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La peur du Blanc…

Le chef du gouvernement de la nouvelle version du PHTK se défend face aux critiques, selon lesquelles il serait là, par la grâce de la communauté internationale. Ariel Henry a été nommé comme Premier ministre, deux (2) jours avant l’assassinat de Jovenel Moïse, et a été installé, trois (3) jours après le support du Core Group, un groupe formé de plusieurs ambassadeurs de pays dits amis d’Haïti dont: les États-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne, le Brésil, l’Espagne.

«On donne beaucoup de pouvoirs à la communauté internationale. Pouvoirs qu’elle n’a pas», a laissé entendre le premier ministre Ariel Henry. Il considère qu’il s’agit d’un mythe entretenu par les Haïtiens. Le premier ministre haïtien, M. Ariel Henry, dément avoir bénéficié du support de la communauté internationale pour prendre les commandes de l’exécutif. Il confie au contraire être témoin d’un respect profond des représentants étrangers. «La communauté internationale nous respecte, et j’ai trouvé beaucoup de respect pour ce gouvernement,» a dit M. Henry. Ces propos tranchent avec les critiques de l’opposition pour qui ce gouvernement est le résultat d’un diktat des étrangers.

Le chef du gouvernement est formel. «Personne ne dicte à Haïti ce qu’il doit faire», a martelé M. Henry, insistant une fois de plus sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale. «Haïti est un pays souverain qui gère ses problèmes, et ses fils trouvent les solutions eux-mêmes», a-t-il fait valoir.

Le nouveau premier ministre souligne que les relations avec les pays étrangers sont bonnes, expliquant qu’il s’agit de relations entre des États et non de relations entre des individus. De plus, il donne l’assurance que les relations seront décidées dans l’intérêt d’Haïti. Questionné sur l’influence du Core Group sur les orientations politiques, le Chef du gouvernement a assuré, qu’en ce qui le concerne, le déterminisme est haïtien.

Par ailleurs, si le nouveau premier ministre se montre particulièrement motivé, concernant l’organisation d’élections qu’il estime être sa principale mission, Ariel Henry a paru plus évasif, à propos d’un éventuel référendum constitutionnel. «Le président Jovenel Moïse aurait dû recevoir le texte cette semaine puis me le remettre, pour d’éventuelles corrections. Puisqu’il n’est plus, je vais donc rencontrer les membres de la Commission pour l’élaboration d’une nouvelle constitution, et décider.» Le chef de l’État avait laissé la porte ouverte à une réécriture du texte par une assemblée d’experts, révèle le nouveau chef du gouvernement qui précise que Jovenel Moïse entendait mettre l’accent sur deux points : l’inclusion de la diaspora et l’équilibre des pouvoirs. Ariel Henry a affirmé être d’accord pour discuter de tout avec les opposants, y compris de ce dossier. Très énigmatique, il a même laissé entendre qu’il était prêt à se mettre d’accord sur ce désaccord avec l’opposition. Sous-entend-il qu’il est prêt à lâcher du lest? Ariel Henry ne le confirme pas, mais sa déclaration ne fait qu’augmenter le doute qui pèse sur la tenue d’un référendum constitutionnel, depuis l’assassinat de Jovenel Moïse.

Emmanuel Saintus

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