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«La Richesse d’Ayiti, la cause de sa pauvreté»

Aussi tangible est l’ennemi,

Qu’il devient invisible

Car il se déguise en ami,

Et donc nous est plus nuisible.

Pour mieux établir sur nous son hégémonie,

Dans sa quête effrénée de notre destruction à tout prix,

Il nous offre son « inconditionnel et indéfectible appui »,

Tel un cadeau d’ensorcellement et empoisonné.

L’adversaire est de taille,

Sous nos pieds, l’herbe, à tout bout de champ, il taille.

Le terrain est littéralement miné,

Ils nous manipulent comme des dessins animés,

Nos mines nous font grise mine,

Ils veulent s’accaparer de la dureté de notre or,

En échange des ordures de position et de la corruption.

Contre nos gisements d’or et de pétrole,

Ils ne réclament de nos dirigeants marionnettes le «pe dyòl»,

Que le honteux, crapuleux et lâche silence, cerné du malheur l’auréole.

Mieux vaut avoir un ennemi déclaré,

Qu’un ami hypocrite et intéressé.

Tel est malheureusement les rapports Ayiti/États-Unis,

Par une histoire de trahison et d’agression, dès le début unis.

Telle la métaphore des fourmis noires et rouges,

À seulement secouer le terrarium,

Notre colère, les uns contre les autres, ils obtiennent au maximum.

Par la diplomatie d’agression et d’imposition l’opium,

De la pauvreté, de la misère,

Du sous-développement et de l’instabilité politique

Ils nous font monter sur le podium.

Ô ces putains d’ennemis,

Qui veulent se faire passer pour nos amis.

Ils constituent nos pires ennuis !

Si je devais un livre écrire,

Je l’appellerais : « La Richesse d’Ayiti »,

(Gisements aurifère et pétrolifère

Inexplorés et non exploités mais convoités),

La cause principale de notre pauvreté et instabilité.

La malédiction du triomphe du conte et anti-révolution.

Ce sont elles, les richesses non dévoilées d’Ayiti,

Qui nous font, jusque-là, rater les plus grands moments

Et nos rendez-vous avec l’histoire.

Ce sont elles qui ont fait tomber Jean-Claude Duvalier en 1986,

Et revenir environ 30 ans plus tard mourir tranquillement au pays,

En de la dictature de la dynastie duvaliériste père et fils

Soutenue durant environ trois décennies par nos « amis américains. »

Ce sont eux qui ont également évincé

Lesly François Manigat du pouvoir

Par le biais du coup d’État de la FAD’H,

Après le massacre de la Ruelle Vaillant

Dû à l’imminence du changement drastique des donnes

Au moyen des élections avortées du 29 novembre 1987.

Ce sont aussi elles qui ont provoqué les coups d’État de 1991 et de 2004,

Consacrant ainsi la chute de Jean Bertrand Aristide

Du pouvoir, à deux reprises, sans jamais finir un mandat.

Ce sont elles, la cause du démantèlement de l’Armée d’Haïti en 1994,

Et de la liquidation de nos institutions porteuses à l’assiette fiscale,

Et le démentiellement de l’économie nationale.

Ce sont elles aussi, la cause de la mort de Préval,

L’un des plus grands traîtres que nous ayons connus à la tête du pays,

Même après qu’il ait quitté le pouvoir.

Oui, ce sont elles qui ont provoqué tout récemment,

La disparition physique de Jovenel Moïse,

Qui avait pensé pouvoir s’échapper à la fureur des Blancs,

Par la flatterie par eux de ses plus bas instincts

Et lui, pour leur avoir tout donné,

Même plus ce que ce qu’ils lui ont demandé.

En effet, c’est à cause d’elles que le pays est plongé aujourd’hui

Dans la plus grande crise humanitaire de toute son histoire,

L’exil massif des Ayitiens vers des rives incertaines,

À la faveur de l’insécurité accrue,

Le démentiellement des institutions judiciaires.

Croyez-moi, nous commençons à peine à compter les cadavres

Et à fuir le pays en nombres incalculables !

Tel est le plan de démantèlement littéral et systématique du pays

En raison de toutes les richesses de notre sous-sol

Qu’ils ont déclarées leurs,

On ignore au nom de quel principe ou accord.

Que tous les Ayitiens désormais le sachent,

En plus de nos richesses,

Notre situation de misère et de pauvreté abjectes,

De marasme économique, d’analphabétisme,

De sous-développement et d’instabilité politique,

Est dû aux prouesses de 1804, comme j’aime à l’appeler,

« Cette impertinence », l’Occident ne nous l’a jamais pardonnée,

Et ne nous la pardonnera jamais.

Ils s’assureront toujours de nous porter à nous autodétruire.

Telles les fourmis rouges et noires du terrarium

Qu’ils ne manqueront point de toujours agiter,

Parce que tout simplement nous sommes,

La Première République Noire du monde,

À la faveur de la Première et Unique lutte armée d’esclaves,

Ayant conduit à un Nouvel État autonome, libre, indépendant

Avec la vision implacable de grandeur et de prospérité,

Des idéaux d’internationalisme, d’humanité entre tous

De Liberté, d’Égalité et de Fraternité entre tous,

Comme jamais avant dans toute l’histoire de l’humanité.

Et la vérité reste et demeure

Qu’ils ne nous l’ont jamais pardonné,

Parce que nous sommes tout simplement Nègres,

Tel qu’ils aiment fièrement à nous appeler.

Ce qu’ils ne savent pas,

C’est que, de même qu’en 1804,

Ayiti a brisé les chaînes de l’esclavage,

Du racisme et du colonialisme,

Par cette même ardeur et la même vertu,

Quand le moins ils ne s’y attendent,

Nous briserons celles du néocolonialisme et de l’impérialisme.

Ceux qui peuvent et veulent comprendre,

Qu’ils comprennent !

18/10/2021

Kmi-Lingus

Jean Camille Étienne, Arch. en Politique et Gestion de l’Environnement

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