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Vers où vont ces politiciens aplats ?

La question qui se pose est de savoir est-ce que les groupes organisés, à savoir: le Secteur Démocratique et Populaire et les groupes alliés organisés, accepteront de se faire facilement remplacer par un groupe de partis dont les mauvaises intentions en Haïti sont de notoriété publique?

Ces leaders, de certains partis et organisations politiques, sont-ils conscients qu’ils sacrifient les intérêts d’Haïti en comptant sur une organisation humiliée et pitoyable? Le régime PHTK avait facilité la création de plusieurs partis bidon dans le pays, afin de pérenniser le régime à travers des élections frauduleuses, avec la participation de ces micros partis ou antennes. Des groupes de responsables de partis politiques qui se sont entremêlés, à travers des ententes obscures, ont rencontré les membres d’une délégation de l’organisation régionale (OEA) en Haïti, le mercredi 9 juin, à Pétion-Ville. Également, certains responsables d’organisations dites de protection des droits humains se sont entretenus avec la délégation.

«Je ressors de la rencontre avec le sentiment que cela ne donnera pas grand-chose. D’ailleurs, les membres nous l’ont dit, il faut que les Haïtiens trouvent eux-mêmes la solution à leur crise», a révélé Clarens Renois, dirigeant du parti UNIR. Toutefois, cette réunion avec les diplomates en compagnie d’autres responsables de partis du Bloc Démocratique n’est pas un échec total. Même si certains campent sur leur position, un travail d’écoute et d’information est réalisé affirme l’ancien journaliste. «C’est une opportunité, pour ces diplomates de l’Organisation des États Américains d’entendre un autre son de cloche et de mieux comprendre la situation. Ce qui est positif. Il faut une solution durable à la crise haïtienne. Il revient à l’OEA de nous aider à la trouver.»

Le leader du parti «En avant» est sorti satisfait de sa rencontre, mardi, avec les membres de la délégation de l’Organisation des États Américains, en compagnie d’autres leaders de l’opposition. «Nous étions organisés et disciplinés et nous leur avons délivré notre message avec fermeté et conviction. Nous avons le sentiment qu’il est passé. Les échanges étaient solides et sérieux. Il s’agit d’une rencontre historique. La délégation de l’OEA est de haut niveau.» Mais qu’on ne s’y méprenne pas. L’ancien député de Pétion-Ville privilégie une solution haïtienne à la crise, de préférence sous le regard d’observateurs internationaux. Souhait transmis aux délégués de l’OEA, confirme-t-il. «Aujourd’hui, nous sommes plus près d’un accord qui englobe une masse critique de partis politiques de la société civile», a affirmé Jerry Tardieu qui était invité à la rubrique: «le Point», de Radio Métropole, ce mercredi matin.

L’OEA est une organisation sous tutelle des États-Unis. Les États membres de l’OEA sont priés de suivre le mouvement, la ligne tracée par les États-Unis. Avec un plan politique décidé fondamentalement à Washington, les Américains les utilisent pour imposer leur méthode, notamment en prenant des mesures drastiques contre la République Bolivarienne du Venezuela et Cuba. En définitive, c’est le commandant US qui impose à l’OEA sa politique étrangère. D’où le recours à la traditionnelle stratégie coloniale: garantir ses propres intérêts par des moyens militaires, y compris le soutien aux élites locales qui fondent leur pouvoir sur les forces corrompues, derrière l’écran de fumée d’une opposition dite modérée au régime de Jovenel Moïse.

En réalité, les interventions de ces oligarques aggravent les conditions de vie des populations, en renforçant les mécanismes d’exploitation et d’assujettissement, avec pour résultat, des migrations forcées et les tragédies humaines qui s’ensuivent.

«Le pouvoir improvise et gaspille l’argent du pays. L’opposition tâtonne et gaspille le temps des citoyens. Les Haïtiens, eux, perdent du temps, de l’argent, ils perdent confiance et surtout Espoir», a écrit Luckner Garraud.

La mission de l’OEA, qui est venue en Haïti, se donne 15 jours pour produire un rapport. Mais ceci n’est que l’envers du décor. Notre mission est de défendre le peuple contre l’invasion de ces occupants intérieurs. Et l’ennemi sera surpris, lorsqu’il se heurtera à nos mesures-choc.

Emmanuel Saintus

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