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«Pour que ne meure en nous jamais l’enfant, au cœur pur et à la splendeur de l’âme!»

Au cas où vous me verriez un jour dans la rue, par pur hasard d’inattendues retrouvailles, ou tout simplement par convocation du destin, sachez que l’âge n’amène pas toujours seulement la raison, mais aussi et surtout les cheveux blancs, que dis-je, excusez-moi du lapsus, je voulais dire les chevaux blancs qui galopent la nature sauvage de nos pensées, au rythme de la maturité, sans pour autant ni nécessairement vieillir sur l’étendue infinie et sans borne du temps, sans corrompre notre cœur d’enfant, pour ainsi laisser à l’univers, contempler et savourer la pureté du cœur et de l’âme, en orbite dans un corps pourtant périssable.

Le changement, tout comme les élections, je veux dire les choix, a ses conséquences. Fort de ce principe universel, le pont entre l’enfance et l’adolescence, qu’importe la robustesse de sa structure, toujours sous nos pas chancelle et nous ébranle. Et la jeunesse et la vieillesse ne sont que des projections de nous-même dans le miroir du temps, en incalculable renouvellement. Si la nuit est bonne conseillère, le temps, lui, il est un expert en résolution. Il n’y a pas de problème qu’il ne résolve, ni de souffrance qu’il n’apaise, ni de maladie qu’il ne guérisse, ni de chagrin qu’il n’atténue. Car, plus on mûrit, plus on s’assume et plus on s’ouvre à la vie en plénitude, en vicissitudes, dans toute sa conscience, sa prudence, ses nuances, ses vraisemblances, sa splendeur, ses magnificence, ses concupiscences, et ses jouissances et réjouissances. N’abusez pas de la grandeur, toute-puissance et miséricorde de Dieu. En remettez-vous à lui au besoin, à coup sûr, il courra à votre secours. Ne soyez pas toujours désolé et ayant constamment à vous excuser. La prochaine fois, faites donc attention. Qui suis-je pour avoir toujours à vous courir après, à vous juger, à vous observer, à vous blâmer, à vous réprimander ou à vous faire la morale? Assumez donc vos responsabilités! Prouvez et éprouvez votre maturité!

Une année s’en va, une autre s’en vient, comme le temps passe. Ou ça passe ou ça casse! À l’école de la vie, ou on reste tranquillement en classe, chaste, sans caste, on se chasse pour avoir des pensées qui les têtes font masse et coupent-circuitent les neurones immatures et impures. Oui, plus on mûrit, plus on s’assume et plus on s’ouvre à la vie dans sa plénitude! Soyez aujourd’hui meilleur qu’hier, et demain bien meilleur qu’aujourd’hui. Soyez constamment en perfectionnement, sans pour autant être parfait. Car, de l’atteinte de la perfection, on ne peut qu’en avoir la sensation, ou tout simplement l’obsession. Cependant, évertuez-vous à être cet être magnifique en devenir. Soyez la meilleure version de vous-même, à toute heure et à chaque instant et toujours au rendez-vous avec les autres, mais plus encore, avec vous-même. Ne ratez jamais l’occasion de vous rencontrer, ne serait-ce qu’une minute, au bout de la journée. Regardez-vous, parlez-vous, explorez et contemplez votre univers intérieur, sans la moindre velléité de plonger dans le narcissisme et l’égocentrisme ou, pire encore, dans l’individualisme. Le bien qu’il vous revient de faire, faites-le, sans arrière-pensée. Et le mal que vous ne pouvez-vous empêcher de faire, faites-le bien. Car, tiens, rien n’est foncièrement mauvais. Même du fond du mal, il y a toujours un bien à en tirer. Faites donc le bien avec ce dont vous vous êtes mal approprié. Ne suivez pas l’effet de groupe, s’il n’est en mesure de vous influencer positivement. Dans le meilleur des cas, puisez au fond de vous-même, suivez vos instincts, vous ne sauriez-vous tromper. Et, s’il vous arrive de vous tromper, que ce soit de bonne volonté. Car, «l’erreur est du domaine de l’homme» dit le vieil adage. Et à chaque fois que vous vous sentiriez perdu, allez à la rencontre de cet enfant à la pureté de cœur et grandeur d’âme que vous aviez été, il y a quelque temps. Car, la bonne nouvelle, c’est qu’il ne meurt jamais, il sommeille toujours en vous. Ainsi, pour mieux grandir et mûrir, renouer toujours avec cet enfant curieux, gai, allègre, joyeux, heureux et épanoui qui sommeille, dans le silence du cœur et la splendeur de l’âme.

Merci! C’est le seul et dernier mot que je voudrais prononcer, le jour du grand envol que je vous assure qui n’est pas pour demain. Wi, «Di mèsi, se lisaj.» Se sa sajès granmoun lontan lakay te aprann nou. Kidonk, kòm bon timoun, nou sèlman koube n byen ba pou n aplike l. Mèsi lavi, mèsi paran, mèsi pwofesè, mèsi fanmi ak zanmi, mèsi lanmou, mèsi Bondye!

Bonne, sainte et heureuse année à tous et à toutes, sous le regard du Tout-Puissant. Que nos rêves les plus chers se fassent réalité! Santé, prospérité et longévité. Et surtout, que ne meure jamais en nous l’enfant au cœur pur et à la splendeur de l’âme, car il est la voie de notre véritable salut. Rappelez-vous que le dernier des vainqueurs est celui qui est le plus capable d’amour. Sur ce, je ne vous dis plus rien, sinon que je vous aime tous et toutes, d’un amour inconditionnel, indéfectible et infaillible, qui que vous soyez et ou que vous soyez!

31/12/20

Jean Camille Etienne, (Kmi-Lingus)

Arch.Msc.en Politique et Gestion de l’Environnement

camilingue@yahoo.ca

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