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Jovenel Moïse persécute ses opposants

Jovenel Moïse est aujourd’hui aux abois et ses ennuis se sont accumulés. Ces actes d’intimidation ont prouvé la fragilité du pouvoir, une fragilité toujours existante. Aujourd’hui, le pouvoir est en permanence en état d’alerte. Jovenel Moïse n’est qu’au début de ses peines.

Des actes d’intimidations du pouvoir contre des personnalités politiques, des membres de la société civile, des responsables syndicales, des dirigeants d’organisations populaires, se sont multipliés ces derniers jours. Après avoir détruit le Groupe SOGENER, Jovenel Moïse, à travers ses laquais, s’attaque aux dirigeants de l’opposition. En effet, après plus de 5 heures d’audition, l’ancien sénateur Youri Latortue, responsable du parti Ayiti An Aksyon «AAA» a laissé le local de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), le jeudi 13 août 2020.

L’ex-Sénateur Youri Latortue se rendait à une convocation de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), pour s’expliquer sur un prêt de 70 millions de gourdes de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), suite à des fausses accusations de corruption de Me Hans Jacques Ludwing Joseph, Directeur Général de l’ULCC. La tension a monté d’un cran à l’ULCC.

Plusieurs centaines de militants de l’opposition ont accompagné l’ancien sénateur de l’Artibonite et certains leaders de l’opposition démocratique ont été aperçus devant les locaux de l’ULCC, avec les manifestants. Après le départ du sénateur, les militants ont lancé des pierres en direction de l’immeuble. Les agents de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de tirs en l’air pour disperser les manifestants qui ont incendié deux (2) véhicules du service de l’État. Les manifestants en colère ont dénoncé une persécution politique.

En outre, des partisans du sénateur Latortue ont protesté également aux Gonaïves contre l’audition de l’ULCC. Des coups de feu ont été tirés et des barricades de pneus enflammés entreposés devant plusieurs institutions publiques. Les activités économiques ont été paralysées dans la Cité de l’indépendance.

 

Le soumis de l’ULCC proteste.

Me Hans Jacques Ludwing Joseph, Directeur Général de l’ULCC, a condamné vigoureusement, dans une note, la destruction par le feu de deux véhicules de l’institution ainsi que les graves menaces et les injures proférées par des membres de l’opposition politique à l’encontre des employés. «La Direction Générale de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) condamne avec véhémence l’incendie de deux véhicules appartenant à l’Institution par un groupe de manifestants se réclamant de l’opposition politique, lors de l’audition de l’ancien Sénateur Youri Latortue, ce 13 août 2020. Elle déplore également les graves menaces et les propos injurieux proférés à l’encontre des employés.

La Direction Générale s’insurge contre de tel comportement antisocial et croit que ces méfaits ne sauraient être l’œuvre de citoyens qui partagent les valeurs d’une société démocratique et d’État de Droit. Elle assure la population qu’elle continuera d’effectuer, sans contrainte, son travail d’enquête, conformément à la loi, et d’exercer avec rigueur et détermination, son rôle de police de l’administration publique, en faisant fi de toute tentative d’intimidation.

Tout en Invitant le Parquet de Port-au-Prince à mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs, coauteurs et complices de ces actes, l’ULCC demeure inébranlable dans sa mission cruciale consistant à combattre la corruption, en vue de l’émergence d’une société plus juste ». Telle est la teneur de la note.

 

La mobilisation relancée

Les leaders de l’opposition ont fait part de la reprise prochaine de la mobilisation visant à obtenir le départ du président Jovenel Moïse. Les dirigeants du Secteur Démocratique et Populaire ont fait valoir que la manifestation devant le local de l’ULCC, le jeudi 13 août, a constitué une démonstration de force. «La mobilisation sera pacifique», a promis M. Latortue, expliquant que cette mobilisation vise à empêcher la tenue des élections. Les leaders des partis politiques de l’opposition ont exprimé leur méfiance à l’égard du chef de l’État, faisant valoir qu’il ne peut réaliser des élections honnêtes, crédibles et transparentes. Ils ont recommandé la formation d’un gouvernement de transition, à partir du 7 février 2021. Par ailleurs, M. Latortue a assuré, le vendredi 14 août 2020, avoir fourni les preuves de la régularité du prêt contracté auprès de l’ONA. Il a indiqué que sa ferme verse régulièrement les cotisations liées au prêt.

Pour sa part, Jean Charles Moïse le leader du parti «Pitit Dessalin», a annoncé la reprise de la mobilisation contre le Président Jovenel Moïse, dès la fin du mois d’octobre. Objectif: forcer, une fois de plus, le Chef de l’État à quitter son poste et empêcher la tenue des prochaines élections sous sa Présidence.

Emmanuel Saintus

 

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