravagent le pays, il est difficile de ne pas penser à l’équipe de criminels et d’assassins au pouvoir. Depuis quelques jours, les cas de kidnappings, d’assassinats débordent la capitale, notamment la région métropolitaine de Port-au-Prince, pour atteindre toutes les régions d’Haïti.

Ces actes d’enlèvements, de tueries, d’assassinats sont clairement opérés par les groupes armés proches du pouvoir, d’un côté, et par les alliés qui les soutiennent, de l’autre. Après les menaces de sanctions américaines contre le peuple haïtien, il s’agit là d’une politique qui vise à exterminer le peuple haïtien et à l’affamer pour le mettre à genoux et lui imposer les diktats américains. Entre temps, les bandits continuent de tuer. Le lundi 12 octobre 2020, des bandits armés, roulant à moto, ont exécuté Élias Éric Durogène, responsable de la sécurité du Sénateur Youri Latortue. Élias Éric Durogène a été atteint de plusieurs balles et a succombé à ses blessures. Un autre employé se trouvant dans les locaux du parti, à Delmas 64, a été grièvement blessé.

Dans la soirée du 10 octobre, dans la localité de Carrefour Nazareth, (Cap-Haïtien, Département du Nord), deux personnes ont été tuées par des individus non identifiés qui les ont dépouillées de leurs biens, avant de prendre la fuite. Selon des témoignages, les deux victimes revenaient des États-Unis

Des hommes armés, non identifiés, ont assassiné à Carrefour-Feuilles, à l’avenue Fouchard, un homme d’affaires connu sous le nom de Bòs Géthro. Il est le propriétaire de l’entreprise dénommée « Imaj Club ». La victime a été tuée de plusieurs balles, sur la galerie de sa résidence privée, au milieu de la journée du mercredi 7 octobre.

Parallèlement, le corps sans vie de l’électricien, Maxime Léveillé, a été découvert ce même mercredi dans sa voiture. Il aurait été assassiné dans la soirée du mardi 6 octobre 2020, à Pacot.

Le 25 septembre, Joanne Laguerre, 29 ans, a été abattue dans la cour de son entreprise, à Delmas 91. À l’aube du dimanche 27 septembre 2020, le pasteur Quétant Jean-Philippe et son épouse ont été tués par balle, chez eux, à Onaville 18.

À Saint-Jean-du-Sud, un couple a été tué puis décapité le 28 septembre.

Le jeudi 1er octobre, le policier Michel Marc-Géry a été retrouvé assassiné par balle, au centre-ville de Port-au-Prince.

L’inspecteur divisionnaire, Angelot Verrier, a été assassiné le mardi 6 octobre, à Fontamara. La photo de son corps ensanglanté, immobilisé dans son véhicule, a fait le tour des réseaux sociaux.

Sur un autre front, les kidnappings se sont multipliés. Dans beaucoup de cas d’enlèvements, les familles subissent le drame, loin des projecteurs médiatiques. Pour d’autres, l’information, rendue publique, plonge dans l’émoi.

Sur la recrudescence des kidnappings, le porte-parole de la PNH, le commissaire Michel-Ange Louis-Jeune, a fait savoir que «la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a reçu plusieurs plaintes et traite plusieurs cas». «Les bandits ont un nouveau mode opératoire. Ils utilisent les uniformes de plusieurs unités de la police. Ce n’est pas un sujet tabou. Nous devons en parler pour que le public soit au courant», a dit le porte-parole de la Police nationale d’Haïti. «Quand un phénomène soudain est observé, il faut travailler pour y répondre», a-t-il déclaré, questionné sur la réponse de la PNH à cette situation qui glace le sang et plonge dans la peur. Parmi les réponses, le porte-parole, Michel-Ange Louis-Jeune, a indiqué qu’il faut «renforcer les dispositifs de prévention et renforcer les capacités opérationnelles des unités d’enquête de la DCPJ pour contrecarrer ce phénomène».

Emmanuel Saintus

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