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Un Ultimatum à Ariel Henry

Qui peut empêcher et n’empêche, pêche. En effet, dans une conférence de presse, le lundi 26 octobre, un ensemble des organisations et partis de l’opposition donne un dernier ultimatum à Ariel Henry.

Abel Loreston, Etzer Jean-Louis et Edouard St-Fleur, les porte-parole des organisations, ont appelé le Premier ministre Ariel Henry à appliquer l’accord du 11 septembre, dit Accord de Musseau. Huit (8) jours après la signature de cet accord politique, un gouvernement sera constitué par le Premier ministre, en concertation avec les forces politiques et sociales signataires du document, prévoit l’article 3.

Selon l’article 14 de cet accord, environ une semaine après l’installation du nouveau cabinet ministériel, il est créé, «suivant l’esprit de l’article 289 de la Constitution, un organe électoral avec les représentants issus des secteurs suivants : la Conférence Épiscopale d’Haïti (CEH) et l’Église Épiscopale; les cultes réformés; le secteur Vodou / Paysan; les associations de patrons de presse ANMH et AMI; les organisations de droits humains; la Conférence des recteurs d’université; les organisations féminines; les organisations paysannes et la diaspora.

Plus d’un mois après la signature de l’accord du 11 septembre, Ariel Henry ne parvient pas à respecter sa propre feuille de route issue de l’accord. L’accord politique proposé par le Premier Ministre Ariel Henry a été publié, vendredi dernier, dans Le Moniteur, journal officiel de la République d’Haïti. Ce document, paraphé par quelques centaines de représentants de structures organisées du pays, dénommé, «Accord Politique pour une Gouvernance Apaisée et Efficace de la Période Intérimaire», fait désormais objet d’un document officiel.

«Conscient de la situation socio-politico économique qui sévit dans le pays et de la non-application de certaines dispositions constitutionnelles, créées par la disparition soudaine de l’ex-président haïtien, Jovenel Moïse, en date du 7 juillet 2021, ainsi de l’obligation de rétablir le bon fonctionnement des institutions républicaines, puis de combler les postes actuellement vacants à travers des élections inclusives, crédibles et apaisées», lit-on dans cet accord.

Toutefois, la section consacrée à la gouvernance de la période intérimaire, dans son article 2, stipule que le Conseil des Ministres, dirigé par le Premier Ministre, exerce pleinement et effectivement le pouvoir Exécutif, tel que défini par la loi mère du pays, dans l’attente de l’organisation des élections présidentielles, afin de passer le maillet aux nouvelles autorités issues des élections. La signature de l’accord politique précise qu’un nouveau gouvernement sera formé avec des ministres et secrétaires d’État issus des partis, regroupements politiques ou de toutes autres organisations de la société civile, selon les articles 3 à 5.

Néanmoins, le premier ministre Ariel Henry reste froid, alors que le pays s’effondre. La misère, l’insécurité, le kidnapping sont monnaie courante, a réagi Etzer Jean-Louis. Voilà pourquoi les organisations et partis de l’opposition ont brandi la menace de fouler le macadam, le 7 novembre prochain, pour exiger la démission d’Ariel Henry, si ce dernier ne met pas en application l’Accord du 11 septembre, a déclaré Abel Loreston.

Emmanuel Saintus

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