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Ariel Henry ou l’art de mentir …

D’énormes changements et bouleversements sont en cours, dont nous ignorons totalement l’issue… Nombreux sont ceux qui parlent sans arrêt de la nullité des dirigeants politiques haïtiens. Le niveau est très bas. Bon alors, lucidement, de toute façon, que peuvent-ils faire ? Détricoter le pull mondialiste, maille par maille, et en refaire une pelote avant d’en retricoter un autre ? Ce qui est hallucinant, c’est cette nouvelle vocation chez le citoyen haïtien, parfaitement endoctriné par un système qu’il subit, dogmatique à souhait, et donc sans aucun esprit critique, à vouloir se mêler des affaires des autres, avec des procédés expéditifs (du genre la solution finale?)

Haïti n’a aucun intérêt dans ce Sommet des Amériques, mais le régime fantoche en Haïti a intérêt à renforcer ses relations avec son protecteur, le département d’État américain. Si les responsables qui nous gouvernent avaient cessé leurs études au collège, ils n’auraient même pas eu à réfléchir pour conclure à la nullité d’une telle démarche. Hélas, ils ont fait de grandes études et sont bardés de diplômes prestigieux, les autorisant à nous prendre pour des imbéciles.

Haïtiens, comprendrez-vous un jour prochain que nous sommes considérés comme des abrutis de bas étage, nous Haïtiens d’En-Bas, les «Sans-dents», et qu’il est temps de reprendre en main notre destinée. Commençons par déloger et renvoyer dans leurs foyers, tous ces professionnels de la politique qui se font élire, réélire, re-réélire encore et encore, discourant démagogiquement, sans résultats tangibles à la clé. Comment ne pas être excédés par l’irresponsabilité de ces individus qui considèrent que le petit peuple ne vaut pas grand-chose et n’a qu’un droit : SE TAIRE !

Le vendredi 3 juin, le Premier Ministre de facto, Ariel Henry, avait laissé le pays à destination de Los Angeles, en Californie, pour participer au 9e Sommet des Amériques qui se déroulait sur le thème: «Construire un Avenir Durable, Résilient et Équitable», du 6 au 10 juin 2022. Avant de quitter le pays, le Chef du Gouvernement, lors d’un point de presse au Salon Diplomatique de l’aéroport International Toussaint Louverture, avait évoqué ce qu’il entendait aborder à ce sommet. «J’entends, selon le thème du Sommet, mettre en avant les priorités d’Haïti pour la sécurité, élément indispensable pour la réappropriation par Haïti de son avenir. Notre pays connaît, depuis son existence, des épisodes difficiles. Il est temps que les Haïtiens assument le leadership dans la gestion du pays. Nous mettrons en avant notre plan de reconstruction du Grand Sud, avec un accent particulier sur l’atteinte des résultats, grâce à la mise en œuvre des projets soumis au cours de la présentation à nos partenaires, du Plan de Relèvement intégré de la Péninsule du Sud, le 16 février dernier. À ce 9e Sommet, nous allons parler à nos interlocuteurs, de sérieux problèmes que nous confrontons dans notre pays, notamment la sécurité, la gouvernance démocratique et les difficultés économiques et sociales. Nous sommes en train de traiter avec les principaux partenaires, en vue d’avoir les voies et moyens afin d’équiper nos forces de police pour faire face aux gangs qui, par des mécanismes illégaux, s’approvisionnent en armements de plus en plus dangereux.» Quelle Blague!

Et puis, le dimanche 12 juin, de retour du 9e Sommet des Amériques, le Premier Ministre de facto, Ariel Henry, encore, au Salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture, lors d’un point de presse a fait le bilan de la participation de la délégation haïtienne à cet évènement. Selon le Chef du Gouvernement, ce bilan est «globalement positif, en regard des activités réalisées.» Soulignant qu’il attendait, «avec un certain optimisme», des retombées positives pour Haïti dans plusieurs domaines qui ont été discutés, lors des réunions bilatérales et multilatérales. Il a rappelé en préambule qu’il avait été « invité par le Président américain, Joe Biden, comme Premier Ministre et Chef du Gouvernement haïtien », à conduire une délégation multisectorielle, composée de cadres de l’État, spécialisés dans les domaines qui étaient en discussion dans cet évènement.

A rappeler que le vendredi 10 juin 2022, lors de la clôture du 9e Sommet des Amériques, 20 des 35 pays membres d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale, d’Amérique du Sud et des Caraïbes ont signé la « Déclaration de Los Angeles sur la migration et la protection »: (les États-Unis, l’Argentine, la Barbade, le Belize, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, Salvador, le Guatemala, Haïti, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Panama, le Paraguay, le Pérou et l’Uruguay). Notons que cette déclaration qui valide le principe d’une « responsabilité partagée, entre pays d’origine et la destination finale des migrants », selon les mots du Président Biden, contient des engagements concrets pour contenir la crise migratoire dans la région, mais n’est pas contraignante…

Ce sommet qui s’est déroulé dans la division, après l’exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua, était souhaité par l’administration Biden, qui ne voulait pas de la présence de dirigeants de régimes «autoritaires», affirmant que ce Sommet était destiné aux seuls pays démocratiques, respectueux des droits de l’homme (comme Haïti ?). Ce qui a provoqué le boycott d’autres pays qui prônaient l’inclusion de tous les pays membres et qui s’opposaient au dictat des États-Unis.

La République Dominicaine, qui fait face à une importante migration d’Haïtiens vers son territoire et dont le Président Abinader dans ses interventions aux séances plénières n’a pas manqué de souligner que la communauté internationale doit faire plus pour Haïti, n’a pas non plus signé cette Déclaration, tout comme la Bolivie, entre autres…

  • Fausse promesse de Biden

Le Président Biden, qui s’était présenté aux élections en promettant de faire preuve de compassion dans les politiques d’immigration des États-Unis, poursuit, dans les faits, les opérations d’expulsions massives d’Haïtiens vers Haïti où leurs vies sont en danger… Près de 4000 Haïtiens ont ainsi été expulsés de ce pays, pour le seul mois de mai 2022, portant le total à plus de 25000, depuis septembre 2021.

Emmanuel Saintus

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