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Nouvelles en bref

L’artiste Alphonse Jean est décédé

«L’artiste Alphonse Jean Junior, dit «Papa Da», nous a quittés le mardi 8 décembre, de manière préoccupante. Sculpteur faisant partie de la communauté artistique de la Grand-rue –Atis Rezistans-, il avait participé à redonner à son quartier ses quelques lettres de noblesse. Sa dernière exposition collective s’intitulait ‘’Échappatoire’’. Il n’aura jamais eu la chance de saisir la sienne…», a souligné le Centre d’Art.

Haïti ouvre une ambassade à Rabat (Maroc)

Le samedi 12 décembre, à Rabat, capitale du Royaume du Maroc, a eu lieu l’inauguration de l’Ambassade d’Haïti, lors d’une cérémonie présidée par Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et Claude Joseph, le Ministre haïtien des Affaires étrangères. Dans une intervention, le Chancelier Joseph a déclaré: «Notre présence dans ce pays frère est la manifestation de l’intérêt de Jovenel Moïse (à) renforcer nos relations diplomatiques avec le continent africain». Par ailleurs, lors de cet évènement, les deux Chanceliers ont signé deux accords, une feuille de route de coopération (2021-2023) et un mémorandum d’entente, dans le domaine de la formation diplomatique. La feuille de route porte sur la promotion économique et des investissements, la formation, l’enseignement supérieur et la coopération technique dans des secteurs-clés comme: l’agriculture, la pêche, les énergies renouvelables, la formation professionnelle, l’eau et la santé. Le mémorandum d’entente vise, quant à lui, à l’établissement d’un cadre de coopération durable, en matière de formation des jeunes diplomates et en termes d’échange d’expériences et d’informations, dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales. Claude Joseph en a profité pour annoncer l’ouverture, le lundi 14 décembre, à Dakhla, d’un consulat de la République d’Haïti. Par cette initiative, Haïti confirme son engagement à appuyer les efforts du Maroc visant la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Dakhla est une ville située au Sahara occidental, située à près de 1 200 km au Sud d’Agadir (territoire disputé et non autonome, selon l’ONU) sous administration de facto du Maroc, depuis son évacuation par la Mauritanie, en 1979. Il s’agit d’une ville stratégique pour le Maroc qui cherche à asseoir définitivement sa légitimité sur le Sahara occidental. Malgré un cessez-le-feu signé en 1991 avec les tribus du Front Polisario, mouvement politique armé qui réclame l’indépendance de la région, la zone est toujours étroitement surveillée par les militaires.

Saisie de cigarettes en provenance d’Haïti

Des membres du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière (CESFRONT), des agents de la Police Nationale Dominicaine et des douanes ont arrêté cinq hommes et saisi plus de 1,3 millions d’unités de cigarettes, entrées sur le territoire dominicain par contrebande par la côte Nord, par voie maritime, depuis Haïti.

Trafic de drogue à l’Île-à-Vache

Le jeudi 10 décembre, lors d’une opération policière à l’Île-à-Vache (département du Sud), 7 individus ont été arrêtés. Il s’agit de : Jean Jonel Célestin (48 ans), Jean-Claude Célestin, Onel Silien, né en 1965, Josué Saint-Cyr (52 ans), Pierre Junel Mésidor (39 ans), Franckel Joassaint et Lucknor Pierre. 2,3 kg de cocaïne et une importante somme d’argent en devise américaine et en gourde ont été saisis. Les 7 individus sont accusés de trafic illicite de stupéfiants.

80% des femmes handicapées, maltraitées au pays

Quatre femmes sur 5 (80%), en situation de handicap, seraient victimes de violences physiques, psychiques, sexuelles mais aussi économiques en Haïti.

Fermeture du Consulat de Montréal

Le Consulat Général d’Haïti à Montréal a informé la communauté haïtienne, en particulier, et le public, en général, que ses bureaux seront fermés pour la période des fêtes, du 23 décembre 2020 au 6 janvier 2021. Les services consulaires reprendront le jeudi 7 janvier 2021, à 9h30, sur rendez-vous. Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter un très joyeux temps des fêtes.

Le gouvernement interdit aux Gonaïves par l’opposition

L’un des leaders de l’opposition radicale, Me André Michel, a affirmé que Jovenel Moïse ne pourra pas venir prononcer son discours aux Gonaïves, le 1er janvier 2021, déclarant que la ville lui sera fermée. «Cette résolution a été adoptée dans la Cité de l’Indépendance, au cours d’une réunion de la Table de Concertation de l’Opposition», a fait savoir l’homme de loi.

Un nouvel Ambassadeur d’Haïti au Qatar

L’Ambassadeur haïtien au Qatar, François Guillaume, le 9 décembre, a présenté ses lettres de créance à Son Altesse, Sheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Émir du Qatar, l’accréditant comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Haïti, auprès de l’État du Qatar. Ce fut également l’occasion pour l’Ambassadeur Guillaume, de présenter à l’Émir, les vœux d’amitié du Chef d’État haïtien, Jovenel Moïse, ainsi que sa volonté de renforcer les liens de coopération bilatérale entre les deux pays.

Fermeture de l’Ambassade d’Haïti à Cuba durant les fêtes

L’Ambassade d’Haïti à Cuba a tenu à informer, qu’en raison des fêtes de fin d’année, le Consulat sera fermé le lundi 28 décembre 2020, pour reprendre ses services le lundi 4 janvier 2021, aux horaires habituels. L’ensemble du personnel de l’Ambassade et du Consulat vous souhaite des fêtes de Noël dans la paix et l’harmonie et une nouvelle année prospère.

Le MCI veut contrôler les marges bénéficiaires

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Jonas Coffy, a rappelé que, selon le décret fixant les règles relatives à l’organisation d’affichage des prix, au paiement en gourdes et à la part des marges bénéficiaires, publié dans le numéro spécial de Le Moniteur, # 41 daté du 30 novembre 2020, aucune entreprise ne doit réaliser sur les produits à forte fréquence de consommation, une marge bénéficiaire supérieure à 15 % du prix de revient. La liste des produits concernés est établie par arrêté ministériel.

La réaction de Bocchit Edmond sur l’extension du TPS

Bocchit Edmond, l’Ambassadeur agréé d’Haïti aux États-Unis d’Amérique, a affirmé: «L’extension du statut de protection temporaire pour les Haïtiens aux États-Unis, jusqu’en octobre 2021, est extrêmement bienvenue pour les communautés qui se sont implantées aux États-Unis. C’est une étape importante dans la relation américano-haïtienne, alors que nous renforçons les liens entre nos pays». Par ailleurs, l’Ambassade d’Haïti à Washington DC a félicité Nathalie Duvalsaint pour avoir été couronnée Miss Supranational California 2021. «Nous sommes fiers quand les Haïtiens-Américains brillent. Bonne chance pour ton voyage» a conclu l’Ambassadeur Bocchit Edmond qui dit souhaiter s’associer avec elle pour faire avancer les causes de notre diaspora.

Projet Soutenir la PoliFront

Dans le cadre du projet «Soutenir la PoliFront Haïti», l’OIM et UNICEF Haïti ont organisé des séances de formations sur «l’utilisation des outils informatiques et suivis de la formation de formateurs” à des agents de la PoliFront Haïti et de la BLTS, avec le soutien du “Développement international du Canada – Affaires mondiales Canada» et l’Ambassade des États-Unis en Haïti.

Le système carcéral haïtien, déficient

Dans le cadre d’une étude réalisée fin octobre 2020 par le Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH), portant sur les activités visant à aider les détenus à se réinsérer dans la société, après avoir purgé leur peine de prison, le RNDDH a constaté que seulement 5 des 20 espaces pénitentiaires visités (19 prisons et un commissariat) disposaient d’un programme de formation pour des détenus. Il s’agit du Centre de Réinsertion des Mineurs en Conflit avec la Loi (CERMICOL) et des prisons civiles de la Croix-des-Bouquets, de Cabaret, de Carrefour et de Fort-Liberté II. Dans les 16 autres espaces pénitentiaires concernés par cette étude, il n’y a aucune formation disponible pour les détenus, depuis plusieurs années.

Moïse Jean-Charles lance la couleur pour le 7 février 2021

Le leader de Pitit Dessalines a dit appuyer tout mouvement contre le pouvoir et le secteur bancaire. Jean-Charles Moïse donne rendez-vous pour le 7 février 2021. En conférence de presse, le mercredi 9 décembre 2020, après son passage au Venezuela, Jean-Charles Moïse, leader de Pitit Dessalines, fait feu de tout bois. Il s’attaque à la classe politique, à l’impérialisme américain, au secteur bancaire et au pouvoir en place. Cependant, il a profité pour lancer un appel au front commun avec les secteurs, afin d’organiser un mouvement populaire généralisé dans le pays, en vue de rompre avec ce système qui, dit-il, «perpétue nos malheurs». Le leader de Pitit Dessalines confirme que sa structure soutiendra tous mouvements visant à renverser le pouvoir en place, à remonter les bretelles des banques et des importateurs de produits en Haïti, responsables de la dévalorisation de la gourde. «Le pire que le renversement de la dictature de Duvalier est à craindre», annonce-t-il, tel un prophète.

Les chantiers majeurs pour Jovenel Moïse

À un moment où l’opposition ne cesse de claironner que le mandat du président Jovenel Moïse arrive à terme le 7 février 2021, ce dernier ne jure que par le contraire. D’ailleurs, comme pour signifier à ses adversaires qu’il n’a aucune intention de plier bagages en 2021, il ne rate aucune occasion de rappeler, à qui veut l’entendre, que son mandat prendra fin en février 2022. Ce mardi encore, sur son compte Twitter, le locataire du palais présidentiel affirme qu’il a deux grands chantiers à réaliser durant l’année à venir : la réforme constitutionnelle et des élections. «Nous avons deux grands chantiers que nous devons réaliser d’ici au 7 février 2022 qui marquera la fin de mon mandat à la présidence. Il s’agit du processus de réforme constitutionnelle en cours et de l’organisation des élections à tous les niveaux en 2021», a tweeté, le chef de l’État.

Le RNDDH s’inquiète de la dégradation de la situation actuelle

Le jeudi 10 décembre 2020, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), à l’occasion de la Journée internationale des droits humains, a dénoncé la situation délétère dans le pays, caractérisée depuis quelque temps par la violation systématique des droits fondamentaux et des libertés individuelles des citoyens. Pour l’organisation des droits humains, les assassinats spectaculaires, les tueries dans les quartiers populaires, les cas d’enlèvements contre rançon ainsi que les nombreux accrocs à la démocratie et à la bonne gouvernance, constituent la toile de fond de la situation générale de droits humains. Avant de brosser un tableau sombre des faits macabres de l’année 2020, l’organisation de défense des droits humains rappelle que «pour la seule année 2020, au moins 185 personnes, dont 25 femmes et cinq mineurs, ont perdu la vie, lors des massacres et attaques armées, enregistrés dans les quartiers défavorisés du département de l’Ouest. Au moins, 32 agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont été assassinés par balle; au moins 525 personnes ont perdu la vie à la faveur de l’insécurité générale qui sévit à Port-au-Prince et au moins 106 détenus sont décédés en prison».

L’hypocrisie gouvernementale dénoncée par FJKL

Dans un rapport publié le jeudi 10 décembre 2020, à l’occasion du 72e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), la Fondasyon Je Klere (FJKL) a tiré à boulets rouges contre le gouvernement, afin de dénoncer les stratagèmes du gouvernement qui semble être loin de respecter ses engagements. La FJKL retrace les mauvaises nouvelles qui défilent sur les petits écrans, depuis des années. Bel-Air, Pont-Rouge, Savien, Shada 2 : les drames dans lesquelles la responsabilité de l’État est indexée sont légion.«Le pouvoir en place tient un double discours : l’un officiel, prônant la justice, la lutte contre la corruption et d’autres valeurs positives, et l’autre, souterrain, qui mobilise les forces obscures pour la répression politique et qui favorise l’accord tacite avec les gangs armés, les escadrons de la mort, pour semer le deuil et le désarroi dans la famille haïtienne», a écrit d’emblée la Fondasyon Je klere.La FJKL fait remarquer que la situation de terreur qui sévit dans les quartiers populaires prive de nombreux citoyens de leurs propriétés, de leurs biens, de leur droit à un niveau de vie suffisant et à l’intégrité physique de leur personne.

La Bâtonnière exhorte le Président Moïse à arrêter les décrets-lois

La Bâtonnière de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Marie Suzy Legros, au cours des funérailles nationales en hommage à Me Gérard Gourgue, n’y est pas allée par quatre chemins pour demander au président de la République d’arrêter la fabrication de décrets-lois, de lui rappeler que le décret sur l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) est «tyrannique et liberticide». Au cours de cette cérémonie qui coïncide avec la célébration de la Journée internationale des droits humains, la Bâtonnière de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Marie Suzy Legros, a profité de la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier Ministre Joseph Jouthe, le ministre de la Justice, Me Rockfeller Vincent, pour porter le dossier de l’assassinat du Bâtonnier Monferrier Dorval sur le devant de la scène. «Le Bâtonnier Gourgue ne s’en ira pas en paix, si je me garde d’emboucher sa trompette de militant des droits de l’homme pour renouveler au Président de la République, Monsieur Jovenel Moïse, la formation de la commission d’enquête indépendante devant supporter l’instruction conduite par le juge Renord Régis qui, jusqu’à présent, ne dispose pas de la logistique sollicitée, depuis deux mois, pour mener à bien le (dossier).

Des milliers de citoyens dans les rues de Port-au-Prince contre les actes de criminalité

À l’appel de plusieurs organisations sociales, principalement de droits humains, des milliers de citoyennes et de citoyens ont marché, le jeudi 10 décembre 2020, dans les rues de Port-au-Prince, en vue de dénoncer les actes de criminalité en Haïti, à l’occasion de la Journée internationale des droits humains. Le message final a été délivré au niveau de Carrefour Tifou, par les protestataires qui ont été, par la suite, dispersés par la Police nationale d’Haïti (PNH), à coups de gaz lacrymogènes. La marche a débuté sur la Place de la Constitution, au Champ-de-Mars (principale place publique dans la capitale, Port-au-Prince) pour parcourir notamment les rues Capois, l’avenue John Brown (plus connue sous le nom de Lalue), la rue Lamartinière. Tout en réclamant justice pour les nombreuses victimes de l’insécurité, les organisateurs de la marche ont dénoncé les crimes et le kidnapping dont s’est fait complice l’administration politique du président Jovenel Moïse qui serait de connivence avec les criminels.

Kay Fanm dénonce les assassinats commandités du pouvoir et les féminicides en Haïti

L’organisation de défense des droits des femmes, Kay Fanm, condamne ce qu’elle appelle les assassinats commandités du pouvoir en place, ainsi que les féminicides en Haïti, à l’occasion de la Journée internationale des droits humains, le jeudi 10 décembre 2020. Kay Fanm réitère son refus de la répression, de l’insécurité, de l’impunité et des décrets liberticides, tout en réaffirmant son engagement en tant que défenseures des droits humains, des droits spécifiques des femmes. Elle dénonce les attaques des gangs armés, contre des communautés marginalisées ainsi que les actes de kidnappings, accompagnés de tortures et de viols.

Des milliers de personnes aux Gonaïves

À l’initiative des partis politiques membres de la Table de Concertation (AAA, SDP, Fusion, OPL, MOCRENAH, etc.) des milliers de manifestants ont gagné les rues de la Cité de l’Indépendance, ce 10 décembre 2020, pour dire non au climat d’insécurité qui fait rage dans le pays et exiger le départ du président Jovenel Moïse, avant le 7 février 2021. Partie de Raboteau, cette manifestation est passée par Jubilé, la Place d’Armes des Gonaïves, l’Avenue des Dattes, Biennac, en lançant des slogans hostiles au président Jovenel Moïse dont les manifestants réclament le départ avant la date du 7 février considérée par l’opposition comme la fin de son mandat. Dirigée par le leader de AAA et plusieurs autres leaders du Secteur Démocratique dont Michel André, Sorel Jacinthe, Biron Odigé, la manifestation, qui s’est déroulée de manière pacifique, allait se terminer sur la Place d’Armes des Gonaïves où le message final a été délivré. Winter Étienne, ex-membre de l’Armée Cannibale de Raboteau, ayant pris les armes aux côtés de Amiot Météyer et de Tiwil, pour renverser Jean Bertrand Aristide du pouvoir en 2004, a marché aux côtés des leaders de l’opposition et annoncé les couleurs pour le 7 février, au cas où Jovenel Moïse refuserait de quitter le pouvoir, à la fin de son mandat.

Jean Hervé Altidor

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