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Nouvelles en bref

Crime passionnel

Sherley Monfort, 20 ans, est décédée dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, à Canapé-Vert (Port-au-Prince), des suites de graves blessures au couteau, faites par son ami, alors qu’elle venait de lui annoncer qu’elle le quittait.

La gazoline est arrivée en retard

Le pétrolier chargé de 165 000 barils de gazoline, espéré le jeudi 31 décembre, est arrivé finalement le samedi 2 janvier, information confirmée par le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD). Le carburant était en cours de déchargement, dimanche, à Varreux, et, selon le Bureau de Monétisation, toutes les dispositions sont prises pour faciliter l’approvisionnement des stations-services, dans les meilleurs délais. En attendant, la pénurie de carburant, qui ne dit pas son nom, oblige certains automobilistes à acheter du carburant sur le marché parallèle, à des prix allant jusqu’à 1 000 gourdes le gallon.

Lancement de l’Hôpital Central de la PNH

Le lundi 4 janvier 2021 a eu lieu le lancement de l’Hôpital Central de la Police Nationale (HCPN), situé sur la route nationale #1, au niveau de Bon Repos, en présence, entre-autres, des membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et du Haut Commandement de la police nationale d’Haïti.

Honneur et mérite au journaliste Johnny Ferdinand

Le Premier ministre Joseph Jouthe a décerné une plaque d’honneur et mérite au journaliste de la RTVC, Johnny Ferdinand, pour «son professionnalisme et son sens de l’humour, quand il présente l’actualité.» Jouthe en a profité pour saluer le courage, l’engagement, le professionnalisme et le sens du devoir des travailleurs de la presse qui accomplissent, souvent dans des conditions difficiles, leur travail.

Kidnapping : Me Ronald Derinvil, libéré

La Fédération des Barreaux d’Haïti tient à exprimer son soulagement, à la suite de la libération, le samedi 26 décembre 2020, de Me Ronald Derinvil du Barreau de Jacmel, kidnappé sur la route de Gressier, le 19 décembre dernier. La Fédération tient à remercier tous ceux et toutes celles qui ont exprimé des gestes de solidarité durant ces heures difficiles.

Football : plainte contre «Dadou», pour agression sexuelle

Une ancienne joueuse du centre FIFA-Goal a porté plainte au tribunal de Première Instance de La-Croix-des-Bouquets contre Jean Bart, alias «Dadou», l’ancien président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), pour agression sexuelle. La plaignante était mineure au moment des faits.

Kidnapping : le pasteur Élie Henry et sa fille, libérés

Le lundi 28 décembre, le Pasteur Élie Henry et sa fille Irma, enlevés le jeudi 24 décembre, ont été libérés par leurs ravisseurs. Le Dr Élie Henry, Président de la Division Interaméricaine des Adventistes du Septième Jour (basée en Floride), se trouvait en Haïti pour des activités ecclésiastiques, administratives et familiales. On ignore si une rançon a été versée.

Vœux de la Loterie de l’État Haïtien

«Dans quelques heures, nous entrerons de plein pied dans une nouvelle année. 2020 a été, pour nous, une année de combat, de turbulence, de peur, mais aussi une période à travers laquelle nous avons appris beaucoup de leçons. À l’approche du nouvel an, je formule aux acteurs des jeux de hasard, des vœux de paix, de prospérité, d’amour et de courage.»

Margareth Fortuné, Directrice Générale de la Loterie de l’État Haïtien (LEH).

Haïti: secousse sismique

Le directeur du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), l’ingénieur géologue, Claude Prépetit, dit être surpris par la panique provoquée par la dernière secousse sismique dans la région métropolitaine. Le réseau de sismographes a fait état d’une secousse de magnitude 2,1, dit-il, assurant qu’une telle secousse ne peut être détectée que par les sismographes. Il s’étonne que des situations de panique aient été constatées non loin du lac Azueï et à Gressier. Le directeur du BME insiste sur la nécessité pour les Haïtiens de se préparer à une éventuelle secousse de forte intensité. Il a attiré l’attention sur l’obligation de construire des maisons parasismiques et de réaliser des séances de formation sur la culture du risque.

SEMANAH inaugure un nouveau local

Le pari du directeur général d’inaugurer les nouveaux bâtiments administratifs du Service maritime et de navigation d’Haïti (SEMANAH), à Thorcel, au début de 2021, comme promis le 5 novembre dernier, est gagné d’avance. En présence du Premier ministre Jouthe Joseph, de son chef de cabinet, de l’ancien sénateur Hervé Fourcand, de plusieurs cadres du SEMANAH et du corpus maritime, M. Éric Prévost Jr a inauguré les nouveaux bâtiments administratifs du Service Maritime et de Navigation d’Haïti (SEMANAH), à Thorcel.

« Premier ministre Jouthe, le personnel de la SEMANAH m’a chargé de vous demander de permettre à ce qu’ils puissent avoir un bus favorisant leur déplacement dans le cadre de leurs fonctions », a fait savoir Éric Prévost Jr, directeur général du SEMANAH qui, par la suite, a évoqué les bénéfices directs de ce nouveau bâtiment administratif. «L’attribution de ce nouveau local préserve au SEMANAH une dépense annuelle pour le loyer de 2,5 millions de gourdes », a-t-il renchéri, énumérant les différentes étapes franchies par l’administration du SEMANAH, depuis son accession à la direction générale. Remise en état de fonctionnement de 14 phares du système de signalisation maritime, vote de la loi organique du SEMANAH par le Parlement, mise en route de l’institut des métiers de la mer, remise en état de fonctionnement des marégraphes défectueux sont, entre autres innovations, à l’actif de son administration.

Stevens Bonhomme, un jeune Haïtien, à Microsoft

Il est né et a grandi à Port-au-Prince où il a pu débuter des études universitaires. À seulement 29 ans, Stevens Bonhomme compte déjà des accomplissements importants dans son curriculum vitae. Il a un doctorat en administration des affaires, enseigne à Northwest University (Seattle) et travaille comme responsable de satisfaction des clients pour Microsoft, rejoignant ainsi plus d’un millier d’Haïtiens qui travaillent pour ce géant de la technologie. À écouter son témoignage, Stevens Bonhomme a dû consentir beaucoup de sacrifices et connaître de nombreuses situations difficiles, pour atteindre le sommet. «J’ai fait mes études classiques au Collège Canado-Haïtien, et débuté mes études universitaires à l’Université Notre-Dame, en sciences économiques. Arrivé aux États-Unis, j’ai dû recommencer mes études en sciences économiques pour un baccalauréat. Ensuite, j’ai fait une maîtrise en économie appliquée et un doctorat en administration des affaires». L’ancien du Canado-Haïtien doit son accession à Microsoft, à sa connaissance du français. «L’opportunité pour moi de travailler à Microsoft a débuté il y a 3 ans. Quelqu’un m’avait contacté sur LinkedIn et m’a demandé si je voulais travailler pour Microsoft. Il était chargé de recruter des cadres pour Microsoft. À cette époque, l’entreprise était à la recherche d’un francophone pour interagir avec des clients au Canada. J’ai postulé (…) et, après plusieurs séances d’entretien, j’ai été retenu», a-t-il révélé. À Microsoft, dans le département de marketing, Stevens Bonhomme est responsable de la satisfaction des clients. Parallèlement, en vertu de la politique de l’entreprise, il est en contact avec environ 600 Haïtiens qui y travaillent également. «On se rencontre tous les mois. On échange des idées sur des projets au bénéfice de notre communauté et au bénéfice des jeunes en Haïti. Nous discutons également sur comment aider d’autres jeunes Haïtiens à intégrer l’entreprise», a-t-il fait savoir.

L’école haïtienne, un ouvrage du professeur Jacques Abraram

Le professeur Jacques Abraram, directeur adjoint des affaires académiques à l’Institut des sciences, des technologies et des Études avancées d’Haïti (ISTEAH), vient de publier chez l’Harmattan: L’École haïtienne : Entre ségrégation et rapports sociaux d’inégalité. Pour l’auteur, la ségrégation raciale à l’école est un instrument social qui est indissociable des rapports sociaux d’inégalité, dans le contexte scolaire haïtien, c’est-à-dire, qu’elle est l’image superficielle qui reproduit fidèlement les rapports sociaux d’inégalité dans les salles de classe. D’après Jacques Abraram, il semblerait que la discrimination vécue à l’école, par un groupe d’élèves, soit bien souvent la conséquence d’un processus de fragilisation socioéconomique de certains parents, qui se répercute sur l’apprentissage des élèves et leur réussite scolaire. Il note que les différentes dimensions de la précarité ne sont pas sans incidence sur certaines écoles en Haïti. Les causes de la précarité de l’école haïtienne sont multiples. Outre les problèmes politiques et les catastrophes naturelles, l’auteur avance que l’école haïtienne fait face à des problèmes tels la grève répétée et l’irrégularité des enseignants, surtout dans les écoles non prestigieuses et publiques, la séparation scolaire et les différents types d’établissement, la langue d’enseignement, le niveau de formation et de qualification des enseignants, l’inconfort de certains bâtiments scolaires, les curricula et les manuels scolaires à travers lesquels se tissent les éléments de colonialité de l’élève haïtien. L’ouvrage comprend cinq parties, divisées en 12 chapitres. La première partie est portée sur les fondements socio-économiques de la ségrégation; la deuxième partie traite du bien-être à l’école et la ségrégation scolaire; la troisième partie présente une analyse sociologique de la ségrégation scolaire; la quatrième partie aborde les mécanismes de la ségrégation scolaire et la cinquième et dernière partie est une présentation de la ségrégation scolaire, en tant que mécanismes de reflet des rapports sociaux d’inégalité.

CTPEA dysfonctionnel

Depuis plus d’un an, professeurs et étudiants du CTPEA peinent à fonctionner dans leur propre espace, puisque les gangs armés opèrent et sèment la pagaille dans leur environnement. Plus d’une fois, ils sont victimes d’agressions de la part des malfrats. Ces derniers parviennent aussi, quelquefois, à perturber le fonctionnement normal de l’institution, lorsqu’ils s’amusent à faire chanter leurs armes au boulevard Harry Truman (le Bicentenaire) où sont également logés la Primature et le pouvoir législatif. Parce qu’ils n’en pouvaient plus de la machine infernale de l’insécurité établie au Bicentenaire, qui faisait des victimes en leur sein, les responsables de Centre de Technique de Planification et d’Économie Appliquée (CTPEA) ont été contraints d’abandonner l’espace, depuis plus d’un an. À bout de souffle, certains étudiants, inquiets pour leur avenir, appellent les autorités à assumer leurs responsabilités. «L’institution ne dispose (pas), jusqu’à présent, de ses propres locaux. Nous avons déjà perdu une année académique (2019-2020), en raison des différentes difficultés. Nous venons de perdre deux mois dans l’année académique 2020-2021. Nous risquons de perdre toute l’année si rien n’est fait», s’inquiète un étudiant, membre d’une commission inter-promotion du CTPEA, établie pour réfléchir sur la problématique de la situation et faire passer les revendications des étudiants qui ont été également accueillis à l’Université Quisqueya. Notons que le Centre de Technique de Planification et d’Économie Appliquée (CTPEA) qui fonctionne sous la tutelle du ministère de la Planification et de la Coopération Externe, piloté actuellement par Joseph Jouthe, également Premier ministre du pays, est une institution universitaire, fondée à partir du décret No 81, publié le 21 novembre 1983, dans le journal officiel de la République d’Haïti, Le Moniteur.

Des squelettes humains dans le QG des «400 Mawozo»

Le voile commence à se lever sur les pratiques du gang de la Croix-des-Bouquets, dénommé 400 mawozo. Les forces de l’ordre ont découvert, lors d’une intervention, un cercueil contenant de nombreux squelettes humains. La découverte macabre a été faite dans un péristyle. Ceci pourrait être considéré comme un indice de la présence d’un charnier dans le site. Le repaire du gang se trouve dans une zone inhabitée, sur plusieurs hectares, explique le porte-parole de la Police, l’inspecteur divisionnaire, Gary Desrosiers.

Protestation contre le kidnapping

Des pneus enflammés ont été érigés sur la chaussée, à la hauteur de Bourdon, le mercredi 30 décembre 2020, en signe de protestation contre l’enlèvement de trois personnes, dont Dadikens Lamarre, qui se rendaient à Jérémie, le 28 décembre 2020, a-t-on appris. Ce sont des gens de condition humble, qui n’ont pas les fortes sommes exigées par les ravisseurs, a dénoncé un manifestant. Par ailleurs, le 29 décembre, après un sit-in et un arrêt de travail de techniciens du Laboratoire National, Jean-Raynold Saint-Hilaire et Berthony Silva, kidnappés sur la route nationale numéro 1, au niveau du carrefour Pèy, le 22 décembre, ont finalement été libérés, a annoncé l’Association des Technologistes Médicaux Licenciés d’Haïti, dans une note de presse. Les petites manifestations d’indignation contre l’enlèvement de gens de conditions socio-économiques humbles se sont multipliées, ces derniers temps. Un chauffeur de tap-tap ici, une marchande de saucisses là, les ravisseurs s’adonnent à des rafles indiscriminées et exigent des rançons pharaoniques.

Assassinat de l’inspecteur de police Telfort Ferais

La police, dans le Nord, refuse de révéler son plan d’action, après l’assassinat, le samedi 26 décembre dernier, de l’inspecteur divisionnaire, Telfort Ferais, touché de six projectiles, à Petite-Anse, banlieue est du Cap-Haïtien. L’inspecteur de police venait tout juste de prendre part à une cérémonie nuptiale, lorsqu’il a été assassiné, sur la route de l’aéroport international du Cap-Haïtien, en turbulences constantes, ces derniers jours, alors que des gangs armés sont en guerre. Ses agresseurs ont ensuite emporté son arme de service, avant de disparaître dans la nature. Des habitants de la zone ont tenté, en vain, de secourir la victime, en l’amenant à l’Hôpital de la Convention Baptiste de Carrefour-La-Mort, un centre hospitalier limitrophe. 48 heures après cet assassinat, plusieurs unités de la police ont mené des «opérations» dans les parages du lieu du crime, des zones réputées «rouges», rapportent des riverains.

Le journaliste Vario Sérant, blessé par balle

Le journaliste Vario Sérant a été blessé, lors d’une attaque armée qu’il a subie dans l’après-midi du lundi 28 décembre 2020, à Port-au-Prince, a fait savoir Godson Pierre, journaliste, responsable du Groupe média alternatif. «Le confrère était dans sa voiture, en compagnie d’une autre personne, lorsque les deux ont été pris pour cible par des individus armés. Conduits à l’hôpital, Vario Sérant se trouve dans un état apparemment stable, tandis que l’autre occupant du véhicule, dont l’identité n’est pas précisée, a succombé à ses blessures, dans la soirée, (suivant) l’attaque», selon une communication au journal, ajoutant que « le Groupe Médialternatif (GM), dont Vario Sérant est l’un des membres fondateurs, est sous le choc, après cette attaque armée, ainsi que les parents et proches des victimes ».

Altidor Jean Hervé

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