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À bas la dictature !

Mettre de l’huile sur le feu du chaos, afin que cette situation chaotique empêche l’émergence d’une force susceptible de contrer les politiques des oligarques et des États-Unis dans le pays, c’est à ce jeu que se livre le Pouvoir. Les enlèvements, les arrestations, les persécutions politiques sont aussi une pratique courante pour se débarrasser de ceux qui critiquent le pouvoir de facto de Jovenel Moïse.

En effet, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, le dimanche 14 février 2021, pour dire non à la dictature. À l’initiative de plusieurs organisations de la société civile et de défense des droits humains, dans un mouvement baptisé «marche contre la dictature», des milliers de personnes ont foulé le macadam, dans plusieurs grandes villes d’Haïti pour dénoncer l’équipe de facto de Jovenel et consorts qui veulent instaurer une dictature dans le pays, avec l’appui du Core Groupe et des oligarques.

Jovenel Moïse développe une paranoïa aiguë qui fait plonger le pays dans la peur de la répression et l’entraîne dans de très nombreuses arrestations, des assassinats et des persécutions de journalistes et d’opposants politiques.

Le but ultime de Jovenel Moïse est de rester le plus longtemps possible maître du pays. Quitte à s’arranger avec l’international, l’oligarchie, une frange des dirigeants politiques malfrats ou s’en prendre à l’intégrité physique des opposants.

En dépit de la participation de nombreuses personnalités, des hommes politiques, des dirigeants de la société, des journalistes de renom dont Lilianne Pierre-Paul, Jean Monard Métellus, la police politique de Jovenel et ses gangs armés ont déclenchée la machine de la violence contre les manifestants. Plusieurs manifestants sont blessés par les balles de la police, lors de cette marche pacifique, le dimanche 14 février 2021. À Delmas 95, les bandits du PHTK, sous le commandement d’un certain «Ti Greg», un bandit notoire, ont abattu un jeune garçon par balles, un motard, et son cadavre a été brûlé, attaché à son véhicule. Selon des manifestants, c’est un groupe d’individus armés et encagoulés, opérant dans la zone, qui auraient commis cet acte. Ils ont carbonisé le jeune manifestant après l’avoir tué par balles.

Plusieurs journalistes ont été atteintes de balles en caoutchouc par la police. De Canapé Vert au Champ-de-Mars, la police a tiré à bout portant sur les journalistes. Trois d’entre eux sont grièvement blessés par des balles en caoutchouc dont un journaliste de Radio Capital FM qui a été atteint de plusieurs de ces projectiles dont une à la tête.

Entre temps, Me Mécène Jean-Louis, lui, est interdit de sortir du pays. Me Carl Giovanni Aubourg, Substitut du Commissaire du Gouvernement près du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, a informé le Directeur de l’Immigration et de l’Émigration que Me Joseph Mécène Jean-Louis (le «Président» désigné par l’opposition radicale pour remplacer Jovenel Moïse en cas de départ) est interdit de quitter le territoire national par voies aérienne, maritime et terrestre. Il est accusé de complot contre la sûreté de l’État et d’implication dans la tentative de coup d’État.

Emmanuel Saintus

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