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Grève générale illimitée et mobilisation contre le pouvoir

Les «jovenéliens» n’ont pas intérêt à pousser trop loin leur politique de pression. Les annonces de la remobilisation contre la corruption, le vol, le détournement de fonds se multiplient, et les «jovenéliens» n’ont pas l’air, toutefois, de vouloir en tirer leçon. Le pouvoir continu de pousser sa politique de pression contre les dirigeants politiques, des syndicalistes, des membres de la société civile et des organisations populaires.
En effet, des syndicats d’enseignantes et d’enseignants du secteur public ont fait part d’une grève générale illimitée et d’une mobilisation «bras croisés», à partir du lundi 24 août 2020, en vue d’obtenir la pleine satisfaction de leurs revendications, notamment la création de meilleures conditions de travail pour les enseignantes et les enseignants, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne, AlterPresse. Parmi ces syndicats, figurent l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (UNNOH), l’Union nationale des normaliennes/normaliens et éducatrices/éducateurs d’Haïti (UNNOEH) et la Confédération nationale des éducatrices et éducateurs d’Haïti (CNEH). Les syndicats ont exigé également le retrait immédiat de toutes les mesures jugées «antidémocratiques et rétrogrades», prises par le titulaire du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor Cadet, contre plusieurs dirigeants syndicaux, lors d’une conférence de presse conjointe, le vendredi 21 août 2020. De plus, suite aux mesures de persécution contre la syndicaliste Rose Marie Thérèse Magalie Georges, la Confédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation au Brésil réclame une enquête sur les persécutions contre la secrétaire générale de la Confédération nationale des enseignantes et enseignants d’Haïti (CNEH). «Des mesures urgentes doivent être prises pour défendre la vie de la syndicaliste Rose Thérèse Magalie Georges», a exhorté la CNTE.
Par ailleurs, plusieurs organisations de l’opposition annoncent 3 jours de mobilisation à compter du 26 août prochain. En marge d’un appel exhortant toutes les actrices et tous les acteurs dans la société à se prononcer, au plus vite et sans ambiguïté, sur l’impasse politique actuelle, le Collectif du 4 décembre 2013 plaide en faveur de l’élaboration d’une feuille de route détaillée, en vue de parvenir à une transition fondatrice d’une nouvelle Haïti. Le Collectif du 4 décembre 2013 a dit constater un imbroglio politique qui sévit dans le pays, depuis plus de deux ans, une crise de gouvernance, un effondrement social et une précarité économique générale. «La population reste, jusque-là, prisonnière de l’incapacité de ses élites… Parallèlement, l’exécutif actuel persiste dans ses dérives et le pays s’engouffre de plus en plus vers une implosion sociale». «L’heure est à la concertation, au positionnement patriotique et à la construction de l’État-nation, pour le plus grand bien de toutes et de tous, de chacune et de chacun», estime le Collectif du 4 décembre 2013.
Emmanuel Saintus

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