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L’assassinat de Me Monferrier Dorval, un crime d’État du pouvoir

Les vautours s’agglutinent en pensant que les victimes ont rendu l’âme. Il serait bon de rappeler aux suppôts de Satan, avec Jovenel Moïse comme chef de file, que Haïti ne peut être maintenue à genoux car, encore sous le choc des attaques lâches et barbares des bandits du PHTK et de ses alliés, elle est toujours vivante et vibrante.
Jovenel Moïse avait fait la promesse de tuer, de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui l’empêcheraient d’avancer dans ses plans macabres de destruction de la masse populaire. En effet, des actes liés à l’insécurité sont constatés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans diverses régions en Haïti. Des hommes armés, sans foi ni loi, ont criblé de balles le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, le vendredi 28 août 2020. C’est une perte inestimable pour le pays.
Homme de loi, professeur de grande renommée, constitutionnaliste, Me Dorval a été assassiné chez lui, à Pèlerin 5, au moment où il s’apprêtait à verrouiller la barrière principale de sa résidence, après avoir garé sa voiture.
Les auteurs de ce crime odieux ont eu le temps de prendre la fuite, alors qu’ils se trouvaient dans une zone sécurisée par les forces de l’ordre. Le quartier de Pèlerin 5 a une entrée et une sortie, c’est un quartier hautement surveillé par la police, du fait de la résidence du président Jovenel Moïse.
La grande question: dans un quartier où habite le président de la République, surveillé jour et nuit par les forces de sécurité, comment des hommes armés ont pu cribler de balles Me Monferrier Dorval et ont eu le temps de prendre la fuite à moto, sans être capturés par la police?
Me Monferrier Dorval, bâtonnier de l’ordre des Avocats de Port-au-Prince, avait refusé de nommer un représentant au sein du Conseil Électoral Provisoire que Jovenel Moïse tente de mettre sur pied pour organiser de soi-disant élections.
En outre, Le PDG de la compagnie Harry Zender, «Eau Miracle», originaire de la Suisse, a échappé de justesse à une tentative d’assassinat, le samedi 29 août 2020, à Carrefour Marassa, commune de la Croix-des-Bouquets.
Dans la nuit de jeudi 27 au vendredi 28 août, Wilner Bobo (41 ans) un haïtiano-canadien résidant à Montréal, qui vivait en Haïti chez des membres de sa famille depuis plusieurs semaines, a été victime d’un vol à main armée, alors qu’il revenait d’une fête à Pétion-Ville. Bien que n’opposant aucune résistance et remettant son argent aux malfrats, ces derniers l’ont abattu avant de prendre la fuite. Transporté d’urgence à l’hôpital, il a succombé à ses blessures.
Dans la nuit du 29 au 30 août, 3 personnes ont été tuées par des individus armés, non identifiés, deux au Bel-Air et une à Delmas 2.
Le vendredi 28 août, dans la soirée, des individus lourdement armés ont ouvert le feu sur des passants qui se trouvaient à proximité d’une station d’essence dans la zone «Fleranso» (commune de Saint-Marc), avant de quitter les lieux après leur forfait, sans être inquiétés. Au moins 3 personnes ont été blessées, dont un jeune de 11 ans, lors de cette attaque sauvage, et ont été transportées d’urgence à l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc.
Le jeudi 27 août 2020, au soir, le journaliste Francky Bony, de radio- télévision Caraïbe FM, a été assassiné à Pétion-Ville, par balle.
Dans la même lignée, un homme d’affaires, propriétaire de «Kafe Kreyòl» a été abattu par balle par des bandits armés le jeudi 27 août, à Pétion-Ville, non loin de Harry’s Restaurant. Jean Wilner Bobo a été atteint de plusieurs balles alors qu’il revenait d’une activité.
Un jeune professeur et entrepreneur, Obelson Pierre, 29 ans, a été assassiné, le mardi 25 août 2020, lors du cambriolage de sa maison dans une localité appelée «Marie Madeleine», une commune du département du Sud-Est. «Sa mort me révolte», a dit l’ex-député Vikerson Garnier, déplorant le climat d’insécurité généralisée qui prévaut depuis un certain temps dans le pays. Il a rappelé que cela fait à peine un mois, qu’un groupe de 8 bandits avaient fait irruption chez une femme et l’ont violée à tour de rôle.
Des enfants de moins d’un an ont été assassinés, des intellectuels ont été assassinés, des syndicalistes ont pris le maquis pour ne pas être tués, des hommes d’affaires ont été assassinés et certains autres ont été forcés à prendre le maquis, des journalistes, des étudiants et des laissés pour comptes ont été assassinés. La société civile, le peuple restera-t-il là, à assister à ces exécutions, sans rien faire.
Emmanuel Saintus

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