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Le coronavirus et ses pairs, toujours dans nos murs

Au moment où l’on croit que la COVID-19 est très loin de nous, à cause de la diminution des cas de contamination, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) et l’Inspection générale de la PNH (IGPNH), à travers la «Table sectorielle des droits humains et Police nationale d’Haïti», ont conjointement réalisé une campagne de sensibilisation durant l’état d’urgence sanitaire, dans l’optique de sensibiliser la population à la nécessité de ne pas discriminer les personnes atteintes de la COVID-19 et de ne pas attaquer les ambulances, le personnel et les centres de santé et hôpitaux, chargés de prodiguer des soins à ces personnes.

Ainsi, deux spots de sensibilisation ont été diffusés sur plusieurs stations de radio, ayant pour thème : «ansanm, e san diskriminasyon, n ap konbat kowonaviris». Le CARDH a remercié les médias qui participent gratuitement à la promotion de cette démarche, rapprochant la police de la population, dans la perspective de la construction de l’État de droit et de la démocratie, ainsi que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), pour son appui technique. Trois séances de sensibilisation directe et de distribution de «flyers» et de masques ont été réalisées sous le slogan : «Non à la discrimination, non à la stigmatisation et à la violence. Oui à la solidarité et au respect des droits humains». La première, lançant la campagne, a eu lieu au Champ-de-Mars et au marché Salomon, le 11 juillet 2020, avec l’Inspecteur général en chef (IGC) de la PNH, Monsieur Hervé Julien et son staff, ainsi que le Directeur exécutif du CARDH, maître Gédéon Jean, et des agents. «Il est crucial que la PNH se rapproche de la population».

Tandis que les cas de COVID-19 continuent de diminuer dans le pays, une autre maladie contagieuse retient l’attention des autorités sanitaires. Il s’agit de l’influenza, mieux connue sous le nom de grippe. «Avant la COVID-19, l’essentiel de notre travail consistait à surveiller des maladies respiratoires comme l’influenza. Avec l’apparition de la COVID-19, nous sommes obligés de redoubler de vigilance», a déclaré le Dr Jacques Boncy, directeur du Laboratoire National de Santé Publique. La grippe sévit sur un mode épidémique permanent dans les pays tropicaux, avec des flambées généralement constatées durant les mois de septembre, octobre et novembre. L’influenza présente des symptômes similaires à ceux de la COVID-19, alors les spécialistes craignent une panique au sein de la population à l’approche de cette période.

Cependant, le Dr Jacques Boncy précise que, pour le moment, tout est sous contrôle. «Cela rentre dans le cadre normal du travail que l’on effectue régulièrement au sein du Laboratoire national de santé publique. Nous surveillons les maladies à travers notre système de “testing”, afin d’alerter le système au besoin. Pour le moment, il n’y a rien à signaler par rapport à la COVID-19 et l’influenza. Cependant, malgré un certain laxisme de la population par rapport aux mesures barrières, le Laboratoire national de santé publique redouble de vigilance par rapport aux maladies sous surveillance», affirme le directeur général du Laboratoire national de santé publique du MSPP. Constatant une baisse de la sollicitation du Laboratoire national pour les tests de COVID-19, le Dr Jacques Boncy maintient sa position : «il y a une baisse, mais le virus continue de circuler, cela mérite d’attirer constamment notre attention».

D’autre part, au cours des 30 dernières années, les services de santé destinés à prévenir ou à traiter les causes de mortalité infantile telles que: la prématurité, l’insuffisance pondérale à la naissance, les complications à la naissance, la septicémie néonatale, la pneumonie, la diarrhée et le paludisme, ainsi que la vaccination, ont largement contribué à sauver des millions de vies, selon le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans, dans le monde, a chuté à son plus bas niveau jamais enregistré, en 2019 – soit 5,2 millions, contre 12,5 millions en 1990. Mais, l’agence dit craindre que le nombre n’augmente en raison des perturbations des services de santé maternelle et infantile, induites par la COVID, comme l’indiquent de nouvelles estimations.

Les services qui subissent des perturbations comprennent les bilans de santé, les vaccinations et les soins prénatals et postnatals. Les raisons incluent des contraintes de ressources et un malaise général à utiliser les services de santé, en raison de la peur de contracter la COVID-19, selon les agences des Nations Unies.

Altidor Jean Hervé

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