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«Jovenel a été trahi et abandonné», dixit sa femme, Martine Moïse

Dieu est omnipotent, omniprésent, omniscient, selon la Sainte Bible. Face à l’événement «insensé» de la mort de Jésus, mort qui mettait fin aux espérances soulevées par sa vie, les premiers chrétiens se sont ressaisis, en lui opposant leur expérience du Christ vivant: Dieu l’a constitué Seigneur et Christ; il est ressuscité. Au fait brutal de la mort, ils opposent le fait merveilleux de la vie. À l’action cruelle des contemporains de Jésus, ils opposent l’action miséricordieuse de Dieu. Voilà ce que nous trouvons dans des formules contrastées. Qu’en est-il de l’Après-Dieu, Jovenel Moïse?

Rien dans la littérature mésopotamienne ne laisse entendre qu’un mort est jugé à son entrée dans les Enfers pour les actes qu’il a commis; tous les morts vivent le même destin aux Enfers, peu importe la conduite morale adoptée de leur vivant.

Avant de descendre dans les Enfers, le mort se transforme en «Etemmu». Les Mésopotamiens ne cultivaient pas encore l’idée de l’âme qui habite et anime le corps. Selon Jean Bottéro, l’«Etemmu» est une sorte de réponse à l’incompréhension du néant, du vide que laisse la personne disparue. L’«Etemmu» est une sorte de fantôme, basé sur le souvenir que les vivants ont du défunt. Il apparaît sous forme d’ombres ou d’apparitions fugaces.

D’une manière générale, les Enfers sont perçus par les Mésopotamiens de manière très pessimiste: le destin du mort n’est aucunement joyeux, le plaisir et l’affection en sont totalement absents. Le mort, sous sa forme d’«Etemmu», y entre pour y vivre une pâle réplique de sa vie terrestre.

Il est certain qu’Après-Dieu, Jovenel Moïse, n’est plus. Il n’est pas ressuscité, il est resté dans sa demeure éternelle. Ceux qui ont marqué l’histoire ne meurent jamais. Mais pas pour Jovenel Moïse, l’Après-Dieu.

En effet, le vendredi 23 juillet 2021, dans la propriété de la famille, à «Village S.O.S Enfants», à Quartier-Morin, la Première Dame, Martine Moïse, dans son intervention d’une quinzaine de minutes, lors des funérailles de son défunt mari, le Président Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet dernier, a réclamé justice, déclarant en s’adressant à son époux: «Vous avez été abandonné et trahi», soulignant que «le plus grand péché» de son mari avait été « […] d’aimer son pays. De défendre les plus faibles contre la cupidité des autres […] Il a toujours essayé de faire plus et mieux», qualifiant le système politique de «pourri et injuste».

Jovenel Moïse a été abandonné et trahi par ceux envers lesquels il était pourtant toujours si loyal, a ouvertement fait savoir Martine Moïse. «Mon mari était si loyal avec eux. Mon mari a été abandonné et trahi», a déclaré Martine Moïse, lors de son discours, à l’occasion des funérailles de l’ancien président de facto, Jovenel Moïse.

«Tu as été sauvagement assassiné, toi qui as toujours renoncé à la violence. Tu as toujours prêché le pardon, la réconciliation, le vivre-ensemble. On a comploté contre toi, te condamnant à mourir dans la barbarie et la cruauté». «Les oligarques t’ont eu, mais la bataille n’est pas terminée. Nous ne voulons pas de vengeance, ni de violence mais nous ne céderons pas à la peur. «Jovenel Moïse a vécu au milieu des traîtres», Selon Jovelin Moïse, l’un des enfants du défunt président qui prononçait un discours de circonstance, au nom de la famille présidentielle. «Jovenel Moïse a vécu au milieu des traîtres et il est mort à cause de ses idées».

A noter qu’aucun des disciples / Conseillers (dont Reynald Lubérice, Guichard Doré) / alliés et amis de Jovenel Moïse n’ont mis les pieds au Cap-Haïtien, lors de la cérémonie des funérailles nationales de l’ancien président de facto, Jovenel Moïse. Byen anvan Kòk la te chante, yo te gen tan trayi Jovenel twa (3) fwa.

Emmanuel Saintus

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