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Singe, tu seras toujours singe

Le désarroi et la confusion dans les rangs des PHTK et alliés sont devenus aujourd’hui si perceptibles, que même les médias et les amis pro-Jovenel n’ont d’autres choix que de le reconnaître.

Des rapports et analyses abondent ces derniers temps sur les problèmes multifacettes auxquels est aux prises le régime de Jovenel Moïse. Le chaos politique en Haïti a laissé ses impacts sur toutes les institutions du pays.

La propagande mensongère sur la base de laquelle ce régime définissait son identité ne cesse de s’affaiblir. L’économie est chancelante, alors que le gouvernement et le nouveau CEP souffrent d’illégalité.

Pour un régime qui s’est toujours défini par rapport à sa puissance de propagande mensongère et de la corruption, cette déchéance signifie la perte des jovenélistes.

La pauvreté et l’insécurité ne cessent de gagner du terrain en Haïti. Selon un rapport récemment publié par une organisation de défense de droits humains: «Collectif Plus», plus de 1 270 personnes ont été victimes d’un enlèvement contre rançon, en Haïti, durant l’année 2020, soit plus de 3 personnes kidnappées chaque jour.

Des milliers de familles Haïtiennes sont plongées ces derniers temps dans la pauvreté et la famine, leur nombre étant déjà un demi-million avant la crise sanitaire, et la situation ne cesse de s’aggraver depuis mars dernier.

Le projet de dictature de Jovenel n’avance pas. Il est coincé dans une impasse politique

L’échec de la formation d’un nouveau cabinet bidon en tapinois et le rejet des décrets malsains par la population ont causé, non seulement des troubles politiques, mais aussi un affaiblissement du régime.

Dans un récent avis, l’Office de la Protection de la Citoyenne et du Citoyen (OPC) demande à l’Exécutif de revoir les deux derniers décrets du président Jovenel Moïse, créant l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) et organisant le renforcement de la sécurité publique, en tenant compte d’un plan global de sécurité, lié à un service de renseignements.

Dans cet avis, l’Office de la Protection de la Citoyenne et du Citoyen (OPC) appelle l’Exécutif à revoir les articles liés à la nomination du directeur général de l’ANI et la mission des agents. Il a également plaidé en faveur de l’implication du Parlement, à travers une commission spéciale, dans le processus de nomination du directeur général de l’ANI et d’envisager une procédure claire pour que les agents de ladite agence puissent répondre de leurs actes, en cas de violations graves de droits humains ou d’excès de zèle. Telles sont les recommandations faites par l’OPC.

Emmanuel Saintus

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