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4,7 millions de dollars pour améliorer la sécurité alimentaire

Dans une lettre adressée à Samantha Power, Administratrice de l’Agence américaine pour le Développement International (USAID), 41 congressistes démocrates ont déclaré qu’ils pensaient qu’il était urgent que le Gouvernement américain « […] agisse en ce qui concerne l’aide alimentaire arrivant en Haïti et la politique d’aide alimentaire américaine, plus largement, » soulignant: «Bien que cela soit actuellement le résultat de la situation intérieure en Haïti et d’une aide alimentaire humanitaire plus faible que prévu, la politique historique des États-Unis a également contribué au problème et nous avons la responsabilité morale de le résoudre.»

Entre temps, lors d’une rencontre, le jeudi 2 juin, à la Table Sectorielle Agricole du Nord-Est, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO – Haïti) a présenté les progrès du nouveau projet: «Amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et renforcement de la résilience des populations vulnérables du département du Nord-Est», financé par l’Union Européenne à hauteur de 4,7 millions de dollars américains.

Dans le cadre du projet, 180 planteurs, membres du Groupement des Producteurs Artisanaux de Semences (GPAS), ont été formés sur la multiplication des semences et l’amélioration des techniques de stockage. Cette formation, réalisée en collaboration avec la Direction Départementale Agricole du Nord-Est, entre dans le cadre des activités de renforcement des planteurs.

Rappelons que ce projet, lancé en septembre 2021, mis en œuvre par la FAO, en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, a pour objectif de renforcer l’accès à une alimentation plus régulière et équilibrée de 4 000 ménages ruraux vulnérables des communes de Ferrier, Fort-Liberté, Perches et Ouanaminthe, afin d’améliorer leur résilience face aux aléas naturels et aux chocs climatiques. Il contribuera également, sur le plan institutionnel, à améliorer la gouvernance du secteur alimentaire, en appuyant notamment la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) et la mise en œuvre de la Politique et Stratégie nationales de souveraineté et sécurité alimentaires et de nutrition en Haïti. La mise en œuvre de ce projet sera basée sur une approche constituée de trois piliers, au bénéfice des organisations communautaires de base.

  • Un pilier technique:

Les organisations, composées de petits agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, prennent part à un apprentissage participatif et interactif des bonnes pratiques agricoles, plus productives et adaptées à l’environnement, et bénéficient également d’intrants agricoles adaptés à leurs activités productives. Grâce au renforcement de leurs capacités en matière de techniques agricoles, ces organisations pourront améliorer, de façon durable, leur production alimentaire en quantité et en qualité, et bénéficier de capacités de stockage et de transformation pour un meilleur accès au marché.

  • Un pilier financier:

La mise en œuvre d’initiatives de crédits et d’épargnes communautaires sera facilitée par la mise en place d’associations villageoises d’épargne et de crédit. Le capital est constitué par les membres de l’association et ceux-ci gèrent eux-mêmes les parts et les emprunts.

  • Un pilier social:

Des espaces de dialogue communautaires seront mis en place au profit des communautés bénéficiaires. Celles-ci décident de quels enjeux et problèmes sur lesquels il convient d’échanger, les mécanismes de résolution des conflits, et élaborent un plan de développement communautaire. Grâce à ce volet, les capacités des communautés bénéficiaires, en matière de vie associative et de communication participative, sur les aspects du développement local, seront renforcées, afin de relever les défis propres à leurs communautés, et ainsi la cohésion sociale en sera améliorée.

Emmanuel Saintus

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